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Sur la route / Gaston Couté

 

 

Ah ! les salauds ! / Aristide Bruant

 

 

Le temps des cerises / Jean Lumière 

8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 11:48

http://English.ruvr.ru/2011/11/07/59984327.html



Voix de la Russie/Itar-Tass.


7 Novembre 2011

Ahmadinejad met en garde Israël et le U.S.A. contre une attaque sur l'Iran


Le président de l'Iran Mahmoud Ahmadinejad a averti Israël et les États-Unis contre l'attaque des installations nucléaires de son pays.

Dans une interview avec le quotidien arabe Al Akhbar basé en Egypte, M. Ahmadinejad a accusé Israël et les Etats-Unis d'essayer d'inciter d'autres pays à se joindre à une guerre contre l'Iran non nucléaire.

Il a ajouté que, avec ses 300 ogives nucléaires, Israël présente une menace beaucoup plus grande pour le Moyen-Orient.

M. Ahmadinejad a souligné à maintes reprises que les activités nucléaires de Téhéran sont pacifiques et ne minent pas le traité de non-prolifération nucléaire.

Dimanche le Président d'Israël Shimon Peres a dit qu'une attaque contre l'Iran devient « plus probable  » et il a cité des données des services du renseignement qui disent que Téhéran développe des armes nucléaires.

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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 11:44

Publié par: « Rick Rozoff » rwrozoff@yahoo.com rwrozoff

Lundi 7 novembre 2011 05:49 (PST)

http://English.ruvr.ru/2011/11/07/59972751.html



Voix de la Russie/Agence France-Presse/BBC News


7 Novembre 2011

Une attaque probable sur l'Iran serait une grave erreur – Lavrov

Moscou est certain qu'une attaque probable sur l'Iran serait une grave erreur avec des conséquences imprévisibles, a dit le Ministre des Affaires étrangères russe Sergei Lavrov dans un commentaire sur les déclarations d'Israël plus tôt aujourd'hui sur la probabilité de recourir à la force contre l'Iran.

Il y a quelques jours, président israélien Shimon Peres a déclaré qu'une attaque contre l'Iran devient de plus en plus probable. Selon lui, les services de renseignement de différents pays ont reçu la preuve que Téhéran peut obtenir des armes nucléaires. L'Agence Internationale de l'Energie Atomique doit rendre public un rapport mardi sur le développement secret du  nucléaire en Iran

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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 11:41

Publié le 07.11.2011, 09h57

Rarement un rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique aura été attendu avec autant de fébrilité que celui sur le programme nucléaire controversé iranien - purement civil ou aussi militaire ? - devant être publié mardi, sur fond de débat en Israël quant à une éventuelle frappe militaire préventive contre l'Iran.

De sources diplomatiques occidentales, on indique que l'AIEA publiera des informations étayant les soupçons occidentaux quant à un caractère militaire du programme nucléaire iranien et cela malgré les dénégations de la République islamique qui affiche des objectifs strictement civils.

De plus, l'agence critiquera une énième fois "l'absence de coopération" de l'Iran et "le non-respect de ses obligations" en tant que pays membre de l'AIEA, en particulier la poursuite de l'enrichissement d'uranium, qui pourrait, à terme, lui permettre d'accéder à l'arme atomique. Et cela malgré l'injonction d'y mettre fin de l'Organisation des Nations unies (ONU).

Mais, souligne-t-on de mêmes sources, le directeur général de l'AIEA, le Japonais Yukiya Amano, devrait s'abstenir de conclure définitivement dans un sens ou dans l'autre. Ce rapport sera soumis au conseil des 35 gouverneurs de l'agence onusienne qui se réuniront les 17 et 18 novembre à son siège à Vienne.

Outre des éléments provenant de services secrets occidentaux, l'agence dispose aussi de photos satellitaires témoignant de la présence, sur la base militaire de Parchin, à 30 km de Téhéran, de ce qui pourrait être une installation nucléaire, précise-t-on de sources diplomatiques occidentales.

[] Par avance, le ministre iranien des Affaires étrangères, Ali Akbar Salehi, a récusé une mise en cause par l'AIEA, "de plus en plus politisée" et "sous l'influence grandissante des Etats-Unis". Les "soi-disant révélations" sont fondées sur "des faux", a-t-il assuré.

De leur côté, la Chine et la Russie, alarmées par les informations distillées, notamment de source américaine, sur le rapport à venir de l'AIEA, ont, fin octobre, tenté de dissuader Yukiya Amano de faire un rapport trop critique pour Téhéran.

Or, les négociations avec l'Iran sont au point mort : les médiations russe et turque ont échoué et les discussions entre l'Iran et le groupe 5+1 (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU - Etats-Unis, Russie, France, Grande-Bretagne, Chine - plus l'Allemagne), interrompues en janvier, sont dans l'impasse. []

 

-- Frappe militaire préventive d'Israël ? --

C'est dans ce contexte qu'a rebondi en Israël un débat sur une éventuelle frappe militaire préventive contre l'Iran, coordonnée ou non avec les Etats-Unis et la Grande-Bretagne. Et, dimanche, le chef de l'Etat israélien, Shimon Peres, pourtant classé dans le camp des "modérés" à l'inverse du Premier ministre, le "faucon" Benjamin Netanyahu, a fait monter la pression en considérant que "la possibilité d'une attaque militaire contre l'Iran est plus proche qu'une option diplomatique".

La France, bien que très critique à l'encontre de Téhéran dans le dossier nucléaire, est aussitôt montée au créneau, le chef de sa diplomatie, Alain Juppé, jugeant qu'une attaque israélienne préventive "pourrait créer une situation totalement déstabilisatrice pour la région". "Nous avons pris des sanctions que nous ne cessons de compléter, on peut encore les durcir pour faire pression sur l'Iran", a-t-il suggéré.

