Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Site de recherche d'emploi

Le site http://jooble-fr.com/

vous propose des annonces d'offres d'emploi nationales et internationales.


Les offres qui vous seront envoyées par mail proviennent de différentes sources, et ne préjugent en rien des conditions de travail et des salaires. Il vous appartient de vous en assurer le cas échéant.

 

Le site est d'utilisation simple et l'inscription est gratuite.

 

http://jooble-fr.com/

 

Merci de signaler à Vendémiaire tout dysfonctionnement que vous pourriez constater.

Rechercher

Quelques conférences

Chansons

  Avant d'écouter les enregistrements ci-dessous, attendez la fin de la musique de fond du blog...

 

L'Affiche rouge / Catherine Sauvage

 

Bandiera rossa
BELLA CIAO
La Butte Rouge

 

 

La Carmagnole

 

 

Sur la commune / Serge Utgé Royo  

 

 

La Commune / Jean Ferrat

 

 

La Oommune est en lutte / Serge Utgé Royo 

 

 

Déserteur / Boris Vian
 

 

Cloire au 17e / Montéhus

 

 

L'Internationale / Choeur du Bolchoï

 

Sur la route / Gaston Couté

 

 

Ah ! les salauds ! / Aristide Bruant

 

 

Le temps des cerises / Jean Lumière 

6 août 2017 7 06 /08 /août /2017 13:34

 

…et pendant ce temps-là, la France fait la guerre.

L’économique d’abord. La plus meurtrière. La militaire, ensuite, quand la première rencontre ses contradictions dans la concurrence, notamment, les plus fondamentales, celles de la sur-accumulation du capital. L’idéologique, aussi. Pour donner bonne conscience aux inclus du marché du travail afin qu’ils mâchent en silence leur part du butin.

J’écoute les inclus. Je vis parmi eux et j’en suis un. A table, ils se parlent si souvent des bonnes nourritures ! Mais de la guerre : jamais ! Jamais !

Alors, je parle de la guerre.

Mais pas chez moi. Chez moi, je suis trop lâche ; je n’en ai même plus le courage : on se moque de mes recherches sur Marx, et, chaque fois, j’encaisse avec la façade d’un sourire, ce coup de poignard dans le fond caché de mon cœur. Où sont-ils, ces enfants ? Ces petits-enfants ? Ces arrières petits-enfants de la Résistance française… et soviétique…, et algérienne, malgache, vietnamienne, colombienne, face à l’Occupant nazi ou français colonial ?

Mais, hors de chez moi, j’ai encore ce courage de répondre que ça ne va pas. Que je vais mal parce que la France fait la guerre.

Je tente de semer les quelques pépites de compréhension que j’ai trouvées et je constate que certaines d’entre elles, certains déjà les avaient faites leurs. Ce qu’est La Lepen, par exemple, montrée comme une chienne au troupeau pour qu’il monte de lui-même dans le camion qui le mènera à la tonte, et qui sait, peut-être, si nécessaire, à l’abattoir…. Ce qu’est l’avenir pour tant de nos enfants : petits boulots, trafics dans la Cité. Ou à l’école. Apologie intériorisée du paraître. Paraître quoi ?

Riche.

On marche dans un pays mondial dévasté par la peste. On y fait du tourisme. On va regarder de loin quelques baleines ou de près quelques pas encore résiduels requins. On a un stock de mille photos. On participe à des championnats de France ou du monde pour les vieux. Et de plus en plus aussi pour les vieilles : la présence des vieilles est un gros progrès. Les mœurs, à la longue se libéralisent, quand les lycéennes de Boko Haram sont enlevées par les monstres armés de l’industrie française.

On ne vit pas si mal que ça en France, après tout. Avant tout. Et le pain que je mange, ne l’ai-je pas gagné ? Le pain et tous ces mets que l’on voit sur ma table. Le pain et le pétrole qui nourrit ma voiture.

Et la guerre, française jusqu’à la moelle des os, française même sous l’égide de l’Otan ?, continue : l’économique d’abord, la plus meurtrière. La militaire, ensuite, et l’idéologique…

Retour à la case départ.

