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Le site http://jooble-fr.com/

vous propose des annonces d'offres d'emploi nationales et internationales.


Les offres qui vous seront envoyées par mail proviennent de différentes sources, et ne préjugent en rien des conditions de travail et des salaires. Il vous appartient de vous en assurer le cas échéant.

 

Le site est d'utilisation simple et l'inscription est gratuite.

 

http://jooble-fr.com/

 

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Quelques conférences

Chansons

  Avant d'écouter les enregistrements ci-dessous, attendez la fin de la musique de fond du blog...

 

L'Affiche rouge / Catherine Sauvage

 

Bandiera rossa
BELLA CIAO
La Butte Rouge

 

 

La Carmagnole

 

 

Sur la commune / Serge Utgé Royo  

 

 

La Commune / Jean Ferrat

 

 

La Oommune est en lutte / Serge Utgé Royo 

 

 

Déserteur / Boris Vian
 

 

Cloire au 17e / Montéhus

 

 

L'Internationale / Choeur du Bolchoï

 

Sur la route / Gaston Couté

 

 

Ah ! les salauds ! / Aristide Bruant

 

 

Le temps des cerises / Jean Lumière 

27 mars 2016 7 27 /03 /mars /2016 05:08

Le projet de loi présenté au Conseil des Ministres va arriver à l’Assemblée Nationale. C’est sous la pression de la mobilisation sociale des jeunes et des salariés que le débat va s’ouvrir. La journée du 24 mars a été une nouvelle démonstration de rejet du projet de loi El Khomri. Cette nouvelle étape annonce un 31 mars massif, puissant. Déjà des propositions sont faites à l’Assemblée pour une autre logique : une réelle amélioration du Code du travail, la valorisation du CDI, le renchérissement des heures supplémentaires, la réduction du temps de travail…

Mobilisation sociale et débat parlementaire sont désormais liés. La majorité de gauche à l’Assemblée peut produire un autre projet, rejeter celui proposé par Valls-Macron-El Khomri. En articulant pétition de masse (loi travail-non merci) , mobilisation dans la rue et débats parlementaires, on peut gagner.

Rien n’est plus important que de renforcer la mobilisation sociale

C’est de la mobilisation, en premier lieu, que dépend le sort du projet de loi El Khomri. Si elle n’est pas retirée, c’est le démantèlement du Code du travail. Si elle est retirée, c’est alors la possibilité, à l’inverse, d’une loi de progrès social pour l’emploi renforçant les droits, encadrant la précarité pour la faire baisser, améliorant les conditions de travail…

Aider à la réussite du 31 mars, c’est le rôle de toutes celles et tous ceux qui sont opposés à la régression sociale. Au-delà du 31 mars, il y aura d’autres échéances de mobilisation à construire tout au long du débat parlementaire. Et pourquoi pas des manifestations, dans toute la France un samedi ou un dimanche pour favoriser la participation de toutes et de tous ? Le 80e anniversaire de la victoire du Front populaire en mai peut coïncider avec une nouvelle journée de mobilisation. Une célébration vivante, 80 ans après, de mai-juin 1936. Le signe que de nouvelles conquêtes sociales sont possibles.

Ouvrir, ensemble, une perspective politique

Ce lien entre mobilisation sociale et 80e anniversaire du Front Populaire, c’est le moyen de faire le lien entre mobilisation sociale de 2016 et perspectives politiques en 2016-2017. La mobilisation a besoin d’un débouché et peut y aider. Il y a certes le débat parlementaire sur la loi El Khomri, pour une loi de progrès social. Mais il y a aussi besoin de débattre plus largement des bases d’une politique alternative. Car avec le rejet de la loi Valls-Macron-El Khomri s’exprime aussi plus globalement le rejet d’une politique économique et sociale pro-libérale, le rejet du néo-conservatisme illustré par l’état d’urgence et le débat sur la déchéance de nationalité.

Le fonctionnement institutionnel de la Ve République est lui aussi mis en cause : refus du 49-3, de la prééminence de l’exécutif, besoin d’être représentés et entendus.

Débattre d’une plateforme politique de toute la gauche et des écologistes est la seconde tâche des socialistes. Les exigences du peuple de gauche sont nombreuses, elles doivent s’exprimer ! C’est l’urgence à gauche. Débattons-en dans des milliers de débats citoyens, avec les jeunes et les salariés mobilisés. C’est sur cette base que pourront se décliner les mesures d’urgence d’une majorité et d’un gouvernement rose, rouge, vert. L’heure n’est pas aux jeux politiciens, au bal des égos. L’heure n’est pas aux candidatures. Il faut préalablement discuter, et partager dans des forums, les bases et les orientations communes que de telles candidatures pourraient ensuite porter.

Organisons partout des réunions en ce sens, créons des collectifs ouverts, pluralistes…

Ensuite seulement, et avec la dynamique créée, ce sera le temps des primaires de toute la gauche pour 2017, des candidatures communes aux législatives. Et trouver le bon, les bons candidat-e-s.

Priorité à la mobilisation, priorité au débat citoyen pour un projet alternatif et des mesures d’urgence. Priorité à l’unité dans nos entreprises, nos lycées, nos facs, nos villes pour gagner.

 

www.democratie-socialisme.org

26 mars 2016 6 26 /03 /mars /2016 21:49

jeudi 17 mars 2016

La ratification de l’accord UE-Ukraine qui s’est faite en France en catimini fera l’objet d’un référendum le 6 avril 2016 aux Pays Bas. Une nouvelle occasion pour les Néerlandais de dire NON ?

 

Grâce au zélé gouvernement Hollande-Valls, comme dans la plupart des autres pays de l’Union européenne, la ratification de l’accord UE-Ukraine* s’est faite en catimini. Moins de trois heures de débat à l’Assemblée et au Sénat. Aucun écho médiatique et silence des parlementaires. Cela pour cacher les lourdes implications politiques et économiques de cet accord. Aux Pays Bas, les citoyens ont arraché l’organisation d’un référendum.

Pour le grand patronat des pays de l’UE, l’Ukraine va devenir un nouvel Eden pour les délocalisations. La main d’œuvre y est encore « meilleur marché » que dans les pays de l’est membres de l’UE. Les droits sociaux, ou ce qu’il en reste, vont être tirés vers le bas. Les répercussions sont très négatives aussi pour le peuple ukrainien : le libre échange entre l’UE et l’Ukraine met automatiquement fin au libre échange entre l’Ukraine et la Russie (la Russie rentrerait sinon dans la même zone que l’UE). Or l’économie et en particulier ce qui reste de l’industrie en Ukraine est historiquement complémentaire de celle de la Russie. Concurrencée directement et « librement » par l’UE, elle va péricliter rapidement et entraîner chômage et pauvreté.

Enfin, l’accord d’association avec l’Ukraine risque d’introduire en Europe l’une des dispositions les plus dangereuses du traité de libre-échange entre l’UE et les Etats-Unis (TAFTA) : la possibilité pour les multinationales d’attaquer les Etats devant un tribunal arbitral international. Une fois de plus, le gouvernement « socialiste » n’a pas hésité à porter atteinte à la souveraineté de la France.

