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Dimanche 3 juin 2012 7 03 /06 /Juin /2012 19:07

En ces temps d'interrogations sur notre avenir, et particulièrement sur les grandes manœuvres financières qui le conditionnent, je me permets de répercuter ici (et dans "répercuter" il y a "percuter") la lettre que je reçois de Robert Pollard, tant elle nous apporte des éléments de réflexion.

R.M 

 

« Nouvelle zone à hauts risques » alerte Le Monde (sup. Géo & Politique 13/14/05). D’un côté les Américains se réengagent dans le Pacifique nord auprès d’un certain nombre de pays asiatiques de leurs alliés, de l’autre la Chine « pousse ses pions » pour y faire face… Troisième guerre mondiale ou pas ? Personne n’y croit dans l’immédiat, mais personne non plus ne lit dans les entrailles du Dragon ou de l’Aigle. 
Pour l’heure que veulent dire ces férocités de langage qu’elles soient militaires ou économiques, les deux le plus souvent imbriquées ? Le monde commencerait-il à devenir trop petit pour eux ? Ils ont appris à jouer avec le feu au berceau du siècle dernier. Avant et après l’arme atomique devenue nucléaire et métastasée. Leurs appétits sont toujours aussi féroces. Du dollar, de l’euro, du yen, ils en croquent, ils se bâfrent ; c’est aussi trivial que ça mais ça peut prendre des allures raffinées, évoluer dans la subtilité. D’une part jouer sur plusieurs registres à la fois : l’armement donc, le commerce, la finance enfin. Surtout, je te tue tu me tues ! 

Pour le moment l’Euro est dans leur assiette. La table est dressée pour les grandes entreprises commerciales et financières. Leur boulimie et la rage qu’elles y mettent les engraisse, leur donne de l’énergie, les entraîne dans une accélération qui relève de la démence. On peut imaginer que Wall Street ne porterait pas le deuil si l’Europe telle qu’elle existe venait à disparaître, ils allumeraient leurs cigares avec des euros flambant neuf ! La Chine, au contraire, chez qui on devine un désir très fort d’une Europe pouvant devenir pré carré sur le vieux continent –qui l’aura tant humiliée dans le passé – se servirait de notre monnaie pour consolider un poste avancé ou une base arrière, éventuellement, dans ce combat hégémonique. L’Europe est un enjeu pour les uns comme pour les autres mais leurs intérêts divergent.  L’un rêve de sa disparition et des gains colossaux qu’entraînerait la faillite financière pour les spéculateurs outre Atlantique, Goldmann Sachs, Hedge Funds et autres Soros, l’autre voudrait l’investir, financièrement s’entend, pour en faire une base de résistance en même temps qu’elle y fourbirait ses armes offensives. 

Il s’agit d’une interprétation possible et même plus, d’une hypothèse vraisemblable mais vous pouvez chercher : chez les sérieux, les posés, les économistes patentés veux-je dire, vous ne trouverez rien. Ils se détournent en se pinçant le nez, rajustent leurs binocles et vous assènent : Obama presse l’Europe de remettre de l’ordre dans ses affaires et de relancer la croissance, l’Amérique aurait besoin de nous en bonne santé. La Chine émerge et nous menace. Et si la Grèce se débinait, si nous la chassions sous-entendu, ce serait une opération purgative du meilleur effet. La spéculation mondialisée – car celle-là est la forme la plus authentique et exclusive de la “mondialisation“ - n’est pas au menu de nos mentors menteurs. Pourtant la politique est toute entière contenue dans ces mouvements de fonds et cette vague de fond qui semble devoir tout balayer devant elle comme s’il s’agissait d’une catastrophe naturelle alors que les acteurs en sont connus et reconnus de longue date. Le plan annoncé (cf. Myret Zaki) suit son cours : la Grèce au désespoir, l’Espagne subissant une offensive sur tous les fronts avec attaque du système bancaire. Mais là encore, il s’agit de politique continuée par les moyens de la finance ; une stratégie qui vise à la domination du Vieux Continent… à tuer leur Europe, père et mère confondus en l’occurrence, diront les amateurs facétieux (ou ignorants ?) de psychanalyse politique. 

