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Site de recherche d'emploi

Le site http://jooble-fr.com/

vous propose des annonces d'offres d'emploi nationales et internationales.


Les offres qui vous seront envoyées par mail proviennent de différentes sources, et ne préjugent en rien des conditions de travail et des salaires. Il vous appartient de vous en assurer le cas échéant.

 

Le site est d'utilisation simple et l'inscription est gratuite.

 

http://jooble-fr.com/

 

Merci de signaler à Vendémiaire tout dysfonctionnement que vous pourriez constater.

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Quelques conférences

Chansons

  Avant d'écouter les enregistrements ci-dessous, attendez la fin de la musique de fond du blog...

 

L'Affiche rouge / Catherine Sauvage

 

Bandiera rossa
BELLA CIAO
La Butte Rouge

 

 

La Carmagnole

 

 

Sur la commune / Serge Utgé Royo  

 

 

La Commune / Jean Ferrat

 

 

La Oommune est en lutte / Serge Utgé Royo 

 

 

Déserteur / Boris Vian
 

 

Cloire au 17e / Montéhus

 

 

L'Internationale / Choeur du Bolchoï

 

Sur la route / Gaston Couté

 

 

Ah ! les salauds ! / Aristide Bruant

 

 

Le temps des cerises / Jean Lumière 

20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 20:46

Le SNESFSU OrleansTours exprime son soutien total aux professeurs de lycées qui subissent

depuis plusieurs semaines les effets de graves dysfonctionnements dans l’organisation du

Baccalauréat : convocations arrivées avec retard (privant de nombreux collègues des

consignes pour l’évaluation des épreuves), erreurs sur les lieux ou les dates, obligeant des

professeurs à multiplier leurs déplacements à travers l’académie, forte augmentation du

nombre d’élèves à évaluer aussi bien à l’oral qu’à l’écrit (120 copies en français, par exemple,

au lieu des 85 annoncées au mois de mars)>

À ces dysfonctionnements s’ajoute, pour les professeurs de Lettres, la mise en place d’un

barème académique sur 24 points (et non sur 2C) pour évaluer l’épreuve orale de franDais,

barème que nos collègues ont reçu comme un outil de pression de type managérial,

l’affichage des résultats, sur fond de mise en concurrence entre académies, prenant le pas sur

le souci d’évaluation sincère et équitable des productions des élèves. Si les élèves doivent

progresser en langue et littérature franDaises, c’est d’abord du côté de leurs conditions

d’études et d’apprentissage, fortement dégradées par les suppressions de postes et la

réforme du lycée, que les solutions sont à trouver, et non par la stigmatisation des professeurs

examinateurs.

Lors du Comité Technique Académique de ce 19 juin, le SNESFSU OrleansTours a relayé

auprès de Madame le Recteur la colère légitime de ces personnels ; nous avons demandé !

avec succès, sembletil que ce représentant de l’État leur adresse un message reconnaissant

leur pleine légitimité d’examinateurs, et réaffirme le statut de diplôme national du

Baccalauréat.

Concernant la grille académique sur 24 points, qui ne se substitue pas au bordereau officiel

d’évaluation, le SNESFSU OrleansTours invite les professeurs de Lettres à ne lui reconnaître

aucun caractère contraignant.

Dans le contexte d’attaque généralisée contre le Baccalauréat, le SNESFSU OrleansTours

rappelle sa défense de ce premier diplôme du Supérieur, comme garantie d’accès

démocratique à la poursuite d’études pour tous les lycéens.

 

SNESFSU OrleansTours ! 9, rue du Fg St Jean ! 45000 Orléans Tél. : 02 38 780 780 Fax : 02 38 780 781

Internet ‐ www.orleans.snes.edu ‐ mél : s3orl@snes.edu 

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 20:43

 Monsieur le président, 

 

Dans quelques semaines, début Juillet, vous devez vous rendre en Tunisie. Ce sera votre première visite officielle dans ce pays qui traverse une période de transition incroyablement complexe et difficile, partagée entre les espoirs soulevés par la révolution et l'angoisse de voir un régime autoritaire succéder à un autre. Au moment où vous foulerez le sol de Tunis, vous aurez en tête ce contexte, éminemment délicat, mais nous vous demandons de garder en tête quatre visages et prénoms. Amina, Pauline, Joséphine et Marguerite. Une Tunisienne, une Allemande et deux Françaises. Quatre FEMEN. Elles croupissent actuellement en prison à cause de sanctions totalement disproportionnées au regard de leurs actes et contraires aux normes attendues d'un Etat de droit. 