C’est donc pour empêcher son gouvernement de ratifier cet accord que peuple néerlandais a obtenu la tenue d’un référendum. 428 000 signatures ont été rassemblées lors d’une campagne « citoyenne », bien plus que les 300 000 requises par la Constitution. Le résultat sera considéré comme valide si la participation dépasse 30%. Certes le référendum sur l’accord d’association entre l’UE et l’Ukraine est non contraignant mais si le non l’emporte le gouvernement néerlandais sera en difficulté puisqu’il devra choisir : soit se soumettre à la volonté populaire (nombre de partis font campagne pour le NON) ou passer outre. Rappelons qu’en 2005, le peuple néerlandais avait, quelques jours après le peuple français, voté NON au projet de « constitution européenne ». Depuis, aux Pays Bas comme en France, le rejet populaire de l’UE n’a fait que s’amplifier. Le 6 avril prochain, les Néerlandais pourront à nouveau l’exprimer dans les urnes.

*En 2013, c’est le refus de l’accord avec L’UE, par le gouvernement légal de l’Ukraine, qui a déclenché la crise, le coup d’Etat et la guerre avec l’ingérence de l’Otan et de l’UE. S’en est suivi le soutien de l’UE au pouvoir putschiste du président Porochenko qui sombre dans la faillite, la corruption et la bienveillance à l’égard des groupes néonazis.

 

http://www.m-pep.org/Le-6-avril-les-Neerlandais-rejetteront-ils-le-rejeton-du-TAFTA

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26 mars 2016 6 26 /03 /mars /2016 21:06

 

Le RPS-FIERS se joint à tous ceux qui ont exprimé soutien et solidarité au peuple belge.  Au-delà des émotions, nous devons non seulement analyser la situation dans un contexte international donné mais  proposer des solutions pour qu'un terme soit mis à cette période de montée des périls. La question soulevée par  ces attentats après ceux survenus en France en 2015 dépasse l'Europe mais, loin de les disqualifier, elle renvoie  au niveau des Etats nations où tout peut et doit se régler. 

 

Évidemment les causes directes du terrorisme plongent leurs racines dans les différentes guerres du Moyen Orient avec leurs effets funestes, cataclysmiques là-bas comme ici.  Madame  Clinton reconnait que les États Unis ont ouvert la boite de Pandore, il y a 20 ans, avec la création d'Al Quaida

https://www.youtube.com/watch?v=Osc2o5Vs4Z8).

L'essor de l'Etat islamique  s'est nourri de  tous les conflits qui avaient pour but d'imposer la loi du monde libre en Afrique du nord et au Moyen Orient (Libye, Irak, Syrie...).

 

 Au niveau international, les États-Unis n'ont de cesse de conserver leur leadership mondial. C'est une constante. L’impérialisme américain ne peut tolérer des relations multipolaires respectant la souveraineté des nations et qui pourraient constituer un frein. Le complexe militaro-financier qui dicte la politique de Washington est prêt à tout pour garder son pouvoir sans partage. Tous les États qui ont réussi leur émancipation en Amérique du sud durant ces deux dernières décennies,  l'Argentine, le Venezuela, le Brésil et la Bolivie et l'Equateur  très prochainement... sont en train d’être touchés par la machine de guerre Yankee et sur le point de perdre leur  souveraineté et leur démocratie.

 

 

En Afrique, la déstabilisation des Etats n'est pas un phénomène nouveau, mais là aussi, les États Unis mènent une guerre par procuration grâce à l’Union européenne et à la France en particulier qui se positionne en première ligne dans  ces opérations ; son passé colonial africain et son allégeance à l'ami américain  expliquent cette situation.

 

 

 Deux grands blocs s'opposent sur la scène mondiale comme au temps de la guerre froide tant  sur le plan  idéologique  que sur le plan économique avec en toile de fond la course à l'énergie. D'un côté les BRICS  : la Russie, l’Inde et la Chine gardent le cap (plus de la moitié de la population mondiale), les autres pays du groupe sont fragilisés. 

De l’autre côté,  l'Amérique du nord ( USA & CANADA), ses alliés de l' OTAN dont l'UE et Israël.

L'Union Européenne, comme l'Afrique, l'Amérique du Sud ou le Moyen Orient sont des champs expérimentaux d'une future dictature mondiale où l'humanité toute entière serait au service de la fortune d'une infime minorité et sous le joug de leur pouvoir sans limites. Le système de la mondialisation a été mis en place et imposé à cette fin. Les accords de libre échange  CETA, TAFTA, TISA, ALENA entre autres...doivent assurer les infrastructures et le tiroir caisse. 

 

Deux dangers menacent cependant l'empire et sa trajectoire : le déclin du pétrodollar et l'érosion de l'Union européenne. 

 - Certains pays mettent déjà en place des transactions basées non plus sur le pétrodollar mais sur des monnaies nationales ( Russie, Chine, Inde...).

- L'Union européenne donne des signes de faiblesse : il n'y a plus cette unanimité des 28 sur tous les domaines. La paupérisation grandissante révèle le vrai visage de l'UE. Des appels à la  sortie de l'Union commencent à se faire jour : la Grande Bretagne, la Finlande, La Pologne, l'Autriche...Pour les intérêts des Etats Unis, l’Union Européenne ne doit pas imploser maintenant, car c’est l’outil idéal pour inféoder les peuples et les nations au service de la finance. Le système de l'Union européenne constitue un bastion  stratégique  qui doit être arrimé au bloc atlantique. Tout rapprochement avec la Russie annoncerait le crépuscule de l’Empire. 

 

 

 Tout serait donc fait pour faire disparaître toute contestation de l'empire, y compris la guerre en son sein sous la forme du terrorisme. Un nouveau choc dans la stratégie?

Pour le RPS-FIERS, une chose est certaine : ceux qui dirigent nos pays sont entièrement inféodés à ceux qui dirigent l'Empire. Nous ne devons rien attendre d'eux, sinon le pire : en France, toutes les lois de régression sociale dictées et imposées par les traités européens ; dans toute l'Europe, la déferlante du TAFTA et du CETA  qui entrera en vigueur provisoirement fin 2016 et avant la ratification des parlements nationaux grâce à un article du traité de Lisbonne ; en Afrique et au Moyen Orient, la poursuite des guerres coloniales d'un autre type.

 

Seuls les peuples ayant recouvré  leur souveraineté dans le cadre de leurs états nations pourront faire échec à ce plan diabolique.

Pour le PRS-FIERS, la souveraineté du peuple doit s'exercer aux prochaines élections législatives de 2017 pour imposer la souveraineté nationale et les valeurs de la République.

Les citoyens  républicains des deux rives doivent s'unir enfin, comme au moment du CNR  et décider de former les bataillons victorieux pour porter au Parlement des citoyens responsables et soucieux du bien commun.

