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L'Affiche rouge / Catherine Sauvage

 

Bandiera rossa
BELLA CIAO
La Butte Rouge

 

 

La Carmagnole

 

 

Sur la commune / Serge Utgé Royo  

 

 

La Commune / Jean Ferrat

 

 

La Oommune est en lutte / Serge Utgé Royo 

 

 

Déserteur / Boris Vian
 

 

Cloire au 17e / Montéhus

 

 

L'Internationale / Choeur du Bolchoï

 

Sur la route / Gaston Couté

 

 

Ah ! les salauds ! / Aristide Bruant

 

 

Le temps des cerises / Jean Lumière 

17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 17:11

  Un de nos collègues a commis l’irréparable ce vendredi en tuant et blessant des policiers en fonction à la Préfecture du Cher à Bourges. Il avait demandé un port d’arme qui lui avait été refusé. Cela ne l’a pas empêché, malheureusement, d’en utiliser une autre.

  Le SNES du lycée Jacques Cœur s’associe à l‘émotion suscitée par cette tragédie qui touche cruellement la jeune mère de deux enfants. Nous attendons de plus amples informations car tout et son contraire sont dits actuellement. Nous sommes tout à fait conscients qu’on ne peut pas tout éviter, mais nous sommes convaincus aussi qu’une médecine du travail, absente dans l’Education  Nationale, aurait pu permettre de détecter les difficultés et de tenter de mettre en place des solutions : l’inertie de la hiérarchie, qui préfère les D.R.H. aux médecins et personnels qualifiés, est à mettre sérieusement en cause. Une véritable réflexion sur des sujets aussi graves que la prise en compte des personnels, très seuls dans leur fonction, doit être menée sans délai dans l’Education Nationale.

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Published by SNES Bourges/Vendémiaire - dans France-Politique - société
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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 13:23

Par Assen Slim*

Le 15/10/2011

 

Depuis son indépendance en 2008, le Kosovo s’est doté d’une Constitution reposant sur le principe de la laïcité. Celui-ci est aujourd’hui remis en cause, de nombreuses voix n’hésitant plus à s’élever pour en dénoncer certains effets jugés néfastes.

C’est ainsi que plusieurs partis religieux ont fait des propositions de loi visant l’introduction de l’enseignement religieux et le port du foulard islamique dans les écoles publiques. Propositions finalement rejetées par le Parlement du Kosovo, le 29 août 2011, par 64 députés (sur 120). Cette tension croissante sur la place de la religion dans la société kosovare témoigne de la recherche identitaire qui anime ce tout jeune pays (indépendant depuis février 2008 et reconnu par 80 pays, dont les États-Unis et la majorité des membres de l’Union européenne).

Une loi contestée sur les libertés religieuses


L’article 8 de la Constitution du Kosovo explique que «la République du Kosovo est un État laïc et neutre en matière de croyances religieuses». Ce principe de neutralité absolue s’inscrit dans la droite ligne de la loi sur les libertés religieuses (n°02/L-31) votée en juillet 2006 sous l’égide de la MINUK (Mission intérimaire des Nations unies sur le Kosovo) qui proclamait déjà qu’«il n’y aura pas de religion officielle» et que «les communautés religieuses doivent être séparées des pouvoirs publics», ces derniers reconnaissant «la tolérance et le respect mutuel entre les religions» (art. 5).

Modèle de tolérance, donc, et de protection à l’égard des minorités, cette loi est pourtant fortement contestée par les responsables religieux musulmans (mais aussi chrétiens sur certains points). Parmi les sujets qui posent problème, on peut citer: une non-reconnaissance du rôle joué par les autorités religieuses (Communauté islamique du Kosovo -CIK- et Épiscopat de l’Église catholique) durant la guerre; la possibilité de constituer une «communauté religieuse» avec trois personnes (alors qu’il en faut mille pour un parti politique); l’absence de référence aux sectes et à leur financement; pas de statut explicite de l’Église orthodoxe vis-à-vis des institutions publiques; pas d’engagement de l’État sur le financement des communautés religieuses… Cette loi serait «une catastrophe», ou «un grand anachronisme» selon l’imam Sabri Bajgora[1] car elle met sur un pied d’égalité l’islam (plus de 90% des deux millions d’habitants se déclarent musulmans) et les autres religions présentes dans le pays. Sur le terrain, les incidents à répétition (renvoi d’enseignantes ou de collégiennes cherchant à porter le voile à l’école, fermeture de la salle des prières de la Bibliothèque nationale, refus d’autorisation de construction de nouvelles mosquées dans la capitale, etc.) sont interprétés par les responsables religieux comme autant d’atteintes aux libertés religieuses des musulmans et donnent lieu à de nombreuses manifestations contre le principe de neutralité absolue défendu par la Constitution du pays.

Une élite intellectuelle et politique kosovare inflexible


Le résultat du vote parlementaire du 29 août 2011 confirme, quant à lui, la position inflexible de l’intelligentsia kosovare sur le caractère laïc de l’État. Cette ligne de conduite ne date pas d’aujourd’hui puisqu’en 2003 déjà, une partie d’une délégation du gouvernement du Kosovo en visite en Allemagne avait refusé que la traduction de la rencontre soit assurée par une femme albanaise voilée[2]. Plusieurs arguments sont couramment avancés pour expliquer cette fermeté des élites intellectuelles et politiques.

Il y a, tout d’abord, une volonté explicite de ne pas attiser les divisions dans une région déjà fortement troublée[3].

Il y a, ensuite, l’empreinte du régime communiste et de la domination serbe passée. Durant cette période, en effet, les intellectuels et les universitaires étaient sommés de choisir entre deux dimensions jugées «inconciliables» par l’ancien régime: l’instruction ou la religion. La majorité des cadres politiques actuels ayant étudié à l’université de Pristina serait fortement marquée par un sentiment athée. «L’époque communiste –quand on favorisait ceux qui insultaient les sentiments religieux– est révolue», leur répondent les responsables religieux, à l’instar de Naim Ternava, mufti de la CIK[4]. Ces derniers en appellent à cesser les discriminations à l’encontre de la communauté musulmane et leur parole est largement relayée lors des nombreuses manifestations pour la réintroduction de l’enseignement religieux à l’école.