En attendant mieux, les conditions vont leur paraître satisfaisantes : de la misère dans l’air, l’asphyxie des consciences prolétaires et des fruits mûrs pour être cueillis sur la base des plus bas salaires qu’on puisse imaginer. L’Allemagne a bien commencé dans ce sens – et ils l’admirent, la cajole, la montre en exemple : à un Euro de l’heure s’il le faut, le prix idéal d’une main d’œuvre soumise. Or, en France, “chez nous“ se tiennent en embuscade les professionnels de la manœuvre et de du double jeu imprimant de leur propre style social démocrate, les mêmes mauvaises façons. Moscovici pour l’exemple : vice-président du “Cercle de l’industrie“ lobby patronal comprenant les représentants des société du CAC 40 notamment. Actuellement aux commandes du ministère de l’économie, que croyez-vous qu’il fera ? Comment je ne saurais dire, mais quoi il n’y a pas à hésiter : il se lancera dans une politique qui défend les siens, les siens du jour, pas ceux de son enfance. Les plus riches et les plus puissants qu’il fréquente assidûment. Comment le voyez-vous agir cet homme là ? Quelle est sa boussole ? Avec qui devra-t-il se concerter, qui consultera-t-il ? Tout le monde s’en doute mais qu’est-ce que cela change ?

Un ami me faisait remarquer, dans une correspondance que nous échangions, que « Le "suffrage universel", {est} une apparence trompeuse qui joue sur 3 savoirs dont l'électeur est mensongèrement crédité :

- le savoir de ce qui est,

- le savoir de ce  qu'on fait,

- le savoir de ce qu'on veut... » remarque qui me troubla en proportion de l’accueil favorable que je lui réservais sans pour autant y adhérer totalement. Le danger étant toujours là d’aller dans le sens de la généralisation et d’en abuser. On se dit qu’il doit bien se trouver des électeurs qui savent un peu mieux que d’autres de quoi il retourne. Ce qui est, ce qu’ils font et ce qu’ils veulent. Aussi bien beaucoup s’abstiendront mais de tous ceux qui s’abstiennent il s’en trouve aussi qui n’en savent pas plus. Mais sait-on jamais parfaitement ce qui est, ? Et même si l’on croit savoir ce qu’on fait est-il certain que nous l’ayons voulu ? Et l’ayant vraiment voulu et ne l’obtenant jamais que peut-on y faire ? S’abstenir. Passer par d’autres voies. Eventuellement.

Mais comme il ajoute que « l’ignorance étant ici la règle, on versera cette remarque du côté de la formule si juste « élections, piège à cons » il est alors clairement établi qu’il s’agit d’une “règle d’ignorance“ admettant des exceptions qui n’entravent en rien la réalité de ce qui est dit. Le piège se serait donc refermé sur les “cons“ que sont les électeurs et électrices – la parité est à la mode. Or, il faut reconnaître que les élections de juin 1968 (80% de votants) éructant d’une chambre dite “Bleue CRS“, après les évènements de Mai et ses 13 millions de grévistes soutenus par une bonne partie de la population, sembla donner de la consistance à la formule. Et ce ne sera pas la dernière fois… Ou bien serait-ce à chaque fois pareil ? 

Mais alors que faire ? Rétablir le suffrage censitaire qui, de fait, existe en filigrane ? Ou bien considérer que malgré tout ce qui peut en condamner l’exercice d’un point de vue idéal - qui serait le point de vue d’où l’on peut se définir “citoyen“ actif et conscient admettant néanmoins la règle majoritaire (ce qui n’est pas sans poser problème !) – son existence pèse d’un poids suffisant pour freiner les dérives du pouvoir sans toujours les contenir. Les Nazis sont arrivés au pouvoir et s’y sont maintenus sans jamais avoir obtenu la majorité absolue des suffrages. 

Le suffrage universel arme de dissuasion (momentanée) contre les pouvoirs autoritaires, les dictatures ou leurs variantes plus ou moins douces. Tout à fait personnellement j’adopte ce point de vue, sans enthousiasme.