Le Conseil des Gouverneurs de l'AIEA pourra soit saisir une nouvelle fois le Conseil de sécurité de l'ONU pour infliger à l'Iran une cinquième (depuis 2007) rafale de sanctions économiques et financières, encore plus sévères que les précédentes, soit accorder un nouveau délai à Téhéran, jusqu'à la réunion de mars du Conseil des Gouverneurs, pour "coopérer pleinement".

 

Extrait de l’article publié sur Le Parisien.fr  Article complet :

http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/nucleaire-febrilite-avant-le-rapport-de-l-aiea-l-iran-affiche-sa-fermete-07-11-2011-1708537.php?fb_xd_fragment#?=&cb=f32257daa8&relation=parent.parent&transport=fragment&type=resize&height=29&ackData[id]=1

 

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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 11:38

WASHINGTON, 8 novembre - RIA Novosti

Les Etats-Unis ont prolongé d'un an leurs sanctions à l'encontre de l'Iran en vigueur depuis 1979, année de la révolution islamique iranienne, rapporte mardi le correspondant de RIA Novosti à Washington.

"Nos relations avec l'Iran ne se sont pas normalisées et les accords de 1981 n'ont pas été complètement honorés. Pour cette raison, je juge nécessaire de proroger les sanctions contre l'Iran au-delà du 14 novembre 2011", lit-on dans un message présidentiel adressé au Congrès.

La décision de M.Obama est purement technique: chaque année, le président américain prolonge les sanctions décrétées contre Téhéran le 14 novembre 1979.

Ces sanctions, assorties de la rupture des relations diplomatiques entre les deux pays, résultent de la prise d'otages du 4 novembre 1979 à l'ambassade américaine de Téhéran.

Le 19 janvier 1981, les Etats-Unis et l'Iran ont signé à Alger des accords censés régler la crise des otages américains encore retenus à cette époque par des Iraniens armés. Les accords définissaient une série de principes fondamentaux pour la normalisation des relations entre les deux pays.

Washington estime que Téhéran n'a pas respecté la totalité des accords d'Alger et développe un programme nucléaire dangereux pour le monde entier.

 

RIA NOVOSTI

http://fr.rian.ru/world/20111108/191873951.html

 

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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 11:35

Par Blaise Gauquelin

[] Les services de renseignement occidentaux ont fourni de nouveaux documents qui, selon Washington, viennent prouver que le programme militaire clandestin des Iraniens est plus ambitieux, mieux organisé et plus avancé qu’on ne le pensait jusqu’à présent. Alors que des fuites orchestrées dans la presse font état d’une campagne militaire d’Israël en Iran, les enjeux sont considérables.

 

De notre correspondant à Vienne

[] Des plans d’ogive nucléaire, retrouvés sur les ordinateurs des scientifiques iraniens, ont également été fournis. Les contacts entre des réseaux de prolifération pakistanais et Téhéran auraient également été mis en évidence.

En début de semaine dernière, l’AIEA a confronté la délégation iranienne à ces allégations, les plus détaillées depuis le début du feuilleton, en 2003. Celle-ci les a immédiatement rejetées, arguant que Washington avait fabriqué de toute pièce les documents.

Depuis des jours, le gouvernement israélien orchestre des fuites dans la presse, faisant état d’études en cours sur d’éventuels bombardements des sites iraniens suspects. Selon le journal The Guardian, la Grande-Bretagne étudierait des plans d’urgence, en prélude à une éventuelle action militaire américaine contre l’Iran.

Cette « pression sans précédent » mise, selon les termes du président américain Barack Obama, sur l’Iran par les pays occidentaux rend la Chine particulièrement fébrile. Elle a demandé au directeur de l’AIEA, le japonais Yukiya Amano, d’être « prudent », « impartial », et « de ne se baser que sur les faits » dans l’élaboration de son rapport.

Pour Pierre Canesa, [] la campagne occidentale de mise en accusation qui précède la sortie du rapport de l’AIEA met son directeur sous pression. « Aujourd’hui le patron de l’Agence est coincé », analyse pour RFI le chercheur associé à l’Iris. « Si son rapport n’est pas assez dur envers Téhéran, on l’accusera d’avoir caché des preuves sous la pression des Russes et des Chinois. Si en revanche il pointe réellement les Iraniens du doigt, on dira qu’il a cédé aux pressions des Américains et des Français ».

Selon Bruno Tertrais, [] ses mandats ne permettent pas à l’AIEA de déterminer si l’Iran va devenir une puissance nucléaire. « Il y a des limites à ce que l’AIEA peut dire dans un rapport », rappelle-t-il. « La question ne se pose pas en terme de preuves définitives. L’accumulation d’éléments séparés offrira une marge d’interprétation, qui laissera chacun libre de ses choix diplomatiques ».

Lors du prochain conseil des gouverneurs de l’AIEA, [] les Occidentaux exigeront sans doute des États membres qu’ils renvoient le dossier devant le Conseil de sécurité des Nations unies, en vue d’une nouvelle série de sanctions. Ils risquent de ne pas se voir donner raison.

Peu leur importe en vérité. Ils se disent persuadés que la Russie et la Chine n’auront alors pas d’autre choix que de faire pression sur l’Iran, afin qu’il applique enfin le protocole additionnel de l’AIEA, un dispositif de renforcement des garanties, mis en place après la découverte d’activités nucléaires clandestines en Irak. Une avancée diplomatique majeure pour Barack Obama et Nicolas Sarkozy.

La Chine et la Russie craignent surtout que l’offensive occidentale pousse l’Iran à se retirer à son tour du Traité de non prolifération (TNP), comme l’avait fait la Corée du Nord en 2003. Yukiya Amano, lui, a peur de voir ses inspecteurs expulsés d’Iran. Et ses efforts pour créer une zone exempte d’arme nucléaire (ZEAN) au Moyen Orient réduits à néant.