 

Trois d'entre elles, dont deux activistes françaises, viennent d'écoper de quatre mois de prison ferme pour avoir manifesté seins nus devant le Palais de justice. Un acte considéré comme une "atteinte à la pudeur, aux bonnes mœurs et trouble à l'ordre public", alors qu'il s'agissait d'une protestation pacifique, demandant la libération d'Amina, la première FEMEN tunisienne, elle-même détenue de façon arbitraire depuis plusieurs semaines. 

 

Son crime ? Un simple tag. Avoir tracé le mot FEMEN sur un muret. Quelques lettres tracées pour défier la rage obscurantiste de 40 000 salafistes qui prétendaient se rassembler en toute illégalité à Kairouan le 19 mai dernier. Ces manifestants-là, qui ont fait plusieurs blessés parmi les policiers anti-émeutes, ont été relâchés. Les terroristes ayant attaqué l'ambassade américaine et causé des millions de dégâts n'ont écopé que de peines avec sursis. Les assassins de Chokri Belaïd courent toujours. Les extrémistes qui attaquent des cinémas, des expositions d'artistes ou brûlent régulièrement des Mausolées ne sont presque jamais retrouvés. Mais Amina risque six ans à douze ans de prison pour "atteinte aux bonnes mœurs", "profanation de tombeau" et "association de malfaiteurs". 

 

Amina, Pauline, Joséphine et Marguerite sont des prisonnières politiques. La lourdeur des jugements qui les frappent, de la prison ferme et non une simple amende, ne laisse aucun doute à ce sujet. Elles ne sont pas les seules à endurer cette forme de répression depuis la révolution. Ghazi Beji et Jabeur Mejri, deux blogueurs, ont été condamnés à sept ans et demi de prison pour blasphème. L'un par contumace. Il a dû se réfugier en France. L'autre purge sa terrible peine dans l'indifférence générale. La journaliste Franco-tunisienne, Hind Meddeb, est poursuivie pour avoir dénoncé la lourdeur de la condamnation du rappeur Weld el 15 : deux ans de prison ferme pour une chanson irrévérencieuse envers la police. Quant à la réalisatrice Nadia El Fani, elle ne plus retourner dans le pays de son enfance, où elle risque jusqu'à six ans de prison pour avoir réalisé un film sur la laïcité : Laïcité Inch'Allah ! Son avocat a également récemment été persécuté pour "sodomie"… 

 

A travers ces jugements, éminemment politiques, la justice Tunisienne montre un terrible visage : faible avec les terroristes et dur avec les esprits libres. Le pire des lois de Ben Ali contre le meilleur des acquis de Bourguiba. Toutes ces affaires trahissent un climat irrespirable et préfigurent un Etat religieux et non civil, autant dire le renoncement à la démocratie réelle en Tunisie. Elles ne peuvent vous laisser indifférent. 

 

Nous ne vous demandons pas de renoncer à aller en Tunisie. Tout au contraire, vous devez vous y rendre pour demander la libération de ces prisonniers politiques. Sans vous laisser intimider par ceux qui crieront à l'ingérence ou convoqueront le passé. Rien, ni la "stabilité" des relations franco-tunisienne ni les intérêts économiques ne justifient de fermer les yeux sur ces lois iniques et la façon dont elles sont appliquées. François Mitterrand, en son temps, avait su oublier les pudeurs diplomatiques pour défendre la cause des dissidents lors de son voyage à Moscou. Aujourd'hui, les dissidents sont à Tunis, au Caire, à Alger, à Doha, à Riyad, partout où l'internationale théocratique tente de gagner du terrain sur la démocratie et les valeurs universelles.  

 

Au nom de ses dissidents sans voix, nous vous demandons d'interpeller votre homologue, le président tunisien, qui se targue d'être un ancien activiste des droits de l'homme, qui a pu se réfugier en France lorsqu'il était lui-même persécuté sous l'ancien régime, mais se tait aujourd'hui face aux violations du droit élémentaire à la liberté d'expression par son propre gouvernement. 