Sourdes à ces revendications, les élites kosovares manifestent une volonté certaine d’afficher une appartenance culturelle à l’Europe: «Il y a une tradition de partage entre le religieux et le politique. Le modèle français nous paraît convaincant», souligne Muhamedin Kullashi, ambassadeur du Kosovo en France[5]. À moins que la laïcité ne soit, comme le suggère Pierre Bonifassi, une condition implicite imposée par l’UE pour un hypothétique élargissement au Kosovo[6]. D’autres, comme l’intellectuel Milazim Krasniqi, estiment que l’élite kosovare défend le principe de neutralité absolue car elle reste prisonnière de l’amalgame fréquent commis par les opinions publiques occidentales entre islam et terrorisme[7].

Enfin, le rapport à la religion tout à fait particulier entretenu par la société albanophone permet de comprendre l’intérêt que porte ce pays au principe de laïcité.

Une identité fondée sur la langue plus que sur l’islam


En 2005, lorsque l’ancien Président albanais Alfred Moisiu déclare lors d’un déplacement à Londres que les Albanais suivent un «islam de façade» qui dissimule leurs véritables «racines chrétiennes», il fait directement référence à la conversion des Albanais à l’islam à partir du 15e siècle[8]. Durant l’occupation ottomane, en effet, les Albanais alors chrétiens se sont progressivement convertis à la religion musulmane, principalement pour bénéficier d’avantages socio-économiques (échapper à des taxes prélevées sur les communautés non-musulmanes). Au sunnisme musulman (hanéfisme) s’est progressivement adjointe, au 19e siècle, l’influence des pachas qui encouragèrent différents ordres mystiques musulmans (les bektachis), rendant l’islam albanais assez éclectique.


Toutefois, à la différence de leurs voisins slaves, pour les Albanais la religion (chrétienne ou musulmane) n’a jamais été l’élément fondateur de l’identité. C’est au contraire la langue albanaise, qui vient d’une branche unique de l’indo-européen, qui a forgé le sentiment national albanais: «Ne regardez pas vers l’église ou la mosquée pour la piété, la foi des Albanais est l’albanité»[9]. Cette prééminence historique de la langue sur la religion explique en partie pourquoi les œuvres de charité islamiques apparues au début des années 2000 peinent à introduire des mouvances ultra-conservatrices de l’islam (comme le wahhabisme saoudien par exemple). En effet, tout en fournissant des aides sociales diverses et des services de crédit aux Kosovars, de nombreuses organisations islamiques étrangères[10] travaillent aussi à l’introduction d’un islam plus conservateur au Kosovo (notamment par la construction de mosquées, la formation des imams, l’éducation islamique des plus jeunes, etc.). Les intentions de ces organisations n’échappent à personne, comme le souligne Genc Morina: il s’agit de «créer une nouvelle génération de musulmans loyaux – non pas au Kosovo, mais à l’internationale islamique»[11]. Or le Kosovo, pays certes à la recherche de son identité, ne semble pas pour autant être une terre propice à un islam radical.


Notes:

[1] Cité par Bashkim Iseni, «Kosovo, la question de l’Islam», Religioscope, 5 décembre 2005, www.religion.info (consulté le 02/10/2011).

[2] «International Religious Freedom Report on Kosovo», U.S. Office, 15 septembre 2004.

[3] Depuis 1981 (date à laquelle le Kosovo réclame le statut de république au sein de la RFSY), la région connaît des troubles et heurts violents avec les forces de l’ordre puis l’armée serbes. L’acmé est atteinte sur la période 1991-1999, à partir de la proclamation d’indépendance du Kosovo et jusqu’à l’intervention de l’OTAN (1999). Aujourd’hui, les tensions restent vives entre les communautés serbe et albanaise du Kosovo.

[4] Cité par Belgzim Kamberi, «Kosovo: le Parlement vote contre l’enseignement religieux et le port du voile», Le Courrier des Balkans, 31 août 2011.

[5] Cité par Marianne Meunier, «Le Kosovo réaffirme sa laïcité», La Croix, 31 août 2011.

[6] Pierre Bonifassi, «Laïcité au Kosovo: entre aspiration européenne et consolidation identitaire», Le Taurillon, 7 août 2010, www.taurillon.org (consulté le 02/10/2011).

[7] Cité par Bashkim Iseni, Op. Cit.

[8] Texte original disponible sur le site de la présidence de l’Albanie, www.president.al (consulté le 02/10/2011).
[9] Pashko Vasa, Albania, 1887 (cité par Bashkim Iseni, Op. Cit.)

[10] La plus importante œuvre de charité islamique présente au Kosovo est financée par l’Arabie Saoudite et s’appelle Saudi Joint Commission for the Relief of Kosovo and Chechnya (SJCRKC).

[11] Genc Morina, «Radical Islam: Wahhabism a Danger to Kosovo’s Independance!», Express (Pristina) 15 octobre 2006.


*Enseignant-chercheur à l’INALCO et à l’ESSCA.

 

 Publié par RSE

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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 13:21

mardi 4 octobre 2011, par Comité Valmy

 

A l’occasion d’un Congrès extraordinaire, les communistes de Russie reviennent sur vingt années de capitalisme sauvage et définissent leurs objectifs pour les échéances électorales de 2012.

 

Le discours de clôture du XIVe Congrès du KPRF, prononcé le 24 septembre dernier par son secrétaire général Guennadi Andreïevitch Ziouganov, a donné lieu au vote d’une résolution décisive.

Il y a vingt ans, l’impérialisme remportait une victoire sans précédent en parvenant à jeter la Russie dans le capitalisme le plus sauvage et à détruire la communauté socialiste mondiale.

Pour autant, grâce au travail inlassable du Parti Communiste de la Fédération de Russie, les choses sont en train de changer. Le Congrès constate que « les dogmes du libéralisme se sont effondrés ». Après vingt ans de lutte sans répit du Parti contre la propagande antisoviétique et anticommuniste, plus de deux tiers de la population russe déclare aujourd’hui regretter l’époque soviétique.

Au cours de ces deux décennies, le KPRF n’a cessé de lutter pour mettre les travailleurs au pouvoir.

Le Congrès ne peut que constater qu’au cours des deux seules dernières années pas moins de 30 000 personnes ont rejoint le Parti Communiste pour lutter sous la bannière de Lénine. Les résultats du Parti aux élections locales ne font que croître.

Les congressistes remarquent solennellement qu’il s’est aujourd’hui « formé une majorité de citoyens qui réclament un changement radical de politique sociale et économique dans l’intérêt des masses populaires ».