« Ce qui me fait dénoncer, ajoute-t-il, l'idée dominante et si fausse de l'équation "élection = démocratie"... Etant admis le principe que la forme démocratique d'un Etat ne peut apparaître qu'avec la séparation et (plus encore) la limitation de ses pouvoirs... Et cela compte infiniment plus que l'élection de ses représentants qui consiste, au contraire, à leur donner le pouvoir... ». J’aurais tendance à dire que le pouvoir ne se reçoit pas mais qu’il se prend ; nous ne l’offrons pas : ils nous l’extorquent. Par conséquent, et quel que soit le cas de figure, avec ou sans élections, limiter le pouvoir de l’Etat ne peut se concevoir que dans une bataille menée en permanence et sans relâche contre ceux qui le possèdent et n’ont d’autre ambition que de gagner toujours plus de terrain, d’augmenter sans fin leur puissance, posséder le plus de dérogations possibles vis-à-vis de la loi commune. La séparation et la limitation sont à ce prix : lutter et inventer et, pour le moment, on ne voit guère d’autres laboratoires que ceux de la Puerta del Sol ou de Occupy et quelques autres très nombreux mais dont on ne sait pas grand chose. 

Ce sont des tentatives. Il n’y a pas de solution miracle, seules les dissolutions en donnent l’illusion. Mais il faut continuer à chercher… ce que l’homme est capable de supporter sans disparaître à ses yeux. Reste que “limiter“ c’est endiguer, mettre des obstacles sur les cheminements du pouvoir qui s’avance sur nous. Un contre-pouvoir…c’est déjà du pouvoir : à rebours sans doute mais reconstitué parce qu’il y a urgence, parce qu’il devient tout à coup expressément nécessaire de prendre la “décision qui s’impose“ (à qui ? Par qui ?). Avec pragmatisme, ici aussi il en faut, les limites sont à poser dans le temps qui s’écoule : abréger la durée des mandats, les abroger si nécessaire pendant l’exercice, en attendant mieux. 

 

Publié sur http://rene.merle.charles.antonin.over-blog.com/article-robert-pollard-la-mer-de-chine-105764773.html

 

Par Vendémiaire - Publié dans : Histoire, textes fondamentaux, débats...
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Dimanche 3 juin 2012 7 03 /06 /Juin /2012 19:06

Espagnols et Portugais n’hésitent plus à migrer vers le continent pour chercher du travail

mercredi 30 mai 2012 / par Assanatou Baldé

 

Frappé de plein fouet par la crise économique mondiale, l’Europe a vu les conditions de vie de ses populations se durcir. Pour fuir la misère dans leur pays, certains Européens n’hésitent plus à migrer vers l’Afrique en espérant trouver du travail.

L’Afrique, nouvel Eldorado des migrants européens ? Les Africains ne sont plus les seuls à émigrer pour des raisons économiques et améliorer ainsi leurs conditions de vie. Les Européens sont eux aussi de plus en plus nombreux à migrer. Ces nouveaux migrants se dirigent de plus en plus vers le continent en espérant trouver du travail. A la mi-avril, les gardes côtes algériens ont mis la main sur quatre immigrés clandestins espagnols sur la façade maritime Ouest, comme le rapporte le quotidien algérien Liberté, dans son édition du 17 avril 2012. Il s’agit ici d’un fait très inattendu, puisque, en général, ce sont les immigrés africains qui sont interceptés aux abords des côtes espagnoles.

 

Rêves d’exil vers les terres africaines

La raison qui a poussé ces quatre jeunes Espagnols à migrer vers les terres africaines ? La crise économique mondiale qui mine l’Espagne depuis plusieurs années. Ces jeunes comptaient se diriger vers Oran qui compte de multiples sociétés espagnoles. Ils espéraient ainsi être embauchés par l’une d’entre elles. Selon Liberté, ils ont perdu leur travail au sein d’une société qui a fait faillite en Espagne et fait une demande de visas pour migrer en Algérie.