 

Pierre Roubaud

Repost 0
14 octobre 2016 5 14 /10 /octobre /2016 13:35

 « Le djihad au  féminin »  

 

            La  découverte d'une voiture piégée, abandonnée en plein cœur de Paris, a conduit à la découverte du 1er commando de femmes djihadistes qui voulait frapper la France.

            On le voit clairement : des femmes participent à des actes violents de manière plus fréquente ; en témoigne l'augmentation des femmes kamikazes dans le monde entier (Israël, Sri Lanka, Tchétchénie, Turquie, Inde, Pakistan, Irak).

            Entre Janvier 2008 et Mai 2008, pas moins de 17 femmes furent impliquées dans des attaques suicides, essentiellement sur des marchés, tuant plus de 130 personnes, et en blessant 300 autres. Soit : une accélération sensible au regard des « seulement »   huit attaques perpétrées par des femmes kamikazes en 2007 et des quatre attaques perpétrées en 2006 et 2007. Pour autant, selon les recherches, ces femmes ne sont pas représentées dans le panthéon des martyrs iraniens ou d'Al-Qaïda :

            « Le refus des hommes de permettre aux femmes de mettre leur vie en danger participe de cette tentative de résistance à l'évolution en cours.

Elle a pour objet non de les préserver, mais de les priver de droit à l'individualité à travers un baptême du feu ». 

            Actions suicidaires d'un côté et de l’autre, refus de toucher au territoire bien circonscrit de l'identité masculine, cette situation paradoxale permet d’apporter un début de réponse à l'une des questions posées : si certaines représentations minoritaires peuvent aujourd'hui montrer sereinement un aspect soigneusement sélectionné  de la personnalité des femmes, cette tendance à la violence c'est bien parce que la période est troublée, politiquement, idéologiquement spirituellement et que cela rend la transgression plus acceptable.

            Dans le cas qui nous occupe : sensibilité et violence ne sont plus assignées à l'un ou à l'autre sexe. C'est donc à la radicalisation de la violence du bas qu'il faut réfléchir ; on assiste moins, avec Daech, à une radicalisation de l'Islam qu'à une islamisation de la radicalité.

            Les terroristes savent qu'ils ont un ennemi absolu : la démocratie, et qu'à faire peur aux démocrates, ils les fragilisent et les durcissent ! Si le terrorisme est un ennemi toujours renaissant, aux dires de Manuel Vals, comment ne pas être Hercule ou Sisyphe ? L'invention du politique : cela ne veut pas dire inventer des thèses, cela veut dire inventer des modes d'action.

            Si on n'invente pas ça, on va au devant de violences au regard desquelles celles qu'à connu le XXe siècle paraîtront comme une préface sanglante.

 

Mathieu Roussel

 