 

Extraits de l’article publié par RFI. Article complet :

http://www.rfi.fr/moyen-orient/20111107-nucleaire-iranien-campagne-occidentaux-cinquieme-train-sanctions

 

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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 21:20

Vendredi 4 novembre 2011

Une femme sans domicile fixe a mis au monde une petite fille dans les rues de Paris ce mercredi 2 novembre. Le décès de son bébé a été constaté malgré l’intervention des pompiers et du Samu.

Selon le collectif Les Morts de la Rue, le couple vivait depuis peu sous une tente dans le 14e arrondissement. Selon des éléments recueillis à la mairie de Paris, la mère est âgée de 38 ans, le père de 39 ans. On ignore si l’enfant était mort-né.

Cet événement dramatique met en lumière la politique insensée du gouvernement et de M. Benoist Apparu, ministre du Logement. Le logement d’urgence est dans une impasse. La démission de Xavier Emmanuelli de la présidence du Samu social est le symbole du désengagement de l’État. Le logement social peine plus que jamais à répondre à la demande toujours croissante. Le silence de l’État est assourdissant, alors que selon la fondation abbé Pierre, il y a 500.000 familles en situation d’impayé de loyers en France, que plus de 100.000 expulsions ont été demandées avant la trêve hivernale qui a commencé le 1er novembre. La situation de nombreuses familles touchées par la crise avec la multiplication des licenciements et des contrats précaires laisse augurer des heures sombres le 15 mars 2012, c’est-à-dire la fin de la trêve hivernale pour les expulsions.

Il est plus qu’urgent d’agir contre l’augmentation des loyers, la fin des expulsions sans relogement, et l’abandon de milliers de personnes contraintes à vivre dans la rue.

L’UFAL demande au gouvernement de prendre ses responsabilités :

·       En rétablissant les crédits aux associations travaillant sur le logement d’urgence.

·       En réquisitionnant les logements vides depuis plusieurs années comme le permet l’ordonnance n° 45-2394 du 11 octobre 1945, codifiée dans l’article L.641-1 du code de la construction et de l’habitation.

·       En décrétant un montant maximum de loyer au mètre carré par zone permettant à chacun de se loger à des prix abordables. Nous proposons un maximum de 20 € le m² à Paris, 16 € dans la première couronne et 12 € dans la deuxième couronne.

par l'UFAL
Union des FAmilles laïques
http://www.ufal.org

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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 21:07

Le piège est en place.

Pour imposer leur politique antisociale expérimentée en Grèce à tous les pays européens (plans de rigueur en place et en préparation en Espagne, Italie, Portugal, France, Irlande, Grande-Bretagne…), ils manient bien sûr le chantage à la dette (alors qu’ils ont eux-mêmes créé cette dette pour enrichir les grandes compagnies financières et se gaver de profits mirobolants, ils osent dire aux peuples condamnés depuis des années qu’ils ont trop dépensé !). Mais ils ont aussi besoin que les travailleurs et les peuples soient désorientés par ceux qui prétendent défendre leurs intérêts.

 

Depuis des années, les forces dites syndicales financées directement par les Etats-Unis et l’Union Européenne travaillent ainsi à détourner la colère populaire vers des mots d’ordre compatibles avec l’intérêt des grands capitalistes. Ces agents de la bourgeoisie au sein du monde ouvrier viennent de franchir une nouvelle étape lors de G20 de Cannes.

 

Ils avaient déjà, par la voix de la Confédération Européenne des Syndicats, rappelé le 2 novembre leur soutien inconditionnel à l’UE et remercié Sarkozy et Merkel pour leur action ( !). Ils ont récidivé et réalisent leur rêve de cogestion du capitalisme avec la déclaration commune du Labour 20 (L20, en réalité la CSI et la CES) et du Business 20 (B20) reprise en partie par la déclaration finale du G20. On comprend donc bien pourquoi Mme Parisot , la présidente du MEDEF déclare à qui veut l'entendre : « nous sommes prêts à travailler main dans la main avec les syndicats ».

 

Sous couvert d’une formule sur la nécessité d’un « socle de protection sociale » (formule suffisamment floue et sans traduction concrète pour que le grand patronat y consente), ceux qui se proclament représentants des travailleurs espèrent donner un sérieux coup de pouce aux dirigeants en difficulté du G20, au FMI et à l’UE en évoquant la nécessité que les  populations ne perdent pas confiance dans "l’économie mondiale", c'est-à-dire dans le capitalisme!

 

Dans la période actuelle de reculs sans précédent pour le monde du travail, Chérèque (comme Mailly) se réjouissait dès le 2 novembre d’une telle « avancée » : "Si nous arrivons dans la déclaration finale du G20 à ce que ces sujets soient repris de façon claire, je crois qu'on aura fait une avancée qui n'a jamais été faite au niveau international, c'est très positif". Quant à B. Thibault,refusant de participer au G20 à Cannes, il ne dépare pourtant pas dans le paysage officiel de cette réunion bunkerisée. Comment interpréter autrement sa déclaration : "Je ne me prêterai pas à cet exerciceen laissant à la délégation syndicale de la CSI le soin de porter les revendications communes à l’ensemble du mouvement syndical international et que nous partageons."?

 

Pouvoir se réclamer ainsi de la collaboration de classe et en venir à l’union sacrée capital/travail pour sauver « l’économie mondiale », alors que les peuples sont saignés à blanc et qu’Angela Merkel annonce maintenant 10 ans de rigueur à venir, en dit long sur ces dirigeants qui se compromettent et se corrompent chaque jour davantage !