 

Monsieur le président, à Tunis, exigez la libération d'Amina (18 ans), de Pauline (27 ans), de Joséphine (19 ans) et de Marguerite (22 ans). Non pas parce deux de ces prisonnières politiques sont des ressortissantes françaises, mais bien parce que les droits des femmes et le droit à la liberté d'expression sont des valeurs universelles, et que vous avez promis d'en faire le cœur de votre diplomatie. Ce voyage sera pour nous un test : savoir si ces mots ont un sens.

 

Premiers signataires 

Darina Al Joundi, auteure-comédienne 

Elisabeth Badinter, philosophe

Ghazi Beji

Djemila Benhabib, journaliste et essayiste 

Lina Ben Mhenni, cyberdissidente tunisienne 

Sadok Ben Mhenni, activiste tunisien 

Raja Ben Slama, Universitaire et psychanalyste 

Karim Ben Smail, Editeur 

Nédra Ben Smail, Psychanalyste 

Abdennour Bidar, philosophe 

Dounia Bouzar, Auteure et Anthropologue 

Rachida Brakni, comédienne 

Faouzia Farida Charfi, Professeur universitaire 

Nadia El Fani, cinéaste 

Aliaa El Mahdy, cyberdissidente égyptienne 

Caroline Eliacheff, psychanalyste 

Carine Favier, co-présidente du Planning Familial 

Cherif Ferjani. Professeur universitaire. 

Caroline Fourest, écrivaine et journaliste 

Caroline de Haas, activiste féministe 

Françoise Héritier, anthropologue 

Salah Horchani, Universitaire, militant des Droits humains, Dijon/Tunis. 

Liliane Kandel

Ibtissame Betty Lachgar, Co-fondatrice du Mouvement Alternatif pour les Libertés Individuelles (Maroc) 

Grégory Lassus-Débat, fondateur et directeur de "Causette" 

Safia Lebdi, conseillère régionale 

Cindy Leoni, Présidente de SOS Racisme

Abdelwahab Meddeb, écrivain, universitaire 

Nine Moati, écrivaine 

Taslima Nasreen, écrivaine 

Helena Noguera, actrice et réalisatrice 

Inna Shevchenko, porte-parole de FEMEN 

Luce Perrot, Présidente-fondatrice de Lire la Politique. 

Suzy Rojtman, Collectif National pour les droits des femmes 

Said Sadi, ancien député algérien, fondateur de la ligue algérienne des droits de l'homme. 

Martine Storti, présidente de Féminisme et géopolitique 

Maya Surduts, Collectif National pour les droits des femmes 

Fiammetta Venner, politologue 

La rédaction de Charlie Hebdo

 

Une liste des premiers signataires est parue dans Le Monde 

http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/06/18/pour-la-liberation-des-femen-en-tunisie_3432257_3232.html

 

Pour signer la pétition

http://chn.ge/11wm2ce

 

Le blog

http://freeamina.blogspot.fr

 

 

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19 juin 2013 3 19 /06 /juin /2013 10:33

Quatre meetings et une journée de mobilisation. Le numéro un de la CGT, Thierry Lepaon, a annoncé ce lundi une rentrée choc pour sa centrale syndicale, contre une réforme des retraites dont les arguments sont de plus en plus puisés du côté du patronat.

"Nous n'accepterons pas une nouvelle diminution de la rémunération du travail et de remise en cause des droits à la retraite par une énième réforme de notre système de retraite", a affirmé Thierry Lepaon, lors d'une conférence de presse, au cours de laquelle il a exposé les positions de la CGT, en vue de la conférence sociale organisée à la fin de la semaine.

Régimes de retraite

Le leader de la CGT a réitéré son opposition à un allongement de la durée de cotisation, évoqué dimanche soir par le président François Hollande, et a renouvelé la demande de la CGT d'une contribution des revenus financiers pour assurer la protection sociale. Le syndicat propose par ailleurs un retour à l'âge légal à 60 ans et la constitution d'une "maison commune de la retraite" pour créer "une coordination entre les régimes de retraites" et "un socle de droits communs valables pour tous", a précisé Eric Aubin, secrétaire confédéral chargé de ce dossier.

"Le gouvernement est de plus en plus sensible à ce que peut dire le patronat", a-t-il ressenti lors des rencontres préliminaires avant la conférence sociale des 20 et 21 juin. Pour peser dans le débat, la centrale syndicale de Montreuil annonce donc la tenue de quatre meetings et d'une journée d'action dont la date sera décidée "en lien avec le calendrier parlementaire concernant les grands dossiers sociaux et notamment la réforme des retraites."