Repost 0
30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 10:58
Je me réjouissais de voir le dossier de l’Huma-Dimanche de cette semaine consacré au 40ème anniversaire de la Révolution des Œillets au Portugal qui me semblait un hommage bien mérité à cette révolution unique dont la portée se situe bien au-delà du seul Portugal continental notamment par les conséquences de la décolonisation. En tant qu’historien, communiste et lecteur assidu de l’Huma voilà qui me paraissait salutaire.
Hélas, j’ai du très vite déchanter, dès la lecture de l’exergue où est écrit : « le Mouvement des Forces Armées vient de mettre fin à 41 années d’un régime autoritaire, conservateur, et nationaliste ! »
Outre l’erreur historique, puisque la Révolution des Œillets met fin à 48 années de dictature fasciste, je suis atterré de voir comment cet article participe de l’entreprise de révisionnisme historique en cours visant à banaliser la sinistre réalité des dictatures fascistes en Europe en les édulcorant avec des appellations « politiquement correctes » telles que « régime autoritaire, conservateur, et nationaliste » lorsqu’il s’agit d’une dictature fasciste qui démarre le 28 mai 1926 avec un putsch militaire mettant fin à la République. C’est avec ce genre d’appellations non contrôlées que les médias en viennent à baptiser de « nationalistes » les néo-nazis qui sévissent aujourd’hui en Ukraine ! Que la presse bourgeoise utilise ces détournements de langage est une chose, que l’Huma les relaie me navre.
D’ailleurs la Constitution de « l’Estado Novo » votée en 1933 est directement inspirée de l’Italie Mussolinienne dont Salazar se revendique ouvertement.
Un régime qui interdit, les syndicats, les partis politiques, le droit de grève, la libre expression, instaure la censure, emprisonne, torture et assassine les opposants politiques, cherche à encadrer la population avec des organisations paramilitaires comme la Légion Portugaise ou la Jeunesse Portugaise (Mocidade Portuguesa) en développant le mythe du chef suprême voué à accomplir la « destinée manifeste » du pays n’est donc pas une dictature fasciste ? Première nouvelle !! Je ne saurais trop recommander à l’auteur de l’article le visionnage du récent film « 48 » de Susana Sousa Dias, réalisé à partir d’archives de la police politique, primé au Festival des Cinémas du Réel à Beaubourg pour prendre conscience de la sinistre réalité de cette dictature.
Ensuite les approximations historiques se succèdent (Salazar est mort en 1970 et non en 1968) et c’est le programme du MFA qui s’engage à la tenue d’élections constituantes un an après le 25 avril, la Junte de Salut National n’étant qu’un compromis de transition trouvé pour éviter un affrontement avec les forces restées fidèles à la dictature et respecter le serment des officiers de ne pas verser le sang. La légalisation des partis politiques n’interviendra qu’en novembre 74 après le remplacement de Spínola à la tête de la JSN par le Maréchal Costa Gomes du fait de l’échec de la tentative de putsch fasciste du 28 septembre 1974.
Ecrire que la « fin de la guerre coloniale fut rondement menée » relève de la bibliothèque rose mais pas de la réalité en particulier pour l’Angola, où, malgré la conférence d’Alvor de janvier 75 pour mettre en place l’indépendance, la pression des puissances occidentales débouchera sur une guerre qui démarrera à l’été 1975 pour durer jusqu’aux années 90, où la solidarité internationaliste des forces cubaines permettra à l’Angola indépendante de sortir victorieuse du bras de fer engagé avec l’Afrique du Sud de l’apartheid, signant là le début de la fin de l’apartheid. D’où l’hommage officiel rendu à ce titre au peuple cubain par Nelson Mandela.
Le 25 avril 1975 ont lieu des élections pour l’Assemblée Constituante et non pas des législatives et si la Constitution, votée finalement en 1976, s’avère une des plus progressistes d’Europe à l’époque, c’est parce qu’elle ne fait que traduire ce que les luttes des travailleurs ont déjà mis en place sur le terrain et dans les lois pendant ce que l’on a appelé le PREC (Processus Révolutionnaire En Cours) d’avril 74 à novembre 75, en particulier la Réforme Agraire, le droit au logement, les droits de regard des travailleurs dans le gestion des entreprises, le Service National de Santés, etc. La Constitution n’a pas précédé les grandes conquêtes d’avril, elle n’a fait que les entériner. C’est d’ailleurs après l’échec de l’autre tentative de putsch fasciste du 11 mars 1975 que le PREC connaîtra une brusque accélération.
Je veux bien comprendre les impératifs de synthèse dans la rédaction d’un article, mais la concision est une chose, la confusion en est une autre.
Et que dire à la lecture d’une ineptie telle que «  des communistes (portugais) marqués par leur culture de la clandestinité et leur attachement à l’URSS de Staline » ! Si l’un des grands défis du PCP a en effet été le passage d’un appareil clandestin depuis près d’un demi-siècle à celui d’un parti de masses, aucun culte n’était voué par le PCP au « Petit père des Peuples » et, à titre d’information, ceux qui pavoisaient les murs de Lisbonne de portraits de Staline à l’époque étaient des groupuscules maoïstes pour qui le PCP était l’ennemi principal, en particulier le MRPP, dont l’un des dirigeants d’alors n’était autre que Durão Barroso, actuel Président de la Commission Européenne !
Tout ça pour évoquer la rupture entre le PCP et le PS sur la question de « l’unicité syndicale », quand bien des communistes et des syndicalistes français n’ont pas oublié comment, par qui et avec quels soutiens a été fabriquée la division syndicale en France après la Libération.
Franchement, le 40ème anniversaire de cette grande Révolution méritait mieux qu’un article ou les approximations historiques le disputent à la confusion idéologique.
Heureusement que l’édition de l’Humanité quotidienne du 25 avril a su donner une image bien plus exacte et fidèle de cette révolution et de son actualité, de l’édito de Maurice Ulrich aux excellents articles de Cathy Ceibe. Qu’ils en soient remerciés mais, de grâce, soyez plus rigoureux quant au contenu de dossiers historiques traitant de tels évènements ou alors confiez-les à vos journalistes de terrain.
 