 

Le système capitaliste en crise ne peut plus se survivre qu’en dégradant en permanence les conditions de vie du peuple, qu’en revenant sur tous les acquis sociaux et démocratiques arrachés par les luttes.

 

Mais à la base, les travailleurs ne l’entendent pas de cette oreille. Dans ce contexte, les luttes vont se développer, comme en Grèce, comme au Portugal ou une grève générale est annoncée pour le 24 novembre pour dire non au racket des banksters et à la dette, non à l’étranglement des peuples.

 

C’est en les portant par un syndicalisme qui mène consciemment la lutte de classe et pose la nécessité de changer de pouvoir et de société que les travailleurs montreront tous ensemble en même temps que l’avenir n’est pas le sang et le fer promis par les grands banquiers, les grands industriels et tous leurs larbins.

 

Le Front Syndical de Classe, le 6 novembre 2011

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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 21:03

Tribune des lecteurs

 

Rien de concret n’est sorti de ce sommet en pleine crise grecque (référendum abandonné, confiance du parlement à Papandréou) et italienne (sous contrôle du FMI). Sauf des mouvements de menton de qui vous savez, destinés à la galerie et plus particulièrement à l’électorat français.

 

Il paradait au 20 heures, aux côtés du chef de la plus grande puissance économique de la planète a-t-il tenu à souligner (la plus endettée aussi, ça il ne l’a pas dit), aussi crispé qu’Obama paraissait détendu, soucieux de son temps de parole et de montrer sa détermination à sauver l’Europe et le monde… Il est dans la cour des Grands, il tient à ce que ça se sache, ce sera même son principal argument de campagne à n’en pas douter.

Du volontarisme à revendre, nul ne conteste son hyper activité, des mesures concrètes… on verra plus tard. Passons le cap grec.

Il a été prudent, tout de même, se gardant de considérer que la crise était derrière nous. On ne l’aurait pas cru !

 

Lors de cette dernière séance notre magicien, pourfendeur de banquiers véreux et de paradis fiscaux qui n’ont toujours pas disparu, a fait un grand numéro dans la foulée du discours de Toulon, en octobre 2007 : il allait mettre bon ordre à leurs dérives. On a vu avec quel succès.

Il se battra pour qu’une taxe sur les transactions financières soit mise en place en Europe, en 2012, simple coïncidence. Qu’on se le dise !

Comme en écho aux alter mondialistes réunis à Nice, qui ont fait entendre une autre explication de la crise, de ceux qui la payent, pas de ceux qui en profitent, il a voulu montrer qu’il n’était pas en reste en matière de promesses… Il n’est pas entré dans le détail, juste pour nous dire qu’il y pense mais qu’il n’est pas tout seul. En Europe, il n’a pu citer que l’Allemagne et l’Espagne pour envisager une telle mesure.

Au G20 il n’a été question que de « faire en sorte que des ressources supplémentaires puissent être mobilisées rapidement… » On ne peut être plus vague.

 

Ce n’était pas le seul effet d’annonce à visée électorale. Il a eu cette phrase superbe : « Nous considérons moralement comme absolument indispensable que les peuples du monde sachent que les acteurs financiers qui ont conduit le monde dans les travers que nous connaissons, seront amenés à contribuer financièrement à la réparation des dégâts qui ont été créés. »

Il faudra s’en souvenir. Mais enfin il y a comme un aveu que les dégâts causés à l’économie mondiale, avec leurs conséquences sociales, donc humaines, sont le fait des acteurs financiers.

Il entend la colère de tous les indignés dans le monde : d’Athènes à Wall Street. Il essaie de la désamorcer.

Cela ne l’a pas pour autant conduit à envisager de changer les règles (et pour cause ?) qui ont donné à ces acteurs toute latitude pour agir dans le seul intérêt de leurs actionnaires. Le G20 a juste épinglé 29 banques « qu’on va renforcer et surveiller »… Un petit coup de baguette sur les doigts pour calmer l’opinion publique et la préparer à quelques faillites spectaculaires dont Dexia vient de donner un avant-goût.

 

On continuera à faire payer l’addition aux peuples, en agitant le hochet d’une taxe dont il n’a même pas précisé le taux et les modalités. Il parle juste d’ouvrir un débat en 2012 pour envisager un petit prélèvement… éventuel. C’est la solidarité pour sauver les banques qui ont joué et perdu l’argent qui leur était confié ou qu’elles n’avaient même pas, selon les risques qu’elles prenaient ! Rien de changé.

Il n’envisage pas de toucher à l’essentiel : le pouvoir de la finance, le type même de système économique productiviste, inégalitaire et destructeur de notre environnement, ce libéralisme qu’il nous « vend » toujours comme le meilleur des systèmes.

Que les actionnaires et autres profiteurs se partagent les fruits du travail salarié, les ressources d’autres peuples et qu’en plus ils arrondissent leurs fins de mois en jouant en bourse, ne lui pose, moralement, aucun problème ! Leur réussite sociale n’est due qu’à leur esprit d’entreprise, à leur sens des affaires ? C’est bien connu.

C’est d’ailleurs pourquoi ils s’accrochent au pouvoir politique qui leur permet de pérenniser le système, du moins tant que les victimes ne verront pas – ou ne croiront pas - en une autre perspective possible qui dépendra de la force de leurs exigences sociales et démocratiques, de leur aspiration à une véritable transformation de la société,  de leur engagement pour la construire, bref, de leurs luttes comme de leur vote.