 

rps.fiers@gmail.com

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26 mars 2016 6 26 /03 /mars /2016 19:49

Prosterné devant l’Union Européenne et le MEDEF, le gouvernement, avec la complicité de L. Berger, le patron de la CFDT, a tenté de dynamiter la mobilisation en présentant une version légèrement modifiée de la loi «travail». Mais le fond de la loi reste le même, une destruction des dernières garanties collectives offertes aux salariés par le Code du Travail. En 1995, Juppé avait procédé de la même façon en tentant de briser le mouvement de grève avec l’aide de Notat, la patronne du syndicat «réformiste». En 2003 la CFDT a poignardé dans le dos les mouvements de protestation contre différentes réformes du gouvernement exigées par Helmut Kohl (retraites des fonctionnaires, régionalisation des TOSS) ; idem en 2007 (retraites des cheminots), en 2010 (retraite à 62 ans), mais aussi l’A.N.I. (préciser ce que ça veut dire), la baisse des indemnisations chômage dans le cadre des ASSEDIC, le report de fait de la retraite à 63 ans dans le cadre de la négociation AGIRC-ARCO sur les complémentaires.

On se souvient aussi de la manière dont a été trahi le mouvement des sidérurgistes de Florange quand leur chef de file cédétiste, le dénommé Martin, est soudain devenu le chef de file du PS aux européennes en Lorraine. Déjà dans les années 80, le père de François Chérèque, alors leader des sidérurgistes CFDT, avait été nommé superpréfet de Lorraine par Mitterrand pour que le pouvoir puisse tranquillement fermer la sidérurgie française en échange de quelques «investissements » d’État dans cette région, notamment un… Parc des Schtroumpfs qui a fermé à peine ouvert !

Dans l’Éducation nationale, le SGEN-CFDT est lui aussi de toutes les contre-réformes sous couvert de «modernité»; notamment il a soutenu la contre-réforme Fillon, la contre-réforme Chatel et la contre-réforme des collèges avec ses amis de l’UNSA dont les liens avec le PS sont transparents. N’oublions pas non plus les innombrables cas où la CFDT nationale a tiré dans le dos des grévistes CGT, FO et SUD, notamment à la SNCF ou à Air-France, renchérissant même sur les insultes de Valls contre les cégétistes qui ont eu le malheur de bousculer un coupeur de tête patronal : une chose est de ne pas faire grève, une autre de briser la grève d’autrui et d’aller ensuite se présenter aux salariés comme celui qui a obtenu des concessions alors que le gouvernement a pris appui su vous pour casser le mouvement au prix de concessions anecdotiques…

 

Alors que l’adoption du projet Valls / Macron, El Khomri détruirait le Code du travail, annoncerait la casse du statut de la fonction publique et de ce fait, affaiblirait décisivement la capacité ultérieure de lutter et de faire grève des salariés français, la Commission Luttes et syndicalisme du PRCF appelle les communistes, les travailleurs conscients, les syndicalistes DIGNES DE CE NOM :

 

- A rejeter tout rapprochement des syndicats engagés dans l’action avec les directions nationales de la CFDT et de l’UNSA, ces cheval de Troie du patronat, de l’UE et du gouvernement. Bien entendu, nous ne confondons pas les états-majors syndicaux qui trahissent la classe ouvrière avec les militants de base et les adhérents sincères de la CFDTet de l'UNSA qui luttent à nos côtés.

 

- Appelle les travailleurs, les syndicats, les étudiants à construire en bas, dans les mobilisations, les conditions du «tous ensemble en même temps et jusqu’au bout», avec un vrai calendrier de luttes débouchant sur le blocage des profits patronaux, ce qui permettra de battre les sociaux-traitres au pouvoir et leurs collabos de la droite et des «syndicats » jaunes.»

 

D'UNE SEULE VOIX

31 MARS 2015

MANIFESTATION NATIONALE A PARIS

POUR LE RETRAIT TOTAL DE LA « LOI TRAVAIL » de

Valls – Macron – El Khomri - UE

 

PRCF – INFO LUTTES

N° 12 – SEMAINE DU 21 AU 27 MARS 2016

26 mars 2016 6 26 /03 /mars /2016 18:45

25 mars 2016 Révolution

 

L'annonce du projet de loi Travail a suscité une hostilité immédiate et massive. A cela deux raisons fondamentales : 1) Cette loi est une offensive majeure contre les salaires et les conditions de travail de millions de personnes ; 2) Cette offensive intervient après des années de crise économique, de régression sociale et de contre-réformes. La coupe est pleine !

 

Face à la mobilisation des travailleurs, des lycéens et des étudiants, le gouvernement manie la carotte et le bâton : la carotte pour les dirigeants syndicaux (dégel du point d'indice des fonctionnaires, "concessions" à la CFDT), le bâton contre les jeunes (violences et provocations policières du 17 mars). Le gouvernement a très peur de la mobilisation des jeunes, parce qu'elle peut jouer un rôle important dans la radicalisation de l'ensemble des travailleurs. Toute l'histoire du mouvement ouvrier international en atteste - à commencer par la révolution de Mai 68, en France.

 

Lors de cette réunion publique, nous discuterons des perspectives pour le mouvement contre la loi Travail et des moyens de garantir sa victoire, à la lumière des grandes luttes passées : CPE, Mai 68...

 

Venez nombreux !

 

 

Mardi 29 mars à 18h

Maison des Initiatives Etudiantes - Salle du conseil, 2e étage
50 rue de Tournelles - Métro Bastille ou Chemin-Vert

19 mars 2016 6 19 /03 /mars /2016 23:58

Par le Parti de l’émancipation du peuple (ex-M’PEP).

Le 10 mars 2016.

Après la reddition d’Alexis Tsipras devant le système de Bruxelles, le Premier ministre grec qu’elle avait soutenu avec enthousiasme, la « gauche de la gauche » européenne s’agite en tous sens pour retrouver un peu de crédibilité. Mais comme elle reste farouchement opposée aux seules mesures qui permettraient de débloquer la situation – la lutte pour la sortie de l’euro et de l’Union européenne, c’est-à-dire la lutte contre l’ordre néolibéral mondial – elle en est réduite à des manœuvres de diversion. Il s’agit de faire semblant de s’opposer. Tout est alors question de rhétorique. Monsieur Laurent, du PCF, ne s’y essaye même plus, il a carrément rallié le PS sur ces questions et arbore à sa boutonnière une épinglette du drapeau européen ! Messieurs Mélenchon, Lafontaine, Varoufakis quant à eux rivalisent dans une surenchère verbeuse contre l’Union européenne. Mais ce n’est que du vent. L’essentiel – sortir de l’euro et de l’Union européenne – reste désespérément absent de leurs diatribes. Tel est leur nouvelle vocation : constituer le dernier rempart – avec l’extrême droite – de protection de l’Union européenne en entraînant les citoyens excédés par ce système dans des impasses.