Salutations fraternelles
 
Pedro Da Nóbrega
Historien
Communiste
Repost 0
30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 09:50

 La liste est loin d'être exhaustive. Je ne parle que de ce que j'ai vu.

 

En Pologne, à  Auschwitz, les  Allemands ont exterminé des millions de juifs, tziganes, résistants de toute l'Europe. Travail forcé, coups incessants, torture, famine, maladies, chambres à gaz, fausses expériences médicales  furent les instruments  de l'idéologie nazie.

  Les camps sont devenus un musée. Les ruines des fours crématoires et les lieux d'assassinats, les vitrines contenant les objets volés aux déportés par les SS, les photos et documents écrits témoignent de l'horreur. Le souvenir de la sauvagerie raciste est entretenu. Les générations  à venir ne peuvent pas oublier.

 

 Au Cambodge à Phnom Penh, les Khmers Rouges procédaient à l'incarcération, à la torture, à la pendaison de dizaines de milliers de femmes et d'hommes qu'ils prenaient soin de photographier, au Centre S 21, un ancien établissement scolaire. A Battambang, les Cambodgiens montrent aux visiteurs une cavité creusée dans une colline. . Par une espèce de cheminée, les bourreaux précipitaient leurs victimes. Les squelettes s'y entassent en nombre. Dont des enfants. La mémoire de cette abominable période ne s'effacera pas.

 

A  Saint Laurent du Maroni, en Guyane française,  des bagnards étaient enfermés dans un camp épouvantable; les pieds enserrés par des fers jour et nuit, sous les coups des gardiens, sous la menace permanente de la guillotine.  Dans la forêt, on mourait de palu, de dysenterie, de mauvais traitements. Au large de Kourou, l'Île Saint Joseph abritait pour des années les "fortes têtes' dans des cellules sans toit dont ils ne sortaient jamais. L'Île du Diable était  réservée aux  prisonniers d'État (Alfred Dreyfus, reclus dans une cabane).

 Le bagne de Guyane a été supprimé en 1946. Sur la plus grande place de Saint Laurent, une statue du bagnard  inconnu rend hommage aux victimes de la brutalité de cette institution. Sur   l'Île du Diable sont implantés maintenant des radars chargés de suivre les trajectoires d'Ariane et de Soyouz lancés depuis le centre spatial de Kourou  tout proche.

 

 Aux Etats Unis, en Louisiane, les planteurs de coton s'enrichissaient au XIX° siècle sur le dos des esclaves noirs. Vendus comme du bétail mais traités comme on ne traitait pas le bétail. Ces derniers vivaient dans des baraquements, soumis à un travail épuisant, aux séances de coups de fouet, aux viols et au mépris des puissants On ne les tuait pas : ils faisaient partie du patrimoine des planteurs. Sur les bords du  Mississipi, tout un peuple était réduit à l'état de sous-humanité.

 Maintenant, entre La Nouvelle Orléans et Bâton Rouge, on visite ces plantations. On admire des paysages harmonieux, de somptueuses demeures, de belles dames en crinoline qui accueillent le touriste. Mais   où sont les références à  l'esclavage qui a fait cette richesse ?

 

 Rien, pas de traces des lieux de vie des Noirs, pas d'évocation de la violence de leur exploitation. Pas d'éléments du souvenir. Pas la moindre critique de la brutalité honteuse des "bons maîtres", du coton.