Cette situation pose la question du rôle du Parti dans le jeu politique actuel.

Le KPRF n’entend pas laisser à d’autres ce rôle. Il se donne cinq ans après l’élection d’un nouveau Parlement et d’un nouveau Président pour « rattraper les vingt années perdues ».

Le Congrès a décidé de définir trois axes de gouvernement :

Garantir la sécurité et l’indépendance nationales ;

Sortir de l’impasse économique par un développement accéléré et volontariste ;

Lutter contre la pauvreté et la casse sociale.

La Russie doit reprendre le contrôle de son économie, de ses moyens financiers et de ses ressources naturelles. Elle doit valoriser son potentiel intellectuel en luttant contre la « fuite des cerveaux », la casse de l’Education et la débilisation télévisuelle.

Dans le même temps, le XIVe Congrès proclame la nécessité indiscutable d’une démocratisation du système politique. Les communistes au pouvoir garantiront un droit réel au référendum et élargiront les pouvoirs du Parlement. Les membres du Conseil de la Fédération (Sénat), les détenteurs du pouvoir exécutif à tous les niveaux, ainsi que les juges des tribunaux municipaux et de districts seront élus au suffrage universel.

Le XIVe Congrès de Parti Communiste de la Fédération de Russie déclare solennellement que le pays est aujourd’hui « à une étape décisive de la lutte pour le pouvoir populaire et le socialisme ».

« A ce titre, le Congrès décide que :

Le Parti participera aux prochaines élections législatives ;

Le Comité Central, les responsables locaux et tous les communistes doivent s’impliquer activement dans la campagne électorale

Le Comité Central assurera une diffusion massive des décisions du Congrès par des tirages spéciaux, la publication dans la presse du Parti et sur ses sites internet ;

Le Parti doit assurer la production d’un matériel de campagne de grande qualité, des rencontres avec les électeurs et la présence des candidats dans les médias ;

Le Parti doit organiser un mouvement populaire de grande ampleur pour lutter contre la falsification des résultats électoraux ;

L’exécution des présentes dispositions est confiée au Présidium du Comité Central du Parti Communiste de la Fédération de Russie. »

 

Article BL pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 13:19

www.renenaba.com - 3 septembre 2011

par René Naba

mardi 4 octobre 2011, par Comité Valmy

 

Loin de moi toute polémique, mais gardons nous d’une lecture occidentaliste des soulèvements populaires dans le Monde arabe.

Si la critique est nécessaire pour le bon fonctionnement de la démocratie, une pédagogie politique des peuples commande que la critique porte sur tous les aspects du problème, dont une lecture fractale pointera immanquablement les tortuosités du discours dominant occidental.

Primo : Au delà des vives critiques fondées sur les tares du pouvoir syrien, la déstabilisation de la Syrie vise à compenser le basculement de l’Egypte dans le camp de la contestation arabe et à rompre la continuité stratégique entre les diverses composantes de l’axe de la résistance à l’hégémonie israélo-américaine en coupant les voies de ravitaillement du Hezbollah au sud Liban.

L’effet secondaire est de détourner l’attention sur la phagocytose de la Palestine par Israël avec la complicité des états occidentaux. Israël et la Syrie ne partagent pas le même intérêt. L’Etat hébreu cherche à constituer une ceinture d’états vassaux sur son pourtour, la Syrie à se dégager du nœud coulant glissé autour de son cou pour la forcer à la reddition.

Deuxio : La Syrie et l’Irak constituaient les deux seuls états du Monde arabe animés d’une idéologie laïque. L’Irak a été démantelé par les Américains avec pour conséquence la constitution ‘une enclave autonome pro israélienne dans le Kurdistan irakien, le schéma qui a préludé au démembrement du Soudan avec la constitution d’une enclave pro israélienne au sud soudan, sur le parcours du Nil. Il sera par la suite plus aisé de dénoncer l’intolérance des pays arabes du fait de leur intégrisme présumé.

Tertio : La libre détermination des peuples est un droit sacré inaliénable. Cela doit s’appliquer en Syrie, comme en Palestine. Cautionner, en juillet à Paris, avec Bernard Henri Lévy, le fer de lance de la campagne médiatique pro israélienne en Europe, une conférence de l’opposition syrienne, discrédite les participants et jette un voile de suspicion sur leurs objectifs, au même titre que l’alliance du parti islamiste « Al-Tharir » au nord Liban avec le chef de file des milices chrétiennes libanaises Samir Geagea, le plus solide allié des Israéliens au Liban .

Quarto : La succession dynastique doit être prohibée. Mais ce principe doit s’appliquer sans exception à Bachar Al-Assad, certes, mais aussi à Saad Hariri, qui a succédé à son père Rafic Hariri, sans la moindre préparation, à la tête d’un pays situé à l’épicentre du Moyen orient. A Ali Bongo dont la France a truqué les élections pou favoriser a propulsion à la tête de l’état gabonais. A Amine Gemayel, élu à l’ombre des blindés israéliens en remplacement de son frère assassiné Bachir, lui même élu à l’ombre des blindés israéliens. A Nicolas Sarkozy qui a veillé à propulser son fils Jean à la tête de l’EPAD (Hauts de Seine). A Hosni Moubarak qui se préparait à passer la main à son fils Jamal, avec la bénédiction des occidentaux dont Sarkozy saluera le courage de son départ, sans le moindre mot pour la courageuse lutte du peuple palestinien.

Cinquo : Faire le procès de la perte du Golan au régime syrien est un argument d’une indigence pitoyable, un procès de mauvaise foi. La disproportion des forces est patente entre Israël, première puissance nucléaire du tiers monde, de surcroît inconditionnellement soutenue par les Etats-Unis, la première puissance militaire de l’époque contemporaine, face à un pays, la Syrie, qui fait l’objet de tentatives répétitives de déstabilisation particulièrement de la part de ses frères arabes (le coup d’état du colonel Salim Hatoum, en Syrie, financé par l’Arabie saoudite, est intervenu en 1966, en pleine phase de détournement des eaux du Jourdain par Israël et la révolte de Hamas en 1982 est intervenue en 1982, à cinq mois de l’invasion israélienne du Liban, une opération destinée à propulser les frères Gemayel à la magistrature suprême libanaise.