C’est pourquoi nous publions avec son autorisation l’éditorial de Pierre Levy, rédacteur en chef de Ruptures, paru dans l’édition du 25 février 2016. Notre parti est en effet en accord complet avec son point de vue.

TRISTE TROPISME

« Il faut démocratiser l’Europe. Face au danger de retour en arrière chauvin vers le cocon illusoire des États-nations, convoquons une convention qui donnerait à celle-ci une véritable constitution d’ici 2025 ». Qui vient d’énoncer ces conseils aussi originaux que lumineux ? Jean-Claude Juncker ? Mario Draghi ? Angela Merkel ? Ou bien Valéry Giscard d’Estaing, dans un fulgurant retour sur la scène européenne ?

C’est en réalité Yanis Varoufakis qui propose ces perspectives d’avenir. L’ancien ministre grec des Finances, qui fut un temps présenté comme « à la gauche » d’Alexis Tsipras, a mis en scène sa réapparition, à Berlin, le 9 février. Avec un objectif : créer un mouvement transeuropéen porteur d’un « Plan B » (encore un – à ce stade, il s’agit au bas mot d’un plan T !) pour une « autre Europe ». De nombreux « intellectuels de gauche » issus de différents pays étaient venus participer au show de celui qui fut docker au port du Pirée, pardon, professeur d’économie à l’université de Sydney, puis conseiller (2004-2006) du chef du Pasok, George Papandréou.

Pour ce qu’on en sait, cette étrange initiative a laissé de marbre les agriculteurs grecs acculés (comme leurs collègues français), tout comme les sidérurgistes britanniques ou les chômeurs espagnols. Elle retient cependant l’attention pour deux raisons : le moment choisi, et l’état d’esprit d’une certaine « gauche de la gauche » qu’elle traduit.

Le moment ? Il est marqué par une conjonction de crises majeures qui plonge la plupart des dirigeants européens dans un désarroi profond. On a déjà cité ici le président de la Commission évoquant « le bord de l’abîme » ou Michel Barnier s’effrayant d’une possible « dislocation ». Tentent-ils d’imaginer « le pire » pour espérer mieux le conjurer ?

Toujours est-il que Le Monde (09/02/16) vient de consacrer une pleine page à ce début de panique. Sa correspondante à Bruxelles rapporte ainsi la « supplique » désespérée du président de l’euro-parlement en direction des médias : « il faut que vous nous aidiez à remobiliser le camp des Oui à l’Europe, on ne l’entend plus ». Et notre consœur de décrire les dirigeants européens comme « tétanisés par l’impopularité de ‘leur’ Union » : « quoi qu’ils disent, les opinions publiques ne suivent plus. Les référendums sur l’Europe se succèdent et se ressemblent : après les Non grec et danois en 2015, ce sont les Non néerlandais (en avril) et surtout britannique qu’ils redoutent. L’Europe libérale, démocratique, ouverte, plus personne ne semble vouloir l’ « acheter » ».

Elle poursuit en citant l’euro-fanatique Alain Lamassoure (LR) : « avouons qu’on est dans le pot au noir, l’heure est très grave ». Et se fait l’écho de différents diplomates dont l’un confie : « on a l’impression qu’il n’y a plus rien hormis les égoïsmes nationaux ». Pour un autre, « avant, à chaque crise, on se disait qu’on allait rebondir ; aujourd’hui, on est submergés ». Du reste, une réunion (sans précédent) des six « membres fondateurs » de l’ex-CEE a été fébrilement convoquée, qui a solennellement appelé à « renforcer la cohésion de l’UE »…

Crise des migrants, crise de l’euro, et maintenant perspective de Brexit : jamais les élites européennes n’auront été aussi chahutées. Bref, conclut la rédactrice du Monde : « les rêves fédéralistes ? Envolés ».

Envolés ? Pas pour tout le monde, apparemment, puisque quelques responsables politiques résistent encore et toujours… au rejet populaire de l’intégration communautaire. Pathétique : quand les familles fondatrices de « l’aventure européenne » (chrétiens-démocrates et sociaux-démocrates) se désespèrent de leur propre impuissance, quand les peuples et les citoyens sont de plus en plus nombreux à comprendre la nocivité de l’Europe, c’est ladite (par antiphrase) « gauche de la gauche », ou du moins une partie d’entre elle, qui accourt et se présente en sauveuse de l’idée européenne – celle-là même qui a été inventée et mise en œuvre, six décennies durant, par les représentants des grands capitaux et autres multinationales…

Comme si un étrange et triste tropisme poussait certaines figures de la « gauche radicale » à se porter volontaire pour faire le sale boulot – le syndrome Tsipras, en quelque sorte, prêt à tous les renoncements pour peu que cela puisse préserver l’Europe.

Dans les salons bruxellois très privés, on sourit sans doute de cet attendrissant zèle des néophytes. Riez bien, messieurs. Car la suite pourrait vous être moins drôle.

Pierre Lévy

http://www.m-pep.org/La-diversion-des-plans-B-pour-eviter-d-aller-a-l-essentiel-la-necessite-de-la

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19 mars 2016 6 19 /03 /mars /2016 21:58

 

15 mars 2016

Hubert Prévaud (CGT Toulouse)

La loi Travail présentée par la ministre El Khomri est une attaque sans précédent contre les salariés, comme nous le détaillons dans l’article ci-contre. A la veille du 51e Congrès de la CGT, du 18 au 22 avril, cette attaque est une véritable provocation de la part du gouvernement. Beaucoup se demandent pourquoi le gouvernement prend de tels risques – et pourquoi maintenant.

Tout d’abord, cette remise en cause profonde du Code du travail répond à une nécessité du point de vue des intérêts de la classe dirigeante. Dans le contexte d’une crise économique globale, la compétition devient de plus en plus rude pour gagner des parts de marché. Les capitalistes cherchent à accroître la compétitivité de leurs marchandises en réduisant la part de richesses qui revient aux salariés, dans la production. De plus, étant donnée la profondeur de cette crise, ils veulent pouvoir se débarrasser des salariés à moindres frais, le moment venu.

Mais il faut aussi replacer cette offensive dans le contexte de l’état d’urgence, qui a créé un climat dont le gouvernement pensait profiter pour intimider les salariés, en particulier après la lutte des travailleurs d’Air France, en octobre dernier. Etant donnée la relative passivité des directions syndicales au niveau national, le gouvernement s’est dit que le moment était bien choisi pour frapper. La faiblesse invite à l’agression.

Nouvelle direction, même stratégie

Depuis que Martinez a remplacé Lepaon à la tête de la CGT, le discours est devenu plus radical, reflétant une radicalisation à la base. Martinez a fait un tour de France pour rentrer en contact avec des centaines de bases syndicales. Il a avancé la revendication de la semaine de 32 heures. Mais au-delà du ton plus radical dans les discours, il faut reconnaître que la stratégie n’a pas vraiment changé. La direction confédérale reste trop conciliante avec le gouvernement.