9 points de convergence avec les autres centrales

Le successeur de Bernard Thibault a appelé à la mobilisation "la plus unitaire possible" face à un Medef qui s'est soudé autour de la candidature de Pierre Gattaz, "pour peser sur le choix du gouvernement". Selon lui, compte tenu de la manière dont le candidat à la présidence du Medef "s'est exprimé ces dernières semaines sur des contenus et sur la méthode du dialogue social, il est prévu qu'il puisse y avoir un changement avec la période qui a été celle de Laurence Parisot".

D'où l'importance de présenter un front syndical le plus uni. Thierre Lepaon a décelé neuf "points de convergence" entre les positions de la CGT et celles des autres syndicats, dont la CFDT: "l'Europe sociale, l'égalité professionnelle, la qualité de vie au travail, la santé au travail, le refus de la baisse des pensions de retraites, la lutte anti-discrimination, le plan d'action pour l'emploi, les droits syndicaux, le droit de regard" des représentants syndicaux.

Question sur les aides publiques aux entreprises

La CGT demande aussi une "réorientation" des 200 milliards d'euros d'aides publiques aux entreprises. "On est passé d'une politique d'aide aux entreprises qui en ont besoin à une politique de droit des entreprises à disposer de l'argent public", a accusé Thierry Lepaon. Concernant l'emploi, la centrale demande notamment un bilan des contrats de génération et des contrats d'avenir. Thierry Lepaon reconnaît quelques "points positifs" à l'action gouvernementale - notamment la création de la banque publique d'investissement - "mais, aujourd'hui, c'est la déception qui domine", a-t-il jugé.

 

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19 juin 2013 3 19 /06 /juin /2013 10:28

La conférence sociale du 20 et 21 juin annoncée à grands cris serait censée être un espace de négociation entre le MEDEF et les syndicats.

A son ordre du jour : l’emploi et les retraites.

Décodons la mise en scène à partir de l’expérience de la première conférence qui a aboutit à la signature de l’accord sur la flexibilité du travail par la CFDT, la CGC et la CFTC le 11 janvier et à la loi votée par le parlement le 14 mai dernier.

Première phase, rapport préalable annoncé à grand son de trompette, piloté par des autorités soit-disant indépendantes (en fait des tenants de la pensée unique et des "indispensables et incontournables sacrifices à faire").

Commission Gandois pour le rapport sur la flexibilité du travail et rapport Moreau pour le rapport sur les retraites.
Pour repère signalons que, dans une brillante carrière technocratique Yannick Moreau a été nommée par décret du Premier ministre François Fillon au Haut Conseil du dialogue social en décembre 2008, où elle assure la présidence des sessions. Continuité donc assurée …

Seconde phase, matraquage médiatique
"
Il n’ y a pas d’autres solutions que d’accepter les reculs proposés" D’ailleurs les radio trottoir confirment la chose !

Troisième phase, les partenaires sociaux groupés autour du bloc réformiste dont on a organisé la représentativité majoritaire obtiennent des "compensations" aux mesures initialement annoncées ; et dans la foulée les médias proclament la signature de l’accord par les partenaires sociaux.

Quatrième phase, le gouvernement adopte le contenu de l’accord et le parlement (majorité PS flanqué du soutien critique de la droite) entérine le choix des partenaires sociaux et l’opinion publique matraquée est appelée à approuver les "réformes rigoureuses mais justes"

Nous ne prenons pas un grand risque à annoncer que le même schéma va s’appliquer à la conférence sociale des 20 et 21 juin et à ses suites pour faire approuver (c’est l’essentiel pour eux !:) une nouvelle contre-réforme des retraites déjà écrite par le grand patronat et la commission de Bruxelles.


Rien donc à attendre de cette conférence ! On ne négocie pas la régression sociale !

Pour les travailleurs et leurs organisations, l’essentiel c’est de préparer dès à présent la nécessaire lutte qui devra se développer sur la base du seul vrai levier : le rapport de forces, la construction du TOUS ENSEMBLE EN MEME TEMPS et la bataille d’idées pour débusquer les mensonges et les véritables intentions des tenants de la "réforme".

 

Front Syndical de Classe

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19 juin 2013 3 19 /06 /juin /2013 10:27

Ecoutez le déferlement de propagande dans nos médias !

Le trou de la sécu ! la catastrophe est imminente si on ne réforme pas !