Sexto : Se placer sous l’égide la Turquie relève d’une tragique méconnaissance des réalités régionales lorsque l’on sait que la Turquie a été le principal allié stratégique d’Israël pendant un demi siècle, tétanisant le monde arabe par une alliance de revers avec l’état hébreu.

In fine, le dignitaire religieux syrien qui s’étonne des infiltrations d’armes devrait lire un plus assidument la presse libanaise pour recenser le démantèlement, en deux mois, de quatre réseaux de contrebande d’armes du Liban via la Syrie, par mer ou par terre, par des réseaux des milice chrétiennes, ou des partisans du parti Al Mostaqbal, le parti de Saad Hariri.

Gageons que si la Syrie souscrivait à un règlement de paix avec Israël, dans des conditions avilissantes pour elle, elle retrouverait grâce aux yeux des occidentaux, particulièrement de Nicolas Sarkozy en voie de carbonisation et de Barack Obama, en voie de pantinisation.

 

 

René Naba

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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 13:17

NE SOYONS PAS DUPES DU CONCERTO MONTEBOURGEOIS !

PAS DE DEMONDIALISATION SANS RUPTURE DE LA France AVEC L’U.E. DU CAPITAL !

 

Quitte à passer pour des… antisocialistes primaires, -ce qui ne signifie d’ailleurs pas grand-chose, nous devons d’abord rappeler notre critique radicale de ces « primaires socialistes » que toute la presse bobo nous présente en chœur comme une « grande avancée démocratique ».

 

La réalité est qu’il s’agit d’une nouvelle étape de l’américanisation de la France avec à l’horizon, la destruction du multipartisme et la mise en place du Parti Maastrichtien Unique (PMU), avec son aile droite UMP et son aile « gauche » social-eurocrate, dont on voit les agissements anti-populaires d’Athènes à Madrid. On voudrait marginaliser tout ce qui est à la gauche du PS (même s’il s’agit le plus souvent de faux semblants) qu’on ne s’y prendrait pas autrement. A quoi servira-t-il donc, au rythme où vont les choses, d’organiser un premier tour de la présidentielle ?

 

Il est vrai que, vu l’effacement du PCF devant Mélenchon, et vu que ledit Mélenchon ose odieusement traiter de « maréchalistes » ceux qui, comme le PRCF ou comme le M’PEP appellent à rompre avec l’euro et avec l’UE, la différence entre Mélenchon et Montebourg devient de plus en plus infinitésimale (celle qui sépare Aubry de Hollande l’a toujours été)…

 

Car tout ce beau monde ment en prétendant qu’on peut fabriquer une belle petite Europe « sociale » et « démocratique », un gentil euro « au service des peuples » et tous ces contes pour enfants roses qui font rire les vrais maîtres de la « construction européenne » : car les Trichet, Barroso, et à l’arrière-plan de tous ces eurocrates, Frau Angela Merkel et le grand capital allemand, savent très bien, eux, qu’un énorme plan d’austérité est déjà prêt sous le nom de « plan euro plus » pour l’après-présidentielle française. Que ce soit Sarko bis, Aubry ou Hollande qui sorte vainqueur de ce combat douteux, de combien de milliards d’euros par an seront ponctionnés les salariés, retraités, chômeurs et paysans de France et d’ailleurs « pour sauver l’euro » ? 20% de pouvoir d’achat en moins, que ce soit sous la forme d’une rigueur de droite ou d’une « austérité de gauche » (sic), qu’est-ce que cela changerait pour l’ouvrier de l’industrie, l’artisan, le paysan, l’instituteur, le retraité ?

 

Quant au « protectionnisme européen » de Montebourg, il est soit inconsistant économiquement, soit carrément dangereux et SOCIAL-IMPERIALISTE. En effet, vu que la zone euro est la chasse gardée du deutsche-mark et étant donné que le principal vase d’expansion de l’Allemagne capitaliste (qui, sans rien faire, empoche 30 Milliards d’euro par an du seul fait de L’EURO !), C’EST LE DEUTSCHE-MARK,

 

-l’ « euro fort » continuerait de plomber les exportations des pays européens autres que la RFA à l’extérieur de la zone euro

-il continuerait de favoriser les délocalisations à l’intérieur de l’UE ;

-il serait un pas de plus vers « l’Europe-Puissance », c’est-à-dire vers, tout à la fois, le renforcement de l’hégémonie allemande en Europe, et vers l’opposition de l’UE atlantique et liée à l’OTAN aux autres impérialismes, ainsi qu’aux « BRICS » (l’ensemble émergent Brésil-Russie-Inde-Chine). Socialisme en paroles, impérialisme renforcé en fait !

 

Cependant, on ne peut négliger un autre aspect du vote des primaires « socialistes », si piégé qu’en soit le principe : c’est le score d’A. Montebourg. Ce jeune loup n’avait pas hésité en 2007 à rejoindre Royal, alors incarnation de l’aile droite du PS, alors même qu’il se présentait comme incarnant la « gauche » du PS. Eh bien, le même Montebourg a fait une percée en insistant sur la « dé-mondialisation », sur le protectionnisme (« européen »), sur la ré-industrialisation de la France et même sur le retour de la nation. Le fait politique, c’est que, même sous la forme mensongère que leur donne Montebourg, ces thèmes « accrochent » désormais fortement l’électorat de gauche. Cela témoigne de l’espace politique immense, voire MAJORITAIRE, qui s’ouvrira aux forces communistes, progressistes et patriotiques, dès lors qu’elles seront capables de dépasser leurs querelles pour s’unir.

 

Et pour dénoncer la PSEUDO-dé-mondialisation montebourgeoise : car en réalité, Sarko, Hollande, Aubry ET MONTEBOURG ont un seul programme commun : la mise en place de la « Françallemagne » politique et du « gouvernement européen » dirigé par Merkel,  qui constituent le vrai programme commun de tous les « grands » candidats (dans le week-end, Sarkozy et Merkel ont décidé d’une espèce de fusion économique des gouvernements allemand : bientôt des impôts franco-allemands ? Aubry a déjà dit que son premier acte, à peine élue, serait de filer faire acte d’allégeance à Berlin, etc.).

 

Quoi qu’il en soit, cet engouement d’une partie des électeurs de gauche en faveur de Montebourg, si porteur d’illusions qu’il soit, témoigne d’un premier glissement vers la gauche de l’électorat, de son besoin d’alternative REELLE.