  Mais, pour l'honneur de l'Amérique, des voies s'élèvent parfois.

Allez voir d'urgence le film de Steve McQueen, 12 Years a Slave, dénonciation forte et courageuse de l'exploitation et du racisme.

 

Jacques Franck  28 janvier 2014

Repost 0
18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 16:52

  Monsieur  Serge est  assez riche. Il détient sa modeste  fortune, à peine quelques milliards d'euros, d'une entreprise familiale créée par son défunt père, Monsieur Marcel (un homme honnête, lui). Elle a vendu aux contribuables français et à d'autres des avions de combat, de l'Ouragan au Mystère, du Mirage au Rafale. Tous d'excellente qualité, bien que de finalité humanitaire discutable

  Monsieur Serge aime la communication. Il est patron d'un journal populaire et progressiste, le Figaro  Outre le pouvoir de propager les bonnes pensées et de combattre les autres, il bénéficie, à ce titre, de justes rémunérations.

  Monsieur Serge est aussi un homme politique  Il  rompt des lances, dans son département au Sénat, contre les ennemis de la Vertu en général et les suppôts de la gauche en particulier.

  Or sur la voie de la Grandeur les obstacles sont traîtres. Monsieur Serge trébuche quelquefois.  Il lui arrive, pour le bien du peuple et pour le sien, de recourir à des procédés que la Morale réprouve; corruption, intimidation, parfois pire. A point tel que la Justice cherche des poux dans la tête de Monsieur Serge.  Et, paraît-il, des gros.

   Monsieur Serge a de la chance. Une courte majorité de sénateurs a refusé de le démunir de son bouclier protecteur, son immunité parlementaire.

  Cerise sur un drôle de gâteau. Le chasseur Rafale,  vieux de plus de vingt ans, va profiter d'une obole d'un milliard d'euros pour une cure de rajeunissement dont il est probable qu'elle ne servira pas à grand-chose. En tout cas pas au bonheur du peuple qui va payer.

 Monsieur Serge coule des jours heureux.

 

Jacques Franck  13 janvier 2014

Repost 0
19 octobre 2013 6 19 /10 /octobre /2013 12:28

Sur la façade de nombreuses écoles  parisiennes, une plaque rappelle que des dizaines d'enfants juifs, fréquentant cet établissement, avaient été arrêtés et déportés au temps du gouvernement de Pétain et de l'occupation nazie. Beaucoup de ces enfants étaient de familles étrangères. Les policiers n'opéraient pas dans les locaux de l'école, ni au cours d'activités  périscolaires. Il faut croire que la doctrine a changé.

Bien sûr, il n'est pas question d'assimiler le comportement de notre Cinquième République aux abominations de 1943. Mais pourquoi, en passant ce matin devant une école de mon quartier, ai-je pensé à Leonarda ?

 

Jacques Franck  17octobre 2013

Repost 0
16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 20:58

 Au Musée de l'Histoire, à Hanoï, j'ai vu une guillotine. Une vraie, en bois et acier, pas une maquette ou une reproduction. Au temps de la colonisation française elle avait rempli son rôle, je ne dirai pas honnêtement, mais  assidûment. Pour le compte des autorités politiques, militaires et économiques de la grande puissance tutélaire.

Elle – ou sa jumelle de Saigon – coupa, entre autres, la tête d'une jeune femme en 1941. Cette  militante anticolonialiste était la belle-sœur de Vo Nguyen Giap, ancien professeur d'histoire et résistant communiste, dont la femme mourait en prison, sous les bons traitements de l'administration pétainiste de l'Amiral Decoux.

Giap, devenu chef de l'armée vietnamienne pendant la guerre d'Indochine (1946-1954), gagna cette guerre contre la France avec la bataille de Dien Bien Phu.

Vingt et un ans plus tard il gagna une autre guerre, contre les USA.

L'évocation de cette guillotine n'ajouta certes rien au talent du Général Vo Nguyen Giap. Mais elle renforça probablement sa détermination et sa volonté d'un Viet Nam indépendant.