En témoigne la timide réaction face à l’état d’urgence. Il aura fallu la réaction des bases syndicales – et notamment de structures départementales, comme l’UD 75 – pour que la direction modifie sa position et s’oppose à l’état d’urgence.

En témoigne aussi la relative passivité face aux attaques contre les salariés d’Air France et de Goodyear. La direction de la CGT aurait dû lancer une vaste campagne contre la criminalisation de l’activité syndicale, à l’échelle nationale, qui aurait sans doute mobilisé de nombreux secteurs.

La CGT justifie souvent cette passivité par la recherche de l’unité syndicale. Cela revient à chercher le plus petit dénominateur commun avec la CFDT, dont la direction est de plus en plus intégrée à l’appareil d’Etat. Cette stratégie du « syndicalisme rassemblé » est toujours promue, hélas.

Ces dernières années, la plupart des journées d’action ont été un échec complet – non seulement en termes d’impact sur la politique gouvernementale, mais aussi en termes de participation, car les travailleurs savent qu’elles ne mènent à rien. Par crainte de perdre leur statut de « partenaire social », mais aussi le contrôle d’une mobilisation, les dirigeants confédéraux ne veulent pas sérieusement préparer un mouvement de grève reconductible. Pourtant, beaucoup ont compris que les journées d’actions ne suffisent plus et qu’il faut des méthodes d’action plus radicales pour faire plier le gouvernement. Les conditions sont aujourd’hui favorables à ce type d’action.

Quel projet politique ?

En fait, même une grève générale reconductible ne sera pas suffisante pour régler les problèmes des travailleurs. La grève générale est une action défensive. Or il faut aussi passer à l’offensive. Le mouvement syndical doit avoir un projet, une perspective politique. Il y a un besoin vital de « repolitiser » la CGT. Il faut préparer les travailleurs à une transformation fondamentale de la société. Car contrairement à ce qu’on entend souvent, la direction de la CGT a bien un programme politique, même si elle ne le définit pas comme tel. Et le problème, c’est que ce programme se limite à des réformes dans le cadre du capitalisme, en attendant qu’une nouvelle et illusoire période de « 30 glorieuses » permette d’arracher des concessions au patronat. C’est pourtant sur cette question centrale que tout se joue. De ce côté, rien n’est prévu dans les documents du Congrès. La direction ne semble pas prête à aborder cette question.

Mais la question se posera, dans tous les cas, car la crise du capitalisme va s’aggraver, malheureusement, et poussera de plus plus de travailleurs à se mobiliser plus fortement. C’est une nécessité !

http://www.marxiste.org/actualite-francaise/luttes-mouvement-syndical/1966-la-cgt-a-la-veille-de-son-51e-congres

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19 mars 2016 6 19 /03 /mars /2016 21:03

 

jeudi 17 mars 2016 par Bernard Giusti Secrétaire Général Adjoint

PROPOSITIONS D’AMENDEMENTS DE LA CGT COCHIN POUR LE 51E CONGRES CONFEDERAL

 

RAPPORT D’ACTIVITE
Préambule
« Les luttes, et notamment les grèves, ont largement été amoindries, voire stérilisées, par la fragmentation permanente des mobilisations. Les « grèves en saut de puce » ne font que démobiliser les travailleurs. Il est de la responsabilité de nos dirigeants, à tous les niveaux, de regrouper les mobilisations (arrêter de mobiliser une Fédération un jour, une autre le lendemain…) et notamment d’avoir recours à la grève générale reconductible pour lutter efficacement contre les assauts du capitalisme. Seule la paralysie du pays fera reculer les patrons et leurs sbires. »

 

II. LES ENJEUX DEMOCRATIQUES
d) La pratique démocratique dans la CGT
« Les luttes sur le terrain sont primordiales. Toute la place doit être laissée aux syndiqués dans les décisions de leur syndicat. Les CE de tous les syndicats sont souveraines et peuvent ou non accepter les propositions de leurs Unions Syndicales, de leur Fédération ou de la Confédération. »

 

LA CGT, UN SYNDICALISME DE RASSEMBLEMENT
b) Le rapport aux autres
« Le syndicalisme rassemblé a largement fait la preuve de son inefficacité et de sa nocivité pour les travailleurs. Le syndicalisme rassemblé en tant que rassemblement à tout prix et avec n’importe qui doit être abandonné.
Le regroupement des organisations de défense des travailleurs doit se faire autour de nos objectifs et de nos valeurs, et impérativement se situer dans un contexte de lutte des classes. L’unité syndicale ne doit en aucun cas entraîner un reniement de nos valeurs fondamentales. »
c) La CGT œuvre au rassemblement en Europe et dans le monde
« La CGT doit sortir de la CES et de la CSI et ré-adhérer à la FSM. La récente trahison de la CES à propos de la Grèce, et surtout des travailleurs grecs, est un des exemples de sa nocivité. La CES s’insère dans une conception réformiste incompatible avec nos valeurs fondamentales de lutte des classes et de changement de régime politique. La FSM, construite en 1945 avec la CGT, a gardé ses positions de lutte des classes. La ré-adhésion à la FSM situerait à nouveau nos luttes sur son véritable terrain, le capitalisme mondial. »

 

LA CGT, UN SYNDICALISME DE SYNDIQUES
d) Vie syndicale
« La réalité de la lutte des classes doit sans cesse être réaffirmée et reste le principe fondamental de l’action syndicale.
L’action syndicale trouve sa concrétisation et son efficacité sur le terrain, et ne saurait se confondre avec une multiplication de réunions ou de groupes de travail de décideurs institutionnels de la CGT. »

http://www.cgtcochin.fr/Amendements-proposes-par-la-CGT.html

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19 mars 2016 6 19 /03 /mars /2016 20:40

Vincent Ferrier

Entretien avec

Valère Staraselski

 

Ce premier ouvrage de la collection « Portraits » des Editions de l’Ours Blanc est consacré à l’écrivain Valère Staraselski. Il se compose de deux parties : un entretien avec Vincent Ferrier et une recension d’articles sur les principaux livres, romans, nouvelles, essais de Staraselski, qui font écho aux propos de l’écrivain. Car ce portrait, qui dessine la personnalité singulière de l’auteur de L’Homme inutile et d’Une Histoire française, s’élabore surtout à partir de l’analyse des thèmes et des idées que l’on retrouve dans l’œuvre.

Quelques réponses aux questions initiales de Vincent Ferrier, plantent les bases autobiographiques du parcours de l’écrivain : l’enfance, le milieu social d’origine, l’ancrage dans la culture populaire ; et surtout la lecture comme apprentissage de la liberté, comme outil de connaissance et comme moteur du désir et d’ouverture sur la possibilité de créer sa propre vie. Ces éléments biographiques, plus suggérés que narrés, sont livrés avec une certaine pudeur. Ceux qui connaissent Valère, ses proches ou ses amis, ne manqueront pas de faire le lien avec des événements de sa vie personnelle lorsqu’il évoque l’abandon, le rapport au père, la maladie de la mère ou la perte de la femme aimée.