 

La balle est plus que jamais dans le camp des vrais communistes. Combien de temps les groupes franchement communistes mettront-ils encore pour s’atteler à une campagne commune pour virer Sarko PAR LA LUTTE, sortir la France de l’UE et de l’euro (c’est la même chose, cessons de pinailler !), reconstruire les acquis du CNR, relancer la lutte pour le socialisme, le VRAI, celui qui passe par le pouvoir populaire et par la socialisation des grands moyens de production et d’échange ?

 

Et combien de temps les vrais républicains mettront-ils pour mettre sur pied un grand meeting unitaire pour les acquis du CNR, la rupture avec l’UE, la mise en place de nouveaux traités internationaux du type de l’ALBA (Alternative bolivarienne des Amériques unissant Cuba, le Venezuela, le Nicaragua…), qui permettraient à la France de commercer à égalité avec tous les pays, et pas seulement en Europe ? Qu’attendons-nous pour « mettre la pagaïe » dans cette campagne électorale piégée en privilégiant le débat de fond et les luttes sociales ?

 

Oui, la balle est dans le camp des vrais progressistes, des vrais républicains, des vrais communistes qui veulent briser la tenaille UMPS et UM’Pen qui broie notre pays et sa classe laborieuse entre les mâchoires de l’UMP et du PS maastrichtien, avec Marine Le Pen en embuscade.

 

Le PRCF mène l’action commune avec d’autres groupes communistes contre l’UE. Membre de l’Arc républicain de progrès, notre organisation a dialogué positivement ces derniers temps avec plusieurs associations progressistes. Alors que la France et le monde sont gros d’affrontements historiques entre les peuples et le grand capital prédateur, l’heure est au rassemblement dans l’action. Alors que le mouvement social repart dans notre pays (grève des enseignants, mouvement du 11 octobre, mais aussi luttes dures à Shell Berre, chez Lafarge, etc.), c’est sur ces contenus qu’il est urgent de s’unir dans l’action sans se leurrer sur les prestidigitateurs primaires, secondaires ou tertiaires !

 

PRCF

 

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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 13:16

18h00 : Manifestation organisée par le Collectif 17 octobre1961-17 octobre 2011, départ cinéma le Grand Rex (Métro : bonne nouvelle) en direction du Pont Saint Michel

Appel

17 octobre 1961- 17 octobre 2011 50ème anniversaire

Vérité et Justice

Le 17 octobre 1961, des dizaines de milliers d'Algériens manifestaient pacifiquement à Paris contre le couvre feu discriminatoire qui leur avait été imposé par Maurice Papon, Préfet de police de Paris. Ils défendaient leur droit à l'égalité, leur droit à l'indépendance et le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Ce jour-là, et les jours qui suivirent, des milliers de ces manifestants furent arrêtés, emprisonnés, torturés ou, pour nombre d'entre eux, refoulés en Algérie. Des centaines perdirent la vie, victimes d'une violence et d'une brutalité extrêmes des forces de police.

50 ans après, la Vérité est en marche. Cependant, la France n'a toujours pas reconnu sa responsabilité dans les guerres coloniales qu'elle a menées, - en particulier la Guerre d'Algérie - non plus que dans le cortège de drames et d'horreurs qu'elles ont entraînés, comme ce crime d'Etat que constitue le 17 octobre 1961. Certains osent encore aujourd'hui continuer à parler des "bienfaits de la colonisation", célébrer le putsch des généraux à Alger contre la République et le pouvoir encourage les nostalgiques de l'Algérie Française et de l'OAS.

La "Fondation pour la mémoire de la Guerre d'Algérie ", dotée de plus de 7 millions d'euros, créée en application de l'article 3 de la loi du 23 février 2005 (dont l'abrogation est demandée) qui vante les "aspects positifs de la colonisation" est sous la coupe d'associations nostalgiques qui voudraient pouvoir exiger des historiens qu'ils se plient à la mémoire de "certains" témoins. Pour être fidèles à leur mission scientifique, les historiens ont besoin de pouvoir accéder librement aux archives, échapper aux contrôles des pouvoirs ou des groupes de pression et travailler ensemble, avec leurs homologue des deux rives de la Méditerranée. La vérité doit être dite sur l'organisation criminelle de l'OAS que certains, au sein même du parti du Président de la République, cherchent à réhabiliter. Ce n'est qu'à ce prix que pourra disparaître la séquelle la plus grave de la guerre d'Algérie, à savoir le racisme dont sont victimes aujourd'hui nombre de citoyens ou de ressortissants d'origine maghrébine ou des anciennes colonies, y compris sous la forme de violences policières récurrentes, parfois meurtrières.

On ne construit pas la démocratie sur des mensonges et des occultations. 50 ans après, il est temps :

  • que les plus hautes Autorités de la République reconnaissent les massacres commis par la Police Parisienne le 17 octobre 1961 et les jours suivants, comme un crime d'Etat.
  • que la Fondation pour la Mémoire de la Guerre d'Algérie soit supprimée.
  • que la liberté d'accès aux archives soit effective pour tous, historiens et citoyens,
  • que la recherche historique sur ces questions soit encouragée, dans un cadre franco-algérien, international et indépendant

Signataires :

Associations :

17 octobre contre l'oubli 4ACG (Anciens Appelés en Algérie et leurs Amis Contre la Guerre) ACB (Association de Culture Berbère) ACCA (Agir Contre le Colonialisme Aujourd'hui) Act Up-Paris ACU (Association des communistes unitaires) AFASPA (Association Française d'Amitié et de Solidarité avec les Peuples d'Afrique) AHDH (Association Harkis Droits de l'Homme) AMF (Association des Marocains en France) ANECR (association nationale des élus communistes et républicains) ANPNPA (Association Nationale des Pieds Noirs Progressistes et leurs Amis) ANPROMEVO (Association nationale pour la protection de la mémoire des victimes de l'OAS) APCV (Agence de Promotion des Cultures et du Voyage) ARAC (Association Républicaine des Anciens Combattants) Association Rennes-Sétif Association Maurice Audin ASSAF ATMF (Association des Travailleurs Maghrébins en France) (et aussi ATMF-Paris 75) Au Nom de la Mémoire CAPJPO- EuroPalestine CCIPPP (Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien) CIMADE CNAFAL (Conseil National des Associations Familiales Laïques) Collectif DAJA Collectif "D'ailleurs nous sommes d'ici" (et les collectifs locaux : 33, gardois) Collectif Réseaux Intervention Réflexion Quartier Populaire Comité Mumia Abu Jamal de Saint-Denis Compagnie Jolie Môme Coup de Soleil FNACA - Paris (Fédération Nationale des Anciens Combattants d'Algérie) Forum France Algérie Générique Ici on noie les Algériens IFE/EIF (Initiative Féministe Européenne) INTER-CO (Inter collectif de soutient des luttes des peuples du monde arabe) La Parole Errante Le 93 au Coeur de la République Le Maghreb des Films LDH (Ligue des Droits de l'Homme) Les Oranges Les Amis de Max Marchand, de Mouloud Feraoun et de leurs Compagnons Manifeste des Libertés Mémoire à Vif MIR (Maison Internationale de Rennes) Mouvement de la Paix MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples) Per à Pace ( pour la paix) [ association corse] Planet DZ Politis Réfractaires Non-Violents à la Guerre d'Algérie RIRQP Ruptures (Réseau féministe) Sortir du Colonialisme SOS Racisme Survie UAVJ(Une autre voix juive) UJFP (Union juive française pour la paix)