 

René Fredon

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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 21:02

Tout ça pour ça  ! Avec l’annonce d’un référendum grec pour ou contre le plan européen du 26 octobre, le Premier ministre grec avait réussi à faire trembler les oligarques européens et les marchés financiers. Mais tout cela n’était qu’une manœuvre politique pitoyable pour permettre à Papandréou d’obtenir dans la nuit du 4 au 5 novembre un vote de confiance d’un Parlement totalement coupé du peuple grec et, sans doute, de quitter la scène politique en laissant derrière lui un « gouvernement de coalition » regroupant le Pasok (le Parti socialiste grec), quelques formations de droite et une formation d’extrême-droite.

L’actuel ministre des finances et peut-être futur Premier ministre concluait cette mascarade en allant à ce qui était pour lui était l’essentiel : « Le gouvernement de coalition élargi qui doit être formé devra préserver la crédibilité internationale et assurer le versement rapide de 30 milliards d’euros pour recapitaliser les banques grecques ».

Il est cependant possible, en se plaçant du point de vue des peuples européens, de tirer au moins deux leçons de cette pantalonnade.

1. Dans un référendum la question posée est déterminante

« Oui ou non au plan européen du 26 octobre »

Au début de son psychodrame, c’est la question que Papandréou affirmait vouloir poser au peuple grec.

Cette question transformait la consultation en référendum pour ou contre l’austérité. Mais la réponse négative qui avait toutes les chances de l’emporter ne permettait pas au peuple grec de sortir de l’ornière. La Grèce aurait toujours eu sa dette publique à rembourser et serait resté écrasée sous le poids des intérêts de cette dette comme du remboursement du capital.

« Oui ou non à la zone euro »

Merkel et Sarkozy, tout en « réaffirmant leur profond respect pour le peuple grec » qu’ils écrasent sous le poids de leurs plans d’austérité, ont « convoqué » Papandréou pour lui imposer la date du référendum (décembre et non janvier) et la question posée : « Oui ou non à la zone euro ».

Il n’y avait pourtant aucun lien entre le fait de refuser l’accord du 26 octobre et l’appartenance à la zone euro. Le même Sarkozy qui fulminait : « Quand nous fixons une règle, elle doit être respectée » oubliait la règle qu’il avait fait adopter à la hussarde : le traité de Lisbonne. Car, comme le rappelait la Commission européenne, ce traité ne permet pas qu’un pays puisse quitter l’euro.

Cette question, quelle que soit la réponse apportée, aurait été très mauvaise pour le peuple grec. Si le oui l’avait emporté, cela aurait été aussitôt interprété comme une acceptation de la politique d’austérité. Si le non l’avait emporté, cela signifiait la sortie de l’euro (malgré le traité de Lisbonne), le retour à la drachme, la dévaluation et le remboursement de la dette en drachmes dévaluées qui aurait fini de ruiner l’économie grecque.

« La dette publique grecque est-elle légitime ? »

La seule question qui aurait pu être posée par un dirigeant de gauche, défendant son peuple contre la finance, était celle de la légitimité de la dette

Ce référendum aurait dû être précédé d’un audit parlementaire et citoyen de la dette publique afin d’en analyser en détail les caractéristiques et l’origine et permettre de décider de sa légitimité.

La dette issue de la dictature des colonels est-elle légitime ?

La part de la dette qui trouve son origine dans le régime de faveur accordé par la constitution de 1975 aux armateurs grecs à qui elle accorde une immunité interdisant de les soumettre à un quelconque contrôle fiscal et rendant impossible la vérification de leurs comptes est-elle légitime ?

La part de la dette issue de l’exonération de tout impôt (jusqu’en 1970) de la richissime Église orthodoxe grecque est-elle légitime ? La réaction de l’évêque Théoklitos de Ioannina « L’Église de Grèce contribue à l’État lorsque celui-ci fonctionne. Sinon, il n’y a aucune raison de le faire » suffit-elle à rendre cette dette légitime ?

La dette qui trouve son origine dans le non-paiement de leurs impôts par 6 000 entreprises, (chacune étant redevable de plus de 150 000 euros à l’État) pour un total de 30 milliards d’euros et dont le gouvernement avait publié la liste sur Internet est-elle légitime ?

La dette qui trouve son origine dans la multiplication par 20 (pour atteindre 20 milliards), du coût initial des Jeux olympiques d’Athènes est-elle légitime ?

La dette provenant du coût de dépenses militaires représentant 4,5 % du PIB (le plus élevé de l’Union européenne en pourcentage du PIB) et qui n’a subi aucune diminution des achats de matériel, malgré la crise de la dette, pour préserver les intérêts des Thyssen-Krupp et autre Dassault est-elle légitime ?

La dette issue du coût des plans de sauvetage des banques grecques et européennes, baptisée « plan d’aide à la Grèce » est-elle légitime ?

L’augmentation de la dette publique due à la récession dans laquelle les plans d’austérité imposés par le FMI et l’Union européenne ont plongé l’économie grecque est-elle légitime ?

2. L’idée du référendum a été semée

Il restera de la mascarade orchestrée par Papandréou une idée force qui s’est inscrite dans la conscience de nombreux citoyens des pays de l’Union européen : celle que la démocratie, la consultation du peuple pouvait faire trembler les marchés, les oligarques européens et qu’il était donc possible de leur tenir tête.

Quand je dois 1 000 euros à mon banquier, c’est lui qui me tient. Si je lui dois 1 milliard d’euros, c’est moi qui le tiens. Or les dettes publiques européennes représentent plusieurs milliers de milliards d’euros. Ce n’est pas la finance qui nous tient, c’est nous qui la tenons. Encore faut-il le savoir et utiliser ce savoir.

Un gouvernement de gauche qui organiserait un audit de sa dette publique puis un référendum pour que le peuple décide de la dette publique qui est légitime et de celle qui ne l’est pas renverserait le rapport de forces. Ses créanciers seraient prêts à toutes les concessions pour récupérer au moins une petite partie de leurs créances. Comme en Argentine en 2001 ou en Russie en 1998. La réaction des oligarques européens et des marchés financiers à la simple annonce d’un référendum en Grèce vient de nous en fournir une nouvelle preuve.