Né un 18 janvier 1957 à Créteil, Staraseslki grandit dans une famille modeste qui n’est pas la sienne et très jeune, dès l’âge de 15 ans doit travailler tout en menant à bien des études qui le conduiront jusqu’à une licence d’Histoire et un doctorat de Lettres. Animé très vite d’un désir d’autonomie et d’émancipation - il veut devenir écrivain – Valère Staraselski occupe des emplois variés : aide-électricien, serveur, agent hospitalier, documentaliste attaché parlementaire au Sénat, chargé de cours à l’Université. Dans le long chemin qui le conduit à l’atteinte de son idéal et à une certaine ascension sociale, il reste cependant fidèle aux valeurs de la classe populaire dont il est issu : rigueur, sens du devoir, solidarité, goût et respect du travail. Ces valeurs fondent sa démarche d’écrivain, essais, nouvelles et romans, et participent de son engagement politique personnel auprès du Parti Communiste Français. Pour lui la création littéraire n’est pas séparée de la vie sociale, politique, de la réalité – parce que « le réel, c’est d’abord les autres » - et aussi de l’Histoire dont la mise en perspective des événements possède la capacité d’éclairer le présent.

Grand lecteur, féru de littérature, Staraselski nourrit aussi son œuvre de deux autres sources : la littérature elle-même, classique et contemporaine, et la réflexion sur la dialectique entre réalité et fiction, imagination et vérité, qu’illustre notamment le fameux concept de « mentir vrai » d’Aragon. Aragon, dont il est un des meilleurs spécialistes français, et auquel il a consacré une thèse et plusieurs essais. Mais pour lui la littérature semble être en priorité un outil d’émancipation et de connaissance pour soi-même - « L’écriture, que je lise ou que j’écrive, me sert à me situer dans le monde que je dois comprendre. » - et pour les autres, car « l’œuvre de l’artiste participe de la connaissance du monde. Et donc de sa création. » Et il cite Baudelaire qui se référant lui-même à Kant écrit « L’imagination est la reine du vrai. »

 

Les questions pertinentes de Vincent Ferrier conduisent au cours de l’entretien à l’exploration de différents thèmes qui font partie intégrante de l’œuvre de l’écrivain, parmi lesquels la fonction de la littérature et de l’art, le concept de nation, l’altruisme, le christianisme, l’amour, le communisme.

Ces thèmes sont illustrés par des références littéraires où sont convoqués de nombreux écrivains classiques et contemporains, Balzac, Proust, Zweig, Virginia Woolf Pierre Drachline, Panaït Istrati, Pasolini, Jean Grosjean, Bernard Giusti. L’échange fructueux avec Vincent Ferrier fait émerger progressivement la singularité de l’écrivain Valère Staraseslki.

Quelques exemples : en citant Oppeiheimer - « Les convergences entre Chrétiens et communistes sont plus fortes que les divergences, les démocraties sont nées dans le monde judéo-chrétien » - Staraselski défend cette idée que le Marxisme et le Communisme ont puisé leurs sources, en ce qu’ils ont de meilleur pour l’homme, dans le Christianisme. (On songe au film de Pasolini L’Evangile selon Saint Mathieu où l’on voit Jésus tel un communiste militant chasser sans ménagement les marchands du temple.)

Un autre trait de l’homme et de l’écrivain, à l’heure où la gauche française porteuse de désillusions semble décourager les militants les plus motivés, c’est la fidélité, aux idées, aux convictions, aux engagements de sa jeunesse, et à l’idéal de servir plutôt que de faire carrière. « Et de servir avec, à partir de la seule organisation, structure ouverte et accueillante alors pour les gens comme moi qui venaient des couches populaires : le Parti Communiste. Et cela, en dépit de la lucidité sur les inconséquences actuelles de la gauche, car, comme le dit Vincent Ferrier, « la résignation est le début du consentement. » Scott Fitzgerald, qui d’après ce que l’on sait, n’était pas communiste, écrivait dans la Félure : « On devrait par exemple pouvoir comprendre que les choses sont sans espoir, et cependant être décidé à tout faire pour les changer. » Voilà qui pourrait résumer la posture de Staraselski, à ceci près que lui na pas perdu l’espoir. Ce sens de la solidarité, porté par l’idéal communiste, conduit à l’altruisme indispensable qui, pour nous faire exister pleinement, doit faire passer les autres avant nous-mêmes. Virginia Woolf, dans Les Vagues, exprime cette idée : « « Je ne crois pas à la valeur des existences séparées. Aucun de nous est complet en lui seul. » Une existence séparée, inconcevable sans l’autre par excellence : la Femme. Car rappelle-t-il, en référence à la chanson de Piaf : « … sans amour, je ne suis rien. Mais alors-là, que dalle ! Un poisson qui s’asphyxie sur la rive. »

Une dernière idée, puisée dans ce riche entretien : « Pour écrire, il faut aimer le travail. » A méditer.

Un ouvrage qui invite fortement à lire ou à relire les romans et nouvelles de Valère Staraselski mais aussi ceux des nombreux auteurs qu’il cite, en véritable passeur de littérature.

 

Christian Rome

 

http://assocloursblanc.over-blog.com/2016/03/un-article-de-christian-rome-sur-entretien-avec-valere-staraselski.html

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19 mars 2016 6 19 /03 /mars /2016 19:55

 

17 mars 2016

Jérôme Métellus (PCF Paris)

 

À un peu plus d’un an de l’élection présidentielle, les grands médias veulent enfermer ce scrutin dans une compétition entre trois candidats, trois partisans du système, trois fidèles serviteurs des riches et des puissants : Hollande (ou Valls), Juppé (ou Sarkozy) et Marine Le Pen. Les autres candidats ne seraient dignes d’intérêt que comme « réserves de voix » pour les qualifiés du deuxième tour. Dans cette configuration, Marine Le Pen jouerait le rôle habituel d’épouvantail au premier tour (pour voter PS) et, le cas échant, au deuxième tour (pour voter PS ou Les Républicains). Alors, tout irait pour le mieux dans la meilleure des démocraties bourgeoises.

La classe dirigeante espère que cela permettra au candidat des Républicains de l’emporter face à un PS très affaibli par le bilan économique et social du gouvernement. Mais cette perspective – comme d’ailleurs celle d’une victoire de Hollande ou consorts – suscite très peu d’enthousiasme dans la masse des jeunes et des travailleurs. La majorité d’entre eux rejette à la fois Les Républicains et le PS, comme on l’a vu aux élections régionales de décembre dernier. L’abstention réelle, au premier tour, s’élevait à plus de 55 % (et plus de 70 % chez les jeunes). Comment s’en étonner ? Depuis des décennies, la « gauche » et la droite se succèdent au pouvoir sans que rien ne change – sinon en pire, en particulier depuis la crise de 2008.