Syndicats :

CFDT (Confédération Française Démocratique du Travail) CGT (Confédération Générale du Travail) CGT - URIF (Union Régionale Ile de France de la Confédération Générale du Travail) CNT (Confédération nationale du travail) FIDL (Fédération Indépendante et Démocratique Lycéenne) FSU (Fédération Syndicale Unitaire) Fédération SUD Education SM (Syndicat de la Magistrature) Solidaires (Union syndicale Solidaires) Sud-Ptt UNEF (Union Nationale des Étudiants de France) UNL (Union Nationale Lycéenne) UNSA

Organisations Politiques :

ACDA (Agir pour le Changement Démocratique en Algérie) Alternative Libertaire CCA (Cercle Communiste d'Alsace) EELV-Paris (Europe Écologie Les Verts) FASE (Fédération pour une Alternative Sociale et Écologique) Gauche Unitiare MJCF (Mouvement des Jeunes Communistes de Français) NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste) PCF (Parti Communiste Français) PG (Parti de Gauche) P.I.R. (Parti des Indigènes de la République) PLD-Immigration (Parti pour la Laïcité et la Démocratie en Algérie) VP-Partisan (OCML Voie Prolétarienne)

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10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 12:24

 

Front Syndical de Classe

Créé par des militants CGT et FSU

Site : www.frontsyndical-classe.org

 

"Rien ne fait plus de mal aux travailleurs que la collaboration de classes. Elle les désarme dans la défense de leurs intérêts et provoque la division. La lutte de classes, au contraire, est la base de l'unité, son motif le plus puissant. C'est pour la mener avec succès en rassemblant l'ensemble des travailleurs que fut fondée la CGT. Or la lutte de classes n'est pas une invention, c'est un fait. Il ne suffit pas de la nier pour qu'elle cesse : renoncer à la mener équivaut pour la classe ouvrière à se livrer pieds et poings liés à l'exploitation et à l'écrasement." H. Krasucki

 

Sortir de la crise du système

OU

sortir du système ?

 

Le capitalisme a toujours été un système d’exploitation.

Mais dans la crise actuelle toutes nos conquêtes sociales sont en cause, nos emplois, le sort de nos familles et comme après la crise de 29 les guerres contre les peuples, la guerre apparaît comme une solution aux classes dominantes.

Le système lui-même devient totalement incompatible avec les besoins et les aspirations les plus élémentaires des populations.

Aider le système à tenter de sortir de la crise en reproduisant les mêmes monstrueuses inégalités au profit d’une infime minorité OU commencer à s’extirper de sa logique destructive, voilà l’enjeu!

Au plan syndical, le choix actuel : OU la résignation, l’accompagnement et donc l’acceptation des plans d’austérité, des mesures budgétaires, la soumission à la dette OU la résistance au cas par cas mais en visant le TOUS ENSEMBLE pour modifier le rapport de forces qui depuis des dizaines d’années nous a été défavorable!

La casse dans le privé et le public !

Parce qu’en guise de concertation et de négociations entre "partenaires sociaux", pouvoir, banques et patronat n’offrent que des coupes sombres dans les

prestations sociales, la casse de la sécu et du système de

santé, le démantèlement des hôpitaux publics, la France détenant à présent le record européen (29%) de gens qui ne se soignent plus , la diminution des pensions, des milliers de suppressions de postes chez les fonctionnaires et dans l’enseignement , avec la liste des fermetures de classe, les remises en cause du droit à la retraite. ..

Dans le privé la vague continue de déferler sur nos industries en particulier dans l’automobile laissant des milliers de travailleurs et leurs familles rejoindre le cortège funèbre des sans-emploi et sans abri. Sans oublier, les milliers de départs de salariés âgés de plus de 58 ans comme chez Renault (les conditions de financement restant flou).

Le résultat de cette politique étant la destruction de l’emploi en masse, le démantèlement des sites de production en France de Renault comme de PSA (Peugeot) qui prévoit notamment la fermeture de deux sites employant 6 400 personnes, ceux d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) courant 2014 et de Sevelnord (Nord) en 2015.

A cela, il faut y ajouter cette surenchère honteuse, scandaleuse du patronat comme nous le vérifions avec la Fonderie du Poitou qui consiste au nom de la compétitivité à laisser 25% de son salaire avec une baisse de 15% des effectifs alors que le chiffre d’affaires a progressé de plus de 84% en 2010 . Ce n’est pas une première, et chez Continental la même opération a été utilisée avec la suite qu’on connaît.

Dans la sidérurgie, les travailleurs d’Arcelormittal se trouvent eux aussi une nouvelle fois dans la tourmente avec la clé la fermeture de ce site comme cela s’est produit pour Arcelor Gandrange. Ce groupe accélérant ses restructurations pour réduire ses coûts salariaux en dépit des promesses sarkosiennes !

La résistance s’organise !

Quelques exemples :

Les Fralib qui ont mis sous leur contrôle leur entreprise pour empêcher sa fermeture.

Au projet de fermeture de la raffinerie de Berre, qui emploie 370 personnes, les travailleurs ont voté une grève reconductible de 24 heures. Avec des assemblées générales qui se tiendront dans toutes les raffineries françaises.