 

  www.democratie-socialisme.org

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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 21:00

de : Serge Halimi

dimanche 6 novembre 2011 - 01h02

 

Alors que le capitalisme connaît sa crise la plus sérieuse depuis celle des années 1930, les principaux partis de gauche semblent muets, embarrassés. Au mieux, ils promettent de ravauder le système. Plus souvent, ils cherchent à prouver leur sens des responsabilités en recommandant eux aussi une purge libérale. Combien de temps ce jeu politique verrouillé peut-il durer alors qu’enflent les colères sociales ?

Les Américains qui manifestent contre Wall Street protestent aussi contre ses relais au sein du Parti démocrate et à la Maison Blanche. Ils ignorent sans doute que les socialistes français continuent d’invoquer l’exemple de M. Barack Obama. Contrairement à M. Nicolas Sarkozy, le président des Etats-Unis aurait su selon eux agir contre les banques. S’agit-il seulement d’une méprise ? Qui ne veut pas (ou ne peut pas) s’attaquer aux piliers de l’ordre libéral (financiarisation, mondialisation des flux de capitaux et de marchandises) est tenté de personnaliser la catastrophe, d’imputer la crise du capitalisme aux erreurs de conception ou de gestion de son adversaire intérieur. En France, la faute incombera à « Sarkozy », en Italie, à « Berlusconi », en Allemagne, à « Merkel ». Fort bien, mais ailleurs ? Ailleurs et pas seulement aux Etats-Unis, des dirigeants politiques longtemps présentés comme des références par la gauche modérée affrontent eux aussi des cortèges indignés. En Grèce, M. Georges Papandréou, président de l’Internationale socialiste, met en œuvre une politique d’austérité draconienne qui combine privatisations massives, suppressions d’emplois dans la fonction publique et abandon de la souveraineté de son pays en matière économique et sociale à une « troïka » ultralibérale (1). Les gouvernements d’Espagne, du Portugal ou de Slovénie rappellent également que le terme de gauche s’est à ce point déprécié qu’on ne l’associe plus à un contenu politique particulier.

Un des meilleurs procureurs de l’impasse de la social-démocratie européenne se trouve être le porte-parole... du Parti socialiste (PS) français. « Au sein de l’Union européenne, relève M. Benoît Hamon dans son dernier livre, le Parti socialiste européen (PSE) est historiquement associé, par le compromis qui le lie à la démocratie chrétienne, à la stratégie de libéralisation du marché intérieur et à ses conséquences sur les droits sociaux et les services publics. Ce sont des gouvernements socialistes qui ont négocié les plans d’austérité voulus par l’Union européenne et le Fonds monétaire international [FMI]. En Espagne, au Portugal et en Grèce bien sûr, la contestation des plans d’austérité prend pour cible le FMI et la Commission européenne, mais aussi les gouvernements socialistes nationaux. (…) Une partie de la gauche européenne ne conteste plus qu’il faille, à l’instar de la droite européenne, sacrifier l’Etat-providence pour rétablir l’équilibre budgétaire et flatter les marchés. (…) Nous avons été en plusieurs lieux du globe un obstacle à la marche du progrès. Je ne m’y résigne pas (2). » 
D’autres jugent en revanche cette transformation irréversible car elle aurait pour origines l’embourgeoisement des socialistes européens et leur éloignement du monde ouvrier.

Bien que lui-même plutôt modéré, le Parti des travailleurs (PT) brésilien estime que la gauche latino-américaine doit prendre la relève de celle du Vieux Continent, trop capitaliste, trop atlantiste, et donc de moins en moins légitime quand elle prétend défendre les intérêts populaires : « Il y a aujourd’hui un déplacement géographique de la direction idéologique de la gauche dans le monde, indiquait en septembre dernier un document préparatoire au congrès du PT. Dans ce contexte, l’Amérique du Sud se distingue. (...) La gauche des pays européens, qui a tant influencé la gauche dans le monde depuis le XIXe siècle, n’a pas réussi à apporter les réponses adéquates à la crise et semble capituler face à la domination du néolibéralisme (3). » Le déclin de l’Europe, c’est peut-être aussi le crépuscule de l’influence idéologique du continent qui avait vu naître syndicalisme, socialisme et communisme — et qui paraît plus volontiers que d’autres se résigner à leur effacement.

La partie est-elle perdue pour autant ? Les électeurs et militants de gauche qui s’attachent à des contenus plutôt qu’à des labels factices peuvent-ils espérer, y compris dans les pays occidentaux, combattre la droite avec des camarades conquis par le libéralisme mais toujours électoralement hégémoniques ? Le ballet est en effet devenu rituel : la gauche réformiste se distingue des conservateurs le temps d’une campagne par un effet d’optique. Puis, lorsque l’occasion lui est donnée, elle s’emploie à gouverner comme ses adversaires, à ne pas déranger l’ordre économique, à protéger l’argenterie des gens du château.

La transformation sociale dont la plupart des candidats de gauche à l’exercice des responsabilités gouvernementales proclament la nécessité, voire l’urgence, requiert bien évidemment qu’ils y voient davantage qu’une rhétorique électorale. Mais aussi... qu’ils accèdent au pouvoir. Et c’est sur ce point précis que la gauche modérée fait la leçon aux « radicaux » et aux autres « indignés ». Elle n’attend pas, elle, le « grand soir » (lire « Il y a un siècle aux Etats-Unis, un débat fondateur ») ; elle ne rêve pas non plus de se blottir dans une contre-société isolée des impuretés du monde et peuplée d’êtres exceptionnels (lire « Des gens formidables... »). Pour reprendre des termes employés il y a cinq ans par M. François Hollande, elle ne veut pas « bloquer, plutôt que faire. Freiner, plutôt qu’agir. Résister, plutôt que conquérir ». Et elle estime que « ne pas battre la droite, c’est la garder, donc la choisir (4) ». La gauche radicale, en revanche, préfère selon lui « enfourcher n’importe quelle colère » plutôt que faire « le choix du réalisme (5) ».