Au fil des années, des coupes budgétaires et des plans sociaux, d’énormes quantités de colère et frustration se sont accumulées sous la surface de la société. Elles peuvent exploser à tout moment. A l’heure où nous bouclons ce numéro de Révolution, les manifestations du 9 mars contre la loi Travail promettent d’être importantes. Un mouvement social de très grande ampleur est tout à fait possible. Cela changerait radicalement l’ambiance politique dans le pays – et pourrait contribuer à balayer le scénario électoral élaboré par la classe dirigeante, pour 2017. Dans tous les cas, la situation politique actuelle se caractérise avant tout par son extrême volatilité. Les scénarios écrits d’avance n’en sont que plus douteux.

La crise du Front de Gauche

Après des années de crise économique, de politiques d’austérité et de croissance du chômage, la colère s’est essentiellement exprimée, sur le plan électoral, par une abstention massive et une poussée du Front National. Or, il est évident qu’une cristallisation politique sur la gauche du PS est non seulement possible, mais même inévitable, à un certain stade. Si elle n’a pas encore eu lieu, c’est surtout parce que les dirigeants du Front de Gauche n’ont pas été à la hauteur de la situation. Le succès de la campagne de Mélenchon, en 2012, était plein de promesses. Mais dès les élections municipales de mars 2014, le Front de Gauche s’est profondément divisé. Le PCF s’est compromis dans des alliances au premier tour avec le PS, pendant que le Parti de Gauche s’alliait aux Verts (qui étaient au gouvernement). Après quoi les divisions ont continué, tout comme les alliances et manœuvres opportunistes avec le PS et les Verts.

Il a donc manqué, en France, ce qui a surgi en Grèce (Syriza), en Espagne (Podemos) et en Grande-Bretagne (Corbyn) : un véhicule politique permettant à la colère des masses de s’exprimer sur la gauche. Certes, le cas de Syriza montre que d’autres problèmes se posent ensuite ; nous y reviendrons plus loin. Mais l’expérience de ces trois pays souligne l’extrême rapidité du processus de cristallisation de gauche, dès lors que les conditions sont réunies. En France, il y a un large espace politique vacant sur la gauche du PS. Cet espace est d’ailleurs aujourd’hui bien plus important qu’en 2011-2012, car la politique du gouvernement Hollande a détruit les dernières illusions de millions d’électeurs dans la direction du PS.

La présidentielle de 2017 va susciter énormément d’intérêt dans la population. Et comme nous venons de l’expliquer, une candidature d’opposition de gauche au PS aurait beaucoup de potentiel, à condition d’être suffisamment offensive et radicale. Des dizaines de milliers de militants du Front de Gauche sont prêts à se jeter dans la bataille. Malheureusement, la division du Front de Gauche a franchi une nouvelle étape. Pour 2017, nous faisons face à deux initiatives très divergentes : la direction du PCF propose des « primaires de la gauche », pendant que Jean-Luc Mélenchon avance sa candidature sous la bannière d’un nouveau mouvement à construire : « La France insoumise ».

L’erreur primaire des dirigeants du PCF

Pierre Laurent et la direction du PCF soutiennent l’idée d’une « primaire » à laquelle pourrait participer tout ce que « la gauche » compte d’opportunistes, de réformistes modérés et d’ex-ministres du gouvernement Hollande. C’est une erreur flagrante qui suscite beaucoup de doutes dans les rangs du parti. Elle sème le trouble jusqu’au sommet : plusieurs dirigeants nationaux, dont Marie-George Buffet, ont fait connaître leur opposition à cette démarche.

L’essentiel a été dit, notamment par Mélenchon, contre ce projet de « primaires de la gauche ». Y participer implique de s’engager publiquement à soutenir le vainqueur du processus, même si ses idées, son programme et son parcours ne sont pas à la hauteur de la situation. C’est pour le moins risqué. Imaginons par exemple que Cécile Duflot, girouette notoire et ex-ministre du gouvernement Hollande, se présente à la primaire et, par malheur, l’emporte. Le PCF devrait alors faire campagne pour une candidate qui a soutenu pratiquement toutes les lois réactionnaires depuis 2012 ? La même question se pose aussi, bien sûr, à propos des girouettes Hamon, Aubry, Montebourg – et tant d’autres.

« C’est de la folie », se disent bien des militants du Front de Gauche. Oui, mais comme l’écrivait Shakespeare au sujet d’Hamlet, « il y a de la méthode dans cette folie ». Il y a une logique sous-jacente, la même qui est à l’œuvre dans la plupart des erreurs de la direction du PCF. Cette logique découle du lien de dépendance organique, bureaucratique, entre l’appareil du PCF – élus, permanents, finances – et celui du PS. C’est ce qui explique que Pierre Laurent se soit révélé incapable de rompre clairement avec le PS, ces dernières années, malgré la politique réactionnaire du gouvernement Hollande. Et de ce point de vue, Mélenchon pose désormais un problème à la direction du PCF, car il tire à boulets rouges sur la direction du PS et rejette les alliances avec ce parti. Avec les primaires, Pierre Laurent botte en touche et espère qu’un candidat providentiel, moins hostile au PS, offrira une alternative crédible à Mélenchon. C’est loin d’être évident.

Pierre Laurent lui-même sera-t-il candidat aux primaires ? Il l’évoque avec un enthousiasme très modéré. De la base au sommet du parti, rares sont ceux qui s’enthousiasment à l’idée d’une telle candidature. Une minorité de militants réclamera une candidature issue du PCF. Mais laquelle ? Obnubilé par la sauvegarde de son réseau d’élus, l’appareil du PCF n’a pas été capable, ces dix dernières années, de faire émerger des dirigeants comparables à Mélenchon, comme orateurs et débatteurs. C’est un fait reconnu et déploré par bien des militants communistes. Et ils savent que dans une élection présidentielle, les capacités du candidat ne sont pas un facteur secondaire.

En même temps qu’elle se lance dans le pari désespéré des primaires, la direction du PCF annonce plus ou moins la fin du Front de Gauche. Mais dans la conscience de millions de personnes, le Front de Gauche a acquis une existence indépendante des dirigeants du PCF. De nombreux militants, sympathisants et électeurs du Front de Gauche ne veulent pas y renoncer à la légère – d’autant que pour toute alternative, on les met devant le fait accompli de deux stratégies contradictoires pour 2017 : les primaires ou Mélenchon. Et on leur demande de choisir l’un ou l’autre camp, sans avoir même organisé des débats internes rassemblant toutes les forces du Front de Gauche. Ce n’est pas sérieux et pas démocratique.

La candidature de Mélenchon

Fort de sa notoriété, qui dépasse de loin celle de tout autre dirigeant de la « gauche radicale », Mélenchon espère cristalliser un mouvement politique massif autour de sa candidature. Il l’a annoncée à 14 mois du vote pour donner à ce mouvement le temps de se construire. Cependant, cette démarche soulève plusieurs problèmes.