Les Goodyear d'Amiens Nord, avec leur syndicat CGT tiennent en échec depuis 4 ans un des géants mondiaux du pneu acharné à délocaliser l'activité de l'entreprise et se battent depuis plusieurs semaines contre la procédure de licenciement engagée contre 4 dirigeants du syndicat par la direction qui tente ainsi de briser la résistance des travailleurs.

L’industrie Française est donc en danger et les travailleurs ont raison d’engager la lutte, la grève car un pays qui n’a plus d’industrie est un pays sans avenir.

Nous n’avons pas d’autres choix que la lutte en construisant la grève générale pour faire reculer le capital. Même si nous sommes confrontés au syndicalisme rassemblé au détriment de celles et ceux qui souffrent de la politique ultra libérale menée tambour battant par Sarkozy, relayé par l'Europe de Bruxelles et soutenu par la Confédération Européenne des Syndicats.

Il n’est donc pas étonnant que lors du dernier congrès de la CES, Jaques Delors soit l’invité d’honneur. De même que la déclaration commune des centrales syndicales françaises UNSA, CFDT, CGT du 18 août, intègre l’objectif de réduction graduelle des déficits publics et demande en quelque sorte que les capitalistes cessent leur brutalité sociale et qu’ils engagent par la douceur la destruction massive des acquis pour engraisser d’avantage banquiers et spéculateurs ! Une manière sans le dire d’accepter que les travailleurs paient la crise dont ils ne sont pas responsables !

Nous ne critiquons pas les actuelles directions syndicales par plaisir, mais l’indispensable déploiement du combat et la résistance populaire nécessitent lucidité et lutte contre les orientations de collaboration de classe.

 

Et c’est précisément pour lutter contre ce syndicalisme d’accompagnement du capital qui a fait faillite et qui laisse les travailleurs sans défense organisée que le FSC a été créé.

Pas comme une chapelle, mais avec la volonté de se battre pour la reconquête et la reconstruction par les bases combatives de leur outil syndical, efficace dans les conditions d’aujourd’hui comme a pu l’être la grande CGT de Frachon à son époque.

 

Le Front syndical de Classe, 3 octobre 2011

 

 

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5 octobre 2011 3 05 /10 /octobre /2011 16:50

Organisée par la CGT le 27 septembre 2011, la journée militante à l’hôpital Saint-Vincent de Paul était placée sous le signe de la lutte. Néanmoins, elle ne fut pas exempte, pour une partie de la nombreuse assistance, d’une certaine nostalgie, voire d’une certaine tristesse. En effet, il s’agissait d’une des dernières manifestations organisées dans cet hôpital, celui-ci devant fermer ses portes à la fin de l’année.

En présence du secrétaire de Nicole Borvo, sénatrice communiste (laquelle ne put venir elle-même en raison de l’actualité sénatoriale – le passage à gauche du Sénat) la journée débuta vers 10h30 par le discours du Secrétaire Général CGT de Saint-Vincent de Paul, Bernard Giusti, qui fustigea le gouvernement actuel et sa politique de casse généralisée, mais aussi certaines politiques syndicales d’accompagnement du capitalisme, notamment à travers la participation des centrales syndicales à des instances européennes (la CES par exemple) mises en place par « les patrons et la finance ». [lire le discours de Bernard Giusti]

Marise Dantin, Secrétaire Générale CGT de l’hôpital Cochin, co-organisatrice de la journée, prit ensuite la parole pour dénoncer plus précisément la politique actuelle de Santé, notamment la loi HPST (la fameuse « loi Bachelot ») et ses graves conséquences sur le personnel et les patients. [lire le discours de Marise Dantin]

Annie Lacroix-Riz, professeur émérite d’Histoire Contemporaine et chercheuse, fit ensuite une conférence magistrale sur le thème de « La stratégie du choc en France, de 1930 à nos jours », mettant notamment en parallèle la situation sociale, politique et syndicale de l’avant-guerre et celle d’aujourd’hui, en suivant le fil de l’Histoire et en passant bien sûr par les collaborations avérées durant la guerre. La conférence fut suivie par un public ravi et conquis, auquel Annie Lacroix-Riz expliqua, exemples à l’appui, « la stratégie du choc » utilisée par le capitalisme pour asservir la population et diriger le pays. Une stratégie plus que jamais à l’ordre du jour… [voir la vidéo de la conférence d’Annie Lacroix-Riz]

La journée fut accompagnée par le chanteur compositeur Pierre Meige et ses chansons poétiques et parfois grinçantes, très appréciées. Deux autres chanteurs l'accompagnaient, Adel, qui nous fit partager des purs moments de poésie avec les chansons de Léo Ferré, et Guillaume, dont l’allant entraîna la salle à plusieurs reprises.

Après un buffet offert par la CGT, préparé par les militantes, la journée reprit avec les interventions des participants venus soutenir les militants de cet hôpital sacrifié. On notera notamment celles de Hervé Bégué (Secrétaire de la Section du PCF du 14 e arrondissement), de Roger Silvain (Président du Front syndical de classe), de Josiane Lizo Mathéis (Secrétaire générale CGT de l’hôpital Trousseau), de Claude Beaulieu (Président du Comité Valmy), de Paul Roussier (adjoint au Maire du 14e arrondissement), et le témoignage émouvant de François Rondel (usager de Saint-Vincent de Paul et correspondant de la mutuelle 602).

Le personnel et les militants de cet hôpital en voie de fermeture avaient aussi le soutien de militants, secrétaires généraux ou représentants de syndicats, d'organisations ou d'associations. On citera :  Malik Benbernou et Xavier Vabois [HEGP], le Parti de Gauche du 5e, Alain Carini et Bruno Lamaille [Hôtel Dieu], l'Union Locale CGT du 14e, Azzedine Aissou [Pitié-Salpétrière], L'Ours Blanc

De nombreux visiteurs s'attardèrent sur la belle exposition qui ornait les murs de la salle, une série de panneaux réalisés par Marise Dantin sur la conquête des droits de la femme.

Le dénominateur commun de tous les participants fut sans conteste de rappeler la nécessité de la lutte contre le capitalisme, tant au niveau de la lutte idéologique qu'au niveau de la lutte sur le terrain. La plupart des intervenants rappelèrent leur engagement dans la lutte des classes, dénonçant les "collaborateurs de classe attachés à l'Europe", tous ceux qui s'illusionnent sur "un capitalisme qui pourrait être gentil", c'est-à-dire acceptable. Il n'y a pas d'autre alternative : ou le capitalisme et son cortège inéluctable d'inégalités et d'injustices, ou un changement de société. Les intervenants insistèrent sur le fait qu'il n'y a pas de "troisième voie" possible [lire à ce sujet mon article de décembre 2010 "Pas de troisième voie entre la lutte des classes et la collaboration de classe"].