Or la gauche de gouvernement, c’est son atout maître, dispose « ici et maintenant » de troupes électorales et de cadres impatients qui lui permettraient d’assurer la relève. « Battre la droite » ne tient cependant pas lieu de programme ou de perspective. Une fois les élections remportées, les structures en place — nationales, européennes, internationales — risquent de faire barrage à la volonté de changement exprimée pendant la campagne. Aux Etats-Unis, M. Obama a pu ainsi prétendre que des lobbies industriels et l’obstruction parlementaire des républicains avaient sapé un volontarisme et un optimisme (« Yes, we can ») pourtant entérinés par une large majorité populaire.

Ailleurs, des gouvernants de gauche se sont excusés de leur prudence ou de leur pusillanimité en invoquant des « contraintes », un « héritage » (l’absence de compétitivité internationale du secteur productif, le niveau de la dette, etc.) qui avaient entamé leur marge de manœuvre. « Notre vie publique est dominée par une étrange dichotomie, analysait déjà M. Lionel Jospin en 1992. D’un côté, on reproche au pouvoir [socialiste] le chômage, le mal des banlieues, les frustrations sociales, l’extrémisme de droite, la désespérance de la gauche. De l’autre, on le somme de ne pas se départir d’une politique économique financière qui rend très difficile le traitement de ce que l’on dénonce (6). » Vingt ans plus tard, la formulation de cette contradiction n’a pas pris une ride.

Les socialistes avancent qu’une défaite électorale de la gauche déclenche en général la mise en œuvre par la droite d’un arsenal de « réformes » libérales — privatisations, réduction des droits des syndicats, amputation des recettes publiques — qui détruiront les outils éventuels d’une autre politique. D’où le « vote utile » en leur faveur. Mais leur défaite peut aussi comporter des vertus pédagogiques. M. Hamon concède par exemple qu’en Allemagne « le résultat des élections législatives [de septembre 2009], qui a valu au SPD son plus mauvais score [23 % des suffrages] depuis un siècle, a convaincu sa direction du changement nécessaire d’orientation (7) ».

Les socialistes grecs se félicitent d’avoir agi plus vite que Mme Margaret Thatcher...

Un « rétablissement doctrinal » d’une ampleur tout aussi modeste est intervenu en France après la déroute législative des socialistes en 1993, au Royaume-Uni après la victoire de 2010 du Parti conservateur. Et sans doute constatera-t-on bientôt un cas de figure identique en Espagne et en Grèce, tant il paraît improbable que les gouvernants socialistes de ces pays imputent leur prochaine défaite à une politique exagérément révolutionnaire... Pour plaider la cause de M. Papandréou, la députée socialiste grecque Elena Panaritis a même osé recourir à une référence renversante : « Il a fallu onze ans à Margaret Thatcher pour mener à bien ses réformes dans un pays qui avait des problèmes structurels moins importants. Notre programme a été mis en place il y a seulement quatorze mois (8) ! » En résumé, « Papandréou, mieux que Thatcher ! » Sortir de cette nasse requiert de dresser la liste des conditions préalables à la mise au pas de la mondialisation financière. Cependant, un problème surgit aussitôt : compte tenu de l’abondance et de la sophistication des dispositifs qui ont enchâssé depuis trente ans le développement économique des Etats dans la spéculation capitaliste, même un programme relativement bonasse de réformes (moindre injustice fiscale, progression modérée du pouvoir d’achat des salaires, maintien du budget de l’éducation, etc.) impose dorénavant un nombre significatif de ruptures. Ruptures avec l’actuel ordre européen, mais aussi avec les politiques auxquelles les socialistes se sont ralliés (9).

Faute, par exemple, d’une remise en cause de l’« indépendance » de la BCE (les traités européens ont garanti que sa politique monétariste échapperait à tout contrôle démocratique), faute d’un assouplissement du pacte de stabilité et de croissance (qui, en période de crise, asphyxie une stratégie volontariste de lutte contre le chômage), faute de la dénonciation de l’alliance entre libéraux et sociaux-démocrates au Parlement européen (qui a conduit ces derniers à soutenir la candidature de M. Mario Draghi, ancien banquier de Goldman Sachs, à la tête de la BCE), sans même parler du libre-échange (la doctrine de la Commission européenne), d’un audit de la dette publique (afin de ne pas rembourser les spéculateurs qui ont parié contre les pays les plus faibles de la zone euro) ; faute de tout cela, la partie serait d’emblée mal engagée.

Et même perdue d’avance. Rien ne permet en effet de croire que MM. Hollande en France, Sigmar Gabriel en Allemagne ou Edward Miliband au Royaume-Uni réussiraient là où MM. Obama, José Luis Zapatero et Papandréou ont déjà échoué. Imaginer qu’« une alliance qui fasse de l’union politique de l’Europe le cœur de son projet » assure, comme l’espère M. Massimo D’Alema en Italie, « la renaissance du progressisme (10) » s’apparente (au mieux) à un rêve éveillé. En l’état des forces politiques et sociales, une Europe fédérale ne pourrait que verrouiller davantage des dispositifs libéraux déjà asphyxiants et déposséder un peu plus les peuples de leur souveraineté en confiant le pouvoir à des instances technocratiques opaques. La monnaie et le commerce ne sont-ils pas d’ailleurs des domaines déjà « fédéralisés » ?