C’est la même rengaine depuis plus de 20 ans, droite et PS confondus, depuis Rocard en passant par Raffarin, Fillon… et tous les économistes de connivence!

 

Un peu d’histoire pour y voir clair

 

Pour s’en tenir à 1993

ils s’en sont pris aux travailleurs du privé les faisant passer de 37,5 à 40 années de cotisation et en prenant pour référence les 25 dernières années au lieu des 10 meilleures .

En jurant les grands dieux pour éviter un front commun des travailleurs qu’ils ne toucheraient ni au public, ni aux régimes spéciaux. Il fallait créer une brèche pour ensuite l’élargir et s’attaquer à tout le monde !

Résultat : depuis perte des pensions par rapport au SMIC de 22% et de 16% par rapport à l’évolution des salaires

 

En 2003

c’est le tour du secteur public au nom de l’équité en portant les annuités pour une retraite à taux plein à 40 ans RAFFARIN et FILLON en jurant leurs grands dieux qu’on ne toucherait pas aux régimes spéciaux pour convaincre les salariés des secteurs concernés (SNCF, RATP …) de ne pas bouger ! Il fallait créer une nouvelle brèche pour ensuite l’élargir et s’attaquer à tout le monde !

 

En 2007

troisième agression, cette fois contre les régimes spéciaux (les 40 ans) , toujours au nom de l’équité contre les "avantages " de ces régimes en se gardant par exemple de toucher au régime vraiment spécial des parlementaires ! Et en menant une énorme campagne médiatique contre les galeux, les pelés de la SNCF et de la RATP !

 

En 2010

Ils s’en prennent effectivement à tous (recul de l’âge ouvrant droit à retraite à taux plein suscitant un puissant mouvement de masse (jusqu’à 3 millions de manifestants), trahi notamment par les dirigeants de la CFDT soucieux de ne pas pousser le mouvement jusqu’au bout dans un affrontement frontal avec le pouvoir sarkoziste !

 

En 2013

C’est le même cirque toujours au nom de l’équité pour isoler les fonctionnaires en jurant les grands dieux que les régimes spéciaux ne sont pas concernés : à l’heure de la montée des luttes à la SNCF et chez les contrôleurs aériens dressés contre l’ouverture à la concurrence dictée par l’Union européenne il s’agit de ne pas trop chatouiller le secteur.

 

Ils organisent les divisions : public/privé, jeunes/anciens …

Avec le même objectif, diviser, isoler, s’en prendre à tous les uns après les autres !

Ils présentent les mesures de régression sur lesquelles ils font semblant d’hésiter (porter à 44 ans progressivement la durée de cotisation, supprimer la demi-part pour la déclaration de revenu, diminuer/supprimer l’abattement des 10%, porter les 6 derniers mois des fonctionnaires à 10 ans … et mettre au même taux, la C.S.G pour les retraités (es) et les actifs) comme négociable au cours de la conférence sociale des 20 et 21 juin.

 

C’est l’Union Européenne qui est à la manœuvre !

 

Mise en scène pure alors que les lignes essentielles des contre-réformes des retraites ont été fixées depuis des années et des années au niveau de l’Union européenne (accords de Barcelone signés par Chirac et Jospin en mars 2002) et qui prévoient le recul de 5 ans de l’âge légal de départ et la marginalisation du système par répartition en faisant petit à petit monter l’emprise de la capitalisation en livrant les retraités aux compagnies d’assurances et au fonds de pension.

Et Barroso ne s’est pas privé de rappeler à l’ordre Hollande en véritable patron !

Pour tout cela d’ailleurs ils misent sur l’opposition entre générations en instillant chez les jeunes le doute quant à l’avenir de leurs droits à la retraite !

 

L’histoire du trou

 

Le déficit des caisses de retraite d’ici 2020 serait de 20 milliards.

Ils sont tous obligés de reconnaître que la cause fondamentale de ce "déficit" des caisses résulte de l’ampleur du chômage avec près de 5 millions de personnes qui devraient cotiser et qui ne cotisent plus !

Réfléchissons !

D’abord, s’ils font d’autres propositions de "redressement" (augmentation de la durée de cotisation, harmonisation par le bas du public et du privé, augmentation de la CSG des retraités, désindexation …), c’est que contrairement à ce que prétend le chef de l’état et les propagandistes de la compétitivité ils s’inscrivent dans la perspective d’un chômage de masse durable ; très durable puisque le recul significatif du chômage résoudrait immédiatement la question du "déficit" des caisses ! et à cela on pourrait ajouter l’arrêt des exonérations patronales… alors là plus aucun problème ne perdurerait.