Mélenchon présente sa candidature comme « hors partis » – tout en invitant les partis et organisations de gauche à le soutenir. Le fait est qu’à la différence de sa campagne de 2011-2012, il n’est pas soutenu par l’appareil du PCF. Par ailleurs, le Parti de Gauche soutient sa candidature, mais ce parti est en crise et ne compte tout au plus que 2 à 3000 militants actifs. Mélenchon est donc « hors-parti »… faute de parti donnant d’emblée à sa campagne une large base militante. D’où sa volonté de lancer un nouveau mouvement, « la France insoumise ».

Aux journalistes et adversaires qui soulignent son « isolement », Mélenchon répond qu’il a immédiatement reçu le soutien de dizaines de milliers de sympathisants, via le site de sa campagne, et qu’il fait salle comble dans ses réunions publiques. Encore une fois, la notoriété de Mélenchon est indiscutable. Elle découle à la fois de ses capacités personnelles et d’une certaine radicalité de son discours. Mais lorsqu’il dit s’adresser au « peuple » indépendamment des partis, cela pose un problème évident. Le « peuple » – entendu comme la masse des exploités et des opprimés – n’est pas politiquement homogène. Il est traversé par toutes sortes d’idées contradictoires, y compris réactionnaires. Dès lors, ses couches les plus conscientes et les plus militantes doivent se regrouper dans une organisation impulsant et dirigeant la mobilisation des couches retardataires. C’est justement ce qu’on appelle un parti. Il est vrai qu’aujourd’hui les partis sont souvent discrédités, comme Mélenchon le souligne. Mais ce n’est pas une raison pour y renoncer. D’ailleurs, Mélenchon lui-même n’y renonce pas, puisque ses « comités de soutien » sont animés par des militants du Parti de Gauche, à ce stade.

Personne n’a encore trouvé le moyen d’organiser une lutte politique sérieuse contre le système capitaliste, son appareil d’Etat, ses partis et ses médias sans développer un mouvement politique regroupant non tout « le peuple », mais d’abord sa couche la plus consciente et la plus déterminée. La campagne de Mélenchon ne sera vraiment utile – et ne peut être couronnée de succès – que si elle contribue à faire avancer l’organisation politique de la jeunesse et du mouvement ouvrier dans sa lutte contre le capitalisme en crise. Car cette lutte ne s’arrêtera pas le 7 mai 2017, quel que soit le vainqueur de l’élection.

Pour une discussion démocratique du programme

Ceci pose la question du contrôle démocratique de la campagne de Mélenchon. Les jeunes et les travailleurs qui s’impliquent dans une campagne électorale doivent avoir leur mot à dire, participer à l’élaboration du programme et des initiatives. En particulier, la question du programme que va défendre Mélenchon ne peut pas être laissée à sa seule appréciation.

Mélenchon dit qu’il veut reprendre et « compléter » le programme du Front de Gauche de 2012, L’Humain d’abord, qui s’était vendu à plus de 400 000 exemplaires. C’est un bon point de départ. Mais qui décidera ce qui doit être modifié, dans ce programme ? Et suivant quel processus démocratique sera-t-il modifié ? Les contributions individuelles postées sur le site internet de « la France insoumise » ne suffisent pas. Le programme doit être collectivement débattu et amendé par les militants – à commencer par ceux du Front de Gauche qui sont prêts à y prendre part. Une « Conférence nationale » pourrait marquer l’aboutissement d’un tel processus démocratique, qui permettrait d’impliquer un maximum de militants et sympathisants.

Une large discussion sur le programme est d’autant plus nécessaire que, depuis 2012, des événements politiques majeurs ont eu lieu à l’échelle internationale. Il faut en tirer les leçons, notamment programmatiques. Prenons l’exemple de la crise grecque. Lors de la victoire électorale de Syriza, en janvier 2015, tous les dirigeants du Front de Gauche – Mélenchon compris – soutenaient le programme réformiste et la démarche d’Alexis Tsipras, qui se proposait de négocier avec la « troïka » l’allègement de la dette publique grecque et la mise en œuvre d’un programme ambitieux de réformes progressistes. On connait la suite : la « troïka » a refusé toute négociation et exigé de Tsipras qu’il renonce à son programme social au profit d’un troisième Mémorandum. Le premier ministre grec a capitulé le 13 juillet et, depuis, soumet le peuple grec à un nouveau régime d’austérité drastique.

Quelles leçons doit-on tirer de ce revirement brutal ? Mélenchon explique qu’il faut « rompre avec les traités européens ». Ces traités sont réactionnaires ; ils doivent être rejetés. Mais ils ne sont qu’une expression politique du capitalisme européen. Il faut donc rompre avec le système réactionnaire – le capitalisme – sur lequel reposent ces traités. Il faut trancher la question : qui doit diriger l’économie ? Les travailleurs, qui produisent tout – ou quelques centaines de grandes familles capitalistes avides de profits ? Tsipras a capitulé parce qu’il a refusé de s’engager dans la seule voie lui permettant de réaliser son programme : l’expropriation des grands capitalistes grecs, la répudiation de la dette publique et un appel aux autres peuples d’Europe pour qu’ils suivent cette voie.

Les choses se poseront dans les mêmes termes en France. Il ne sera pas possible d’enrayer la régression sociale et d’engager des réformes progressistes sur la base du capitalisme en crise, c’est-à-dire tant que l’économie sera dominée par une poignée de parasites géants. Cette idée manquait au programme L’Humain d’abord. Il faut l’y introduire.

Conclusion

Jean-Luc Mélenchon est la figure la plus connue et la plus appréciée du Front de Gauche. Il est capable de défendre avec vigueur et fermeté les victimes du capitalisme, comme il l’a fait à l’occasion du lynchage médiatique des travailleurs d’Air France, en octobre dernier. Il a aussi bien des défauts politiques ; c’est du moins notre point de vue, comme marxistes. Mais en l’absence d’une candidature alternative crédible, celle de Mélenchon ne devrait pas poser de problèmes aux organisations du Front de Gauche. Si la direction du PCF refuse de soutenir Mélenchon, ce n’est pas parce qu’elle vibre d’un authentique enthousiasme pour les « primaires », mais parce qu’elle considère que Mélenchon est trop à gauche, et notamment trop agressif à l’égard du PS.

Les militants communistes ne peuvent pas accepter cette situation. Quoi qu’ils pensent de Mélenchon, ils doivent exiger de leurs dirigeants qu’ils renoncent aux « primaires de la gauche ». Ce serait un premier pas important vers une candidature unitaire du Front de Gauche. Mais il y en a un deuxième, lui aussi indispensable : Mélenchon doit faire en sorte que sa campagne, son organisation et son programme soient sous le contrôle des militants qui s’engagent, sur le terrain, pour faire émerger une alternative de gauche à l’austérité permanente. C’est une condition sine qua non de son succès.

http://www.marxiste.org/actualite-francaise/front-de-gauche/1968-les-primaires-de-la-gauche-melenchon-et-la-presidentielle-de-2017