Toutefois, tant que les partis de gauche modérés continueront de représenter la majorité de l’électorat progressiste — que ce soit par adhésion à leur projet ou par sentiment que celui-ci constitue la seule perspective pour une alternance rapprochée —, les formations politiques plus radicales (ou les écologistes) se retrouveront condamnées au rôle de figurants, de force d’appoint, de mouches du coche. Même avec 15 % des suffrages, quarante-quatre députés, quatre ministres et une organisation rassemblant des centaines de milliers d’adhérents, le Parti communiste français (PCF) n’a jamais pesé entre 1981 et 1984 dans la définition des politiques économiques et financières de François Mitterrand. Le naufrage de Refondation communiste en Italie, prisonnier de son alliance avec des partis de centre gauche, ne constitue pas un précédent plus exaltant. Il s’agissait alors, on s’en souvient, de prévenir à tout prix le retour au pouvoir de M. Silvio Berlusconi. Lequel est intervenu quand même, mais plus tard.

Le Front de gauche (auquel appartient le PCF) veut contredire de tels augures. En faisant pression sur le PS, il espère le voir échapper à « ses atavismes ». A priori, le pari paraît illusoire, voire désespéré. Toutefois, s’il intègre d’autres données que le rapport de forces électoral et les contraintes institutionnelles, il peut se prévaloir de précédents historiques. Ainsi, aucune des grandes conquêtes sociales du Front populaire (congés payés, semaine de quarante heures, etc.) n’était inscrite dans le programme (très modéré) de la coalition victorieuse en avril-mai 1936 ; le mouvement de grèves de juin les a imposées au patronat français.

L’histoire de cette période ne se résume pas pour autant à la pression irrésistible d’un mouvement social sur des partis de gauche timides ou effarouchés. C’est bien la victoire électorale du Front populaire qui a libéré un mouvement de révolte sociale en donnant aux ouvriers le sentiment qu’ils ne se heurteraient plus au mur de la répression policière et patronale. Enhardis, ils savaient aussi que rien ne leur serait donné par les partis pour lesquels ils venaient de voter sans qu’ils leur tordent la main. D’où cette dialectique victorieuse — mais tellement rare — entre élection et mobilisation, urnes et usines. Un gouvernement de gauche qui n’affronterait pas une pression équivalente s’enfermerait aussitôt dans un huis clos avec une technocratie qui depuis longtemps a perdu l’habitude de faire autre chose que du libéralisme. Il n’aurait pour seule hantise que de séduire des agences de notation dont nul n’ignore cependant qu’elles « dégraderont » sur-le-champ tout pays engageant une véritable politique de gauche.

Semblable à une étoile morte, la République du centre jette ses derniers feux

Alors, audace ou enlisement ? Les risques de l’audace — isolement, inflation, dégradation — nous sont serinés de l’aube au crépuscule. Oui, mais ceux de l’enlisement ? Analysant la situation de l’Europe des années 1930, l’historien Karl Polanyi rappelait que « l’impasse où s’était mis le capitalisme libéral » avait alors débouché dans plusieurs pays sur « une réforme de l’économie de marché réalisée au prix de l’extirpation de toutes les institutions démocratiques (11) ». Mais de quelle souveraineté populaire peuvent encore se prévaloir des décisions européennes prises à la remorque des marchés ? Déjà, un socialiste aussi modéré que M. Michel Rocard s’alarme : tout nouveau durcissement des conditions imposées aux Grecs pourrait provoquer la suspension de la démocratie dans ce pays. « Dans l’état de colère où va se trouver ce peuple, écrivait-il le mois dernier, on peut douter qu’aucun gouvernement grec ne puisse tenir sans appui de l’armée. Cette réflexion triste vaut sans doute pour le Portugal et/ou l’Irlande, et/ou d’autres, plus gros. Jusqu’où ira-t-on (12) ? »

Bien que soutenue par toute une quincaillerie institutionnelle et médiatique, la République du centre chancelle. Une course de vitesse est engagée entre le durcissement de l’autoritarisme libéral et l’enclenchement d’une rupture avec le capitalisme. Celle-ci paraît encore lointaine. Mais quand les peuples ne croient plus à un jeu politique dont les dés sont pipés, quand ils observent que les gouvernements se sont dépouillés de leur souveraineté, quand ils s’obstinent à réclamer la mise au pas des banques, quand ils se mobilisent sans savoir où les conduira leur colère, cela signifie malgré tout que la gauche est encore vivante.

Serge Halimi

(1) Composée de la Commission européenne, de la Banque centrale européenne (BCE) et du Fonds monétaire international (FMI).

(2) Benoît Hamon, Tourner la page. Reprenons la marche du progrès social, Flammarion, Paris, 2011, p. 14-19.

(3) Agence France-Presse, 4 septembre 2011.

(4) François Hollande, Devoirs de vérité, Stock, Paris, 2006, p. 91 et 206.

(5) Ibid, p. 51 et 43.

(6) Lionel Jospin, « Reconstruire la gauche », Le Monde, 11 avril 1992.

(7) Benoît Hamon, op. cit., p. 180.

(8) Cité par Alain Salles, « L’odyssée de Papandréou », Le Monde, 16 septembre 2011.

(9) Lire « Quand la gauche renonçait au nom de l’Europe », Le Monde diplomatique, juin 2005.

(10) Massimo D’Alema, « Le succès de la gauche au Danemark annonce un renouveau européen », Le Monde, 21 septembre 2011.

(11) Karl Polanyi, La Grande Transformation, Gallimard, Paris, 1983, p. 305.

(12) Michel Rocard, « Un système bancaire à repenser », Le Monde, 4 octobre 2011.

 

http://www.monde-diplomatique.fr/20...

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article122089

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