 

C’est donc un choix politique !

Le choix du chômage de masse, de la désindustrialisation, de la prédominance de la spéculation financière sur les investissements productifs et la modernisation de l’appareil industriel sont des choix de classe de l’oligarchie financière et des forces politiques à leur service !

Ensuite, les 20 milliards de "déficit" seraient par ailleurs largement comblés si on s’attaquait vraiment aux vrais privilèges pour utiliser les ressources au service des travailleurs et du peuple :

La fraude fiscale des plus riches et des entreprises comme le révèle après d’autres par exemple la récente émission télévisée d’Elise Lucet dans "Cash investigation", appuyée sur le système bancaire (HSBC) nous coûte au minimum 60 à 80 milliards !

 

Il suffirait donc en attendant de faire reculer le chômage d’affecter une partie seulement de ces ressources récupérées sur la fraude des privilégiés pour régler la question des "déficits". Même si la question de fond est bien le fonctionnement même du système et des profits capitalistes qui ne peuvent se reproduire qu'à travers la crise permanente et le recul sans fin de tous les droits sociaux et démocratiques.

 

ALORS allons nous être à la hauteur pour faire face à cette nouvelle agression ?

 

Ce qui est en jeu, c’est notre capacité à combattre le matraquage actuel qui va s’amplifier et créer les conditions d’un puissant mouvement de résistance TOUS ENSEMBLE EN MÊME TEMPS, AVEC UNE VRAIE COORDINATION DES LUTTES et cette fois jusqu’à la victoire !

 

Le Front Syndical de Classe, 16 juin 2013

 

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19 juin 2013 3 19 /06 /juin /2013 10:25

Bahar Kimyongur


Des milliers d'Européens se rendent en Syrie pour combattre le gouvernement de Damas et à fortiori le peuple syrien. La ministre belge de l'intérieur Madame Joëlle Milquet s'est engagée à aider les familles des jeunes Belges embrigadés par les recruteurs terroristes. Ce jeudi soir à l'émission « Face à l'info » d'Eddy Caekelberghs, la ministre nous a donnés la confirmation que l'Etat belge a abandonné nos jeunes à leur sort mais qu'il serait ferme à leur égard en cas de retour chez nous. En d'autres termes, nos concitoyens enrôlés dans les bataillons d'Al Qaïda sont utiles et efficaces là où ils se trouvent tant qu'ils servent notre guerre contre la Syrie.

 

Le journaliste Eddy Caekelberghs a invité quatre intervenants pour parler des jeunes Belges partis en Syrie : une maman anonyme dont les deux garçons se trouvent sur le front, le député MR (libéral) Daniel Ducarme, la ministre de l'intérieur Joëlle Milquet et moi-même.

 

Jointe par téléphone, la ministre s'est taillée la part du lion avec une intervention ininterrompue de 12 minutes sur un total de 30 minutes de débat.

 

Pour saboter l'échange d'idées, Mme Milquet a misé sur le procès d'intention, m'envoyant une petite phrase assassine sur mon prétendu soutien au régime d'Assad. 

 

Nous n'épiloguerons non pas sur ce procédé déloyal et mesquin de la ministre mais sur le bilan de son inaction en matière de rapatriement de nos jeunes concitoyens égarés sur le chemin de Damas.

 

 

N'allons surtout pas déranger Al Qaïda !

 

Dans son intervention radiophonique, Madame Milquet a implicitement reconnu que ses officiers de liaison en poste en Turquie ont brassé du vent. Du vent parce que, d'après elle, pour retrouver les jeunes Belges, l'on ne peut aller au delà de Bab el Hawa, littéralement la Porte du Vent en arabe, le principal poste-frontière turco-syrien situé dans la province du Hatay.

 

Rappelons tout de même que Bab el Hawa est aux mains de Jabhet al Nosra, c'est-à-dire de la section syrienne d'Al Qaïda. Les bataillons terroristes syriens et étrangers les plus cruels y font la pluie et le beau temps. Al Qaïda détient ainsi un point de passage situé en territoire turc, c'est-à-dire dans une zone sous contrôle de l'OTAN et à fortiori des Etats-Unis. Mais on ne peut rien faire, paraît-il. En d'autres termes, Madame la Ministre et ses alliés européens, étasuniens et turcs laissent faire Al Qaïda au nom de la guerre contre la Syrie.