Les Espagnols ne sont pas les seuls en Europe à rêver de trouver un emploi en Afrique. Leurs voisins portugais sont également nombreux à tenter leur chance en Angola, ex-colonie portugaise. Le 2 février, vingt Portugais ont été interpellés à l’aéroport de Luanda, capitale angolaise, par le service des migrations et des étrangers. Ils ont été renvoyés par la suite vers Lisbonne, la capitale portugaise car leurs visas étaient considérés comme faux par les autorités angolaises. Ces migrants ont affirmé à une chaine de télévision avoir été enfermés dans une salle de l’aéroport où ils auraient été menacés.

 

42 travailleurs au noir portugais expulsés d’Angola

Le ministre des Affaires étrangères portugais a tenté de calmer la situation, promettant de « rechercher, avec les autorités angolaises, les voies et moyens pour prévenir ce genre de problèmes ». Selon un responsable angolais des services de migration, « ces Portugais se sont vu refuser l’entrée sur le territoire angolais pour diverses raisons : manque de moyens de subsistance, visa expiré, mauvais état du passeport, non-paiement d’une amende pour un précédent séjour illégal en Angola et outrage à l’autorité ».

Le nombre d’immigrés portugais fuyant la crise économique au Portugal pour l’Angola est en effet en forte augmentation. En juillet 2011, quarante deux portugais qui travaillaient au noir en Angola ont été expulsés. Face à ce flux qui prend de l’ampleur, « l’Angola ne fait qu’appliquer de manière rigoureuse les bonnes pratiques internationales en matière de migration », assure ce responsable angolais.

 

« Et si les jeunes Européens traversaient la Méditerranée pour émigrer ? »

L’Angola et le Portugal ont pourtant signé un accord le 15 septembre 2011 qui vise à faciliter les conditions d’octroi des visas d’entrée entre les deux pays. Cet accord conclu à Lisbonne par Georges Chikoti, ministre angolais des Affaires étrangères et son homologue portugais Paulo Portas, permet aussi des entrées multiples dans les deux pays ou la prolongation du séjour si le visa expire.

La presse portugaise n’a pas manqué de faire le constat de l’augmentation du nombre de migrants portugais en Angola. Selon un quotidien de Lisbonne, en 2006, seulement 156 visas de Portugais en partance vers l’Angola étaient recensés. En 2011, leur nombre a explosé, atteignant 23. 787. En 2012, on compte près de 100 000 Portugais résidant en Angola, soit le triple des Angolais installés au Portugal. Une migration que les autorités portugaises encourageraient, selon le journal camerounais Camer.be. Un éditorialiste portugais indiquait d’ailleurs récemment : « La vieille Europe déprime. La zone euro est au bord de l’implosion et la récession menace. En Afrique, la croissance économique se maintient. Et si les jeunes Européens traversaient la Méditerranée pour émigrer ? » Et si un jour l’Afrique devenait un réel Eldorado pour tous ceux qui souhaitent fuir la misère en occident ?

 

Assanatou Baldé

 

Lire aussi :

 Hassan El Arabi : « En Espagne, il n’existe pas de problème d’immigration mais un problème d’émigration »

 Des Marocains se révoltent dans le camp de Busmantsi

 La Guinée, deuxième pays demandeur d’asile en Belgique

 

Publié par http://www.afrik.com/article25798.html

Par Vendémiaire - Publié dans : Europe
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Dimanche 3 juin 2012 7 03 /06 /Juin /2012 19:05

Par Jacques Sapir  |  21 mai 2012    

Directeur d’études à l’EHESS et directeur du CEMI-EHESS

La situation économique dans la zone euro continue à se dégrader rapidement.

En Grèce, avec la double annonce de la suspension des négociations avec le FMI et de la suspension des prêts de la BCE aux banques, la panique bancaire (bank run) modérée que l’on connaît actuellement peut à tout moment s’amplifier et devenir incontrôlable. Il faut se souvenir qu’en Russie, en 1998, ce fut une telle panique qui sonna la fin du système économique eltsinien. En 5 jours, les banques étaient exsangues et le gouvernement contraint de déclarer un défaut et de laisser flotter le rouble, ce qui aboutit à sa dévaluation de 50 %. Si le système bancaire grec s’effondre dans les prochains jours, il n’y aura plus d’arguments, autres que politiques, pour refuser un défaut et une sortie – à terme – de l’euro.