 

Jacques Franck 7 octobre 2013

Repost 0
5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 15:10

De nombreux  jeunes sont contraints de chercher un emploi salarié afin d'étudier ou même, simplement, survivre. De bons apôtres, tenanciers des grandes enseignes commerciales, les engagent pour  travailler le dimanche (et bientôt la nuit). Ils feront de cet acte de "générosité" une obligation statutaire  pour l'ensemble de leur personnel, volontaires ou non : "Bossez un dimanche sur quatre, ou trois  ou deux, ou allez voir ailleurs !" Au nom de la liberté du travail, ces bons apôtres étrangleront le droit légal au repos hebdomadaire.

Aux jeunes des familles aisées le temps de se consacrer aux études. Aux autres le soin de se débrouiller entre la fac et le magasin. Comment peut-on préparer  une agrégation en vendant  des balayettes chez Castorama ?

En institutionnalisant le travail des étudiants, on évite de s'attaquer aux vrais problèmes ; les droits universitaires, les logements hors de prix, la baisse constante du pouvoir d'achat.

 

Jacques Franck   2octobre 2013

Repost 0
6 juillet 2013 6 06 /07 /juillet /2013 17:57

 Monsieur José Manuel Barroso se veut l'empereur de l'Europe. Bien que ne se prévalant d'aucun suffrage populaire, il tente d'imposer son avis sur l'élaboration des décisions et de contrôler les lois de chacun des 28 nations composant  ce territoire. Il s'arroge un droit de critique et de veto sur la politique des gouvernements de ses "subordonnés".

 Monsieur Barroso a mis en demeure le Président français d'accélérer l'étranglement des retraites. Il a tenté de s'opposer à la notion d'exception  culturelle française et  au retrait  du cinéma des produits marchands soumis aux accords commerciaux entre l'Europe et les USA. Il aurait bien mérité des producteurs d'Hollywood si les pays intéressés (dont la France) s'étaient soumis à ses ordres.

Monsieur Barroso est un adepte  zélé de l'austérité  A  ce titre, en tant que membre actif de la fameuse troïka (Commission européenne, FMI, Banque centrale européenne),  il a  réussi à enfoncer le peuple grec dans la misère.

Monsieur Barroso a  su donner de l'Europe une image si négative que le Front National s'en frotte les mains et essaie de rassembler les citoyens indignés, Ce qui n'empêche pas le Front National de continuer à rouler pour le capitalisme , base idéologique de Monsieur Barroso.

Monsieur Barroso pavoise. Il vient d'ajouter un nouveau fleuron à sa couronne : la Croatie. Pris d'entrée : la privatisation des chantiers navals, et la mise au chômage immédiate de mille salariés. Que les Croates se rassurent. Ce n'est qu'un début.

L'Europe ne peut pas se concevoir sans la démocratie et l'indépendance de ses peuples. Il est urgent que l'ère des Barroso prenne fin.

 

Jacques Franck Premier juillet  2013

Repost 0
19 juin 2013 3 19 /06 /juin /2013 10:22

Nous avions élu des députés et des sénateurs. Je pensais qu'ils étaient seuls habilités à élaborer les lois de la République. Que chaque citoyen pouvait utiliser son droit de critique mais que nul n'avait pouvoir d'exercer une pression sur eux afin de les amener à se déjuger. Que nos lois sortaient du champ d'intervention d'un état étranger, quel qu'il soit.

Erreur. Il existe un super-citoyen, un grand législateur ; bref un Guide Suprême de la République. Monsieur François, pape au Vatican, n'aime pas certaines de nos  lois démocratiquement votées, il s'arroge un droit de veto. Recevant des parlementaires français, il les met en demeure de débarrasser notre arsenal juridique de textes impies, tels que le droit  des homosexuels au mariage. Il veut imposer les règles de la morale religieuse à un état  dont  la laïcité est un principe fondateur.

Ce chef d'état  a raison : il défend ses idées.  Il a tort : il piétine les nôtres, en s'immisçant grossièrement dans un domaine qui n'est pas le sien.

Monsieur François, pape au Vatican, inaugure bien mal son pontificat.

 

 

 Jacques FRANCK  17 juin 2013

 

Repost 0