Cette journée militante - qui donnait aussi la parole à ceux qui sont privés de médias, ce que rappela Hervé Bégué du PCF -  n'avait pas pour vocation de tenter de retarder une fermeture devenue inéluctable. Son but était manifestement de rassembler les énergies tant syndicales que politiques. Pari réussi.

Michel Strausseisen

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24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 17:28

 

La CGT de Saint-Vincent de Paul et de Cochin

 

vous invite à une

 

Journée militante

à l’hôpital Saint-Vincent de Paul

 le mardi 27 septembre 2011 à partir de 10 h 00

 

avec

 

Patricia Arbieu (Mutuelle Complémentaire), Claude Beaulieu (Comité Valmy), Hervé Bégué (Section PCF du 14e arrondissement), Malik Benbernou (CGT hôpital HEGP), Alain Carini (CGT hôpital Hôtel Dieu), Marise Dantin (CGT hôpital Cochin),  Bernard Giusti (CGT hôpital Saint-Vincent de Paul), François Rondel (Mutuelle Complémentaire), Paul Roussier (1er adjoint au Maire 14e arrondissement), Roger Silvain (Front Syndical de Classe), Valère Staraselski (écrivain, CCAS)

 

Conférence d’Annie Lacroix-Riz (Professeur émérite d’histoire contemporaine, chercheuse)

La stratégie du choc en France, de la crise des années 1930 à celle d’aujourd'hui

 

Chanson française avec Pierre Meige (auteur compositeur interprète), Guillaume et Adel (chanteurs)

 

Débat Face à l’offensive capitaliste, que faire ?

Quelles perspectives pour les luttes syndicales ?

 

Exposition de Marise Dantin sur La lutte pour les droits des femmes

Organisations présentes :

CGT de plusieurs hôpitaux de l’AP-HP, Comité Valmy, Front Syndical de Classe, Association Esprit de Résistance, Nouvelle Vie Ouvrière, Association L’Ours Blanc, Section Parti Communiste Français  du 14e arrondissement, Parti de Gauche, UL CGT 14e

 

Et bien d’autres participants.. !

 

Boissons et sandwichs offerts

 

Venez nombreux ! Diffusez l’information !

 

Hôpital Saint-Vincent de Paul

82 avenue Denfert-Rochereau

75014 Paris

Salle Couvelaire et salle de la Bibliothèque (Maternité) de 10h à environ 17h

 

Contacts :

M. Dantin 06 19 73 01 83   -   B. Giusti 06 76 78 13 76

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15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 18:03

La Santé malade de la peste libérale

 

La « restructuration » des hôpitaux publics concoctée par le gouvernement ultra-libéral de Sarkozy coûte très cher… aux patients.

La réduction drastique des personnels et des moyens, la fermeture à tout va des hôpitaux publics, et plus généralement la Santé publique qui n’est plus organisée en fonction des besoins médicaux réels de la population mais en fonction d’une logique comptable libérale (capitaliste), ne peut que mener à des drames humains et à des crises sanitaires.

Nous le dénonçons depuis des années. Mais d’année en année la situation ne cesse de se dégrader et les exemples de « dérapages » dans les hôpitaux sont malheureusement de plus en plus nombreux. Cette dégradation sanitaire est renforcée par la dégradation générale des services publics, qui subissent tous de plein fouet l’offensive libérale. 

Nous vous relatons l’un des derniers incidents en date, dans lequel se sont conjuguées les effets de la politique libérale sur les hôpitaux et les pompiers.

 

3h30 dans la nuit du 11/09/11 au 12/09/11. Melle X, 27 ans, est amenée aux urgences de l’hôpital Cochin (Paris 14e) par les pompiers. Motif: femme retrouvée au sol dans la rue.

La fiche des pompiers ne mentionne pas les circonstances de l’accident, qu’ils ignorent sans doute ; l’adresse du lieu d’intervention est erronée ; la destination mentionnée de la victime : St Joseph.

La patiente arrive non coquillée et non déshabillée.

On apprendra par la suite que la régulation SAMU n'a pas été contactée.

En IAO (tri du degré d'urgence) on découvre que la patiente présente des fractures compliquées au niveau des 2 chevilles, une désorientation temporo-spatiale et un saignement actif au niveau vaginal. De plus on retrouve des anciens dossiers qui nous révèlent que la patiente est schizophrène.

Devant l'étendue des traumatismes de cette patiente, un scanner corporel est tout de suite réalisé : au finale, grave fracture à chaque cheville, fracture de la colonne vertébrale avec suspicion de sectionnement de la moelle épinière et un pneumothorax.

La patiente doit passer au bloc de neuro-chirurgie en urgence : le médecin senior va passer 3h30 au téléphone pour trouver une place dans une réanimation de poly-traumatiques de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) : toutes les réa poly-trauma refusent en invoquant l’absence de lits disponibles.

La régulation du Samu est prévenue par la « faisant fonction » de cadre des urgences de Cochin.

L’administrateur de garde est prévenu par le médecin senior des urgences pour qu’il tente de trouver une place en réa poly-trauma. Finalement, la patiente, évidemment toujours dans un état très grave, sera transférée par SMUR à l’hôpital Lariboisière à 8h15, soit 5h après son admission aux urgences de Cochin.

Une enquête interne serait en cours pour mauvaise orientation de la patiente, laquelle n’aurait jamais dû passer par les urgences de Cochin.

 

Cet exemple illustre, s’il en était besoin, les risques auxquels les « décideurs » au pouvoir  exposent la population. En effet, on ne peut pas se dire qu’il s’agit  d’un cas isolé ou d’un malheureux concours de circonstances, tant les exemples se multiplient. De l’aveu même du personnel des hôpitaux, « on frise la catastrophe pratiquement tous les jours ». Malgré des sous-effectifs chroniques dans les services d’hospitalisation, le personnel soignant tente, tant bien que mal, de limiter les dégâts.

On est en droit de se demander si, dans leurs plans de « restructuration » de la Santé, les énarques et autres technocrates n’ont pas déjà intégré dans leurs calculs un « pourcentage acceptable » de morts supplémentaires…

 

Michel Strausseisen

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