En Espagne, l’adjudication, le 17 mai, d’une somme de 2,54 milliards d’euros s’est faite dans de mauvaises conditions. Les taux à 4 ans sont montés au-dessus de 5 % et les taux à dix ans atteignent 6,3 %. Le rapprochement rapide des taux « courts » avec les taux « longs » est un symptôme indubitable d’une crise de liquidité. L’Espagne est désormais dans la même situation qu’au début de novembre 2011.

La dégradation de la note de 16 banques espagnoles par l’agence de notation Moody’s est logique quand on sait que le pourcentage de crédits non remboursés atteint désormais 8,1 % de l’encours total. Et ce chiffre n’est qu’une moyenne. Dans certaines banques, on atteint des taux de plus de 10 %. Le pays est coincé entre une récession qui provoque un taux de chômage historique et une crise bancaire massive, qui vient de l’insolvabilité des ménages. Ceci avait été annoncé en septembre dernier.

La solution est que l’État prenne à son compte les dettes privées dont le montant se situe désormais entre 170 et 250 milliards d’euros. Sous la menace d’une panique bancaire - qui peut se déclencher très rapidement -, le gouvernement ne pourra plus tergiverser et devra demander à bénéficier de l’aide du Fonds européen de stabilité financière (FESF). Cette situation entraîne une aggravation rapide de la crise en Italie (où les taux à 10 ans ont atteint 5,8 %), au Portugal (déjà sous perfusion du FESF) mais aussi en France où l’écart des taux avec l’Allemagne a atteint ces derniers jours 1,4 % (142 points de base).

La mécanique de la crise de l’euro s’est bel et bien remise en marche, en fait dès la fin du mois de mars. Cette crise s’accélère et se généralise avec la concomitance des problèmes grec et espagnol. Si une panique bancaire se produit en Espagne, ou si le même mécanisme s’accélère en Grèce, la question d’un effondrement à très court terme de la zone euro ne pourra plus être éludée. Faute de réponses structurelles, aujourd’hui impossibles - tant pour des raison politiques qu’institutionnelles -, une dissolution ordonnée de cette zone apparaît comme la seule solution susceptible de préserver l’avenir et de permettre la survie de mécanismes de coordination monétaire.

 

Jacques Sapir  

Publié sur http://www.medelu.org/Vers-une-dissolution-ordonnee-de

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Dimanche 3 juin 2012 7 03 /06 /Juin /2012 19:04

 

Communiqué du Parti communiste d'Irlande

Le Parti communiste d'Irlande salue les centaines de milliers de nos concitoyens qui, en dépit des intimidations et des chantages exercés par l’État et leur maîtres à Bruxelles et Francfort, ainsi que par une large frange des médias, ont voté contre ce traité instituant l'austérité à perpétuité.

 

Une fois encore, la classe ouvrière est allé aux urnes par centaines de milliers pour voter « Non », tout comme de nombreux petits commerçants, travailleurs indépendants, petits paysans et chômeurs – tous refusant de se mettre à genoux et de céder aux intimidations. Ils ont tenu bon pour eux-mêmes, leurs familles, leurs quartiers, et leur pays.

 

Nombreux parmi ceux qui ont voté « Oui » l'ont fait par crainte et appréhension sur ce que l'avenir nous réserve. Ce que le résultat révèle n'est pas la volonté du peuple mais bien plutôt ses peurs.

 

Alors que le gouvernement a pu s'assurer un vote positif, il a sans doute perdu la confiance que le peuple a pu un moment placer en lui. C'est particulièrement vrai pour le Parti travailliste. Ce qui l'attend à la prochaine élection, c'est un sort identique à celui qu'ont connu le Parti vert et le Fianna Fáil.

 

C'est tout aussi vrai pour des franges importantes du mouvement syndical, ceux qui ont mené une campagne active pour le « Oui » tout comme ceux qui sont restés muets, refusant de s'opposer à la ligne du Parti travailliste. Ils vont être de plus en plus dépassé par une situation nouvelle qui nécessite une direction plus résolue et des solutions plus radicales que celles qu'ils sont manifestement en mesure de concevoir, encore moins de mettre en œuvre.

 

Ce traité, avec son jumeau, le Mécanisme européen de stabilité, n'offrira ni la stabilité ni la croissance, tout comme il n'offrira pas de solution à la crise profonde au cœur du système. Cela ne fera en réalité qu'approfondir leur crise. La crise de la dette, à la fois dans cet État et dans l'ensemble de l'UE, n'est rien d'autre qu'un symptôme d'une crise plus profonde, celle du système lui-même.

 

La dette socialisée du grand capital ne va pas disparaître, et ce gouvernement est incapable de faire la moindre chose à ce sujet, si ce n'est d'être pendu aux basques de l'Allemagne dans l'espoir de récolter quelques miettes de répit.

 

Il existe désormais clairement une plate-forme importante sur laquelle on peut construire une véritable résistance populaire à ce gouvernement et à l'UE. Les forces pour donner un nouveau cap à notre pays, pour remplacer la peur par l'espoir, pour transformer la colère en force, pour construire un autre pays : une Irlande égalitaire.

Traduction JC

 

 

Source : « Solidarité Internationale PCF »

 

Publié sur http://eldiablo.over-blog.org/article-les-communistes-irlandais-sur-le-oui-au-pacte-budgetaire-europeen-une-victoire-de-l-intimidati-106276075.html

 

 

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Dimanche 3 juin 2012 7 03 /06 /Juin /2012 19:02

De : STRATÈGE

 samedi 2 juin 2012 (16h08) :

 CHÔMAGE RECORD DANS LA ZONE EURO

 Le taux de chômage dans la zone euro a atteint en avril le niveau record de 11% de la population active.
 17,40 millions de personnes étaient au chômage en avril soit 110.000 de plus que le mois précédent. Il s’agit du douzième mois consécutif au cours duquel le chômage a atteint ou dépassé le seuil de 10%. En un an, 1,79 million de personnes sont venues grossir les rangs des sans emploi.
 C’est l’Espagne où plus d’un jeune sur deux de moins de 25 ans est sans emploi, qui a le taux de chômage le plus élevé d’Europe (24,3%). Suivi de la Grèce avec 21,7%.
 En France où le nombre de chômeurs de plus de 50 ans a explosé sur un an (+15,6%), le chômage a augmenté pour le douzième mois consécutif au mois d’avril, tandis que 45.000 emplois sont menacés par des plans sociaux en cours ou à venir.
 En revanche, les taux de chômage officiels les plus bas ont été enregistrés en Autriche (3,9%), au Luxembourg et aux Pays-Bas (5,2% chacun) ainsi qu’en Allemagne (5,4%).
 Mais il serait étonnant que ces pays ne finissent pas par être touchés par le marasme général qui selon toute vraissemblance, étant donnée la conjoncture internationale, car nous ne sommes pas seuls, va continuer à gagner du terrain.
 Le plus grave c’est qu’il n’y a pas de perspective de sortie de crise et que certains experts commencent à se demander si cela ne signifierait pas la fin de la croissance, dans un système qui serait arrivé au terme de son évolution.
 Auquel cas les petits rafistolages par ci par là pour sauver ce système ne serviraient à rien et il faudrait se diriger vers une mutation historique.

 

Publié sur http://bellaciao.org/fr/spip.php?page=article_txt&id_article=128201

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Sous l'effet des interrogations liées à l'ampleur de la crise systémique actuelle et des difficultés rencontrées par les tenants de l ...

·   Jean SALEM, Marx et le matérialisme antique
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samedi 8 octobre 2011 Paris, Sorbonne, Amphithéâtre Lefebvre

 

Chansons

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L'Affiche rouge / Catherine Sauvage

 

Bandiera rossa
BELLA CIAO
La Butte Rouge

 

 

La Carmagnole

 

 

Sur la commune / Serge Utgé Royo  

 

 

La Commune / Jean Ferrat

 

 

La Oommune est en lutte / Serge Utgé Royo 

 

 

Déserteur / Boris Vian
 

 

Cloire au 17e / Montéhus

 

 

L'Internationale / Choeur du Bolchoï

 

Sur la route / Gaston Couté

 

 

Ah ! les salauds ! / Aristide Bruant

 

 

Le temps des cerises / Jean Lumière 

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