Passons. Passons et citons la ministre :

 

"J'ai été voir longuement le ministre de l'intérieur turc, le chef de la sûreté de l'Etat turc. J'ai vu Monsieur Erdogan. J'ai vu le ministre de la justice. J'ai redonné aussi (au-delà de ce que nos services ont fait) les photos que j'avais eues des mamans et les numéros de téléphone pour qu'ils tentent de les localiser, les différents éléments... Ils étaient apparemment sortis par Bab El Hawa. [Ils] devraient se situer plus ou moins dans le Nord de la Syrie.

Ils (les Turcs Ndr) ont dit et promis qu'ils mettaient tout en œuvre pour pouvoir les localiser s'ils se retrouvaient en Turquie. (...) L'ambassade est au courant. Elle est prête à aller jusqu'à la frontière. (...) les autorités (turques NDR) [peuvent] retrouver un des deux ou les deux (enfants de la maman invitée à l'émission Ndr) s'ils se trouvent sur le sol turc. Mais évidemment, ils ne peuvent pas entrer en Syrie."

 

Evidemment, souligne-t-elle. Bein voyons. Entrer en Syrie ? Quelle idée ! Des criminels venus du monde entier, des violeurs, des coupeurs de route et de gorges, des malfrats à la petite semaine, quelques romantiques révolutionnaires, des aventuriers attirés par l'odeur du sang, des Talibans afghans, daghestanais, yéménites ou bosniaques, des journalistes français, britanniques ou israéliens, des fondations caritatives salafistes, le sénateur US républicain John McCain, des agents arabes de la CIA, du Mossad, les députés koweïtiens Abdel Halim Mourad et Adel al Mawada, le prédicateur génocidaire Adnan Arour et bien d'autres chefs de guerre religieux bref toutes les composantes de la Croisade anti-syrienne passent par la Turquie pour pavaner en Syrie. Mais d'après la ministre Milquet, les autorités turques ne peuvent "évidemment" pas entrer en Syrie. Croit-elle vraiment que nous allons avaler cette fable ?

 

Madame Milquet devrait d'abord nous expliquer ce que faisaient alors les quelques dizaines d'agents turcs capturés par l'armée arabe syrienne à Idlib, Lattaquié, Raqqah et Alep et qui serviront bientôt de monnaie d'échanges lorsque l'Etat turc aura calmé ses ardeurs guerrières contre la Syrie. Ne sait-elle donc pas que tous les chefs rebelles influents du Nord de la Syrie sont des agents turcs en puissance placés sous le commandement et la protection directe de l'armée turque ? Pendant plus d'un an, l'ex-chef de la soi-disant Armée syrienne libre (ASL) Riyad Assaad ne pouvait même pas accorder d'interview à la presse sans l'autorisation préalable du ministre turc des affaires étrangères Ahmet Davutoglu.

 

D'autre part, l'Etat turc sait exactement où se trouvent les 9 otages chiites enlevés à Azaz ainsi que les deux évêques chrétiens Mgr Paul Yazici et Mgr Youhanna Ibrahim. Les familles des victimes passent d'ailleurs par la Turquie pour contacter les ravisseurs. Autrement dit, le trousseau de clés jalousement gardé par Erdogan permettrait la libération de biens des otages en Syrie, y compris nos jeunes embrigadés par les maffias sectaires qui rêvent de convertir la Syrie en un califat wahhabite.

 

Madame la ministre parle à plusieurs reprises de la guerre de Syrie comme s'il s'agissait d'un différend entre Damas et Ankara, comme si notre pays n'avait pas contribué au pourrissement de la situation en Syrie en votant des sanctions économiques, en encourageant la surenchère militaire, en durcissant les pressions sur l'axe de la résistance pro-palestinienne dont la Syrie est le pivot.

 

Quoiqu'en pense Madame la Ministre, l'engagement de nos concitoyens dans cette guerre n'est ni plus ni moins un engagement de la Belgique en tant qu'Etat dans la guerre de Syrie. Et disons-le encore plus franchement : la moindre négligence de la Belgique en la matière est un signe de complicité de nos autorités avec le djihadisme anti-syrien.

 

 

Madame Milquet découvre que la rupture avec Damas empêche le contact avec nos jeunes

 

Poursuivons le décryptage du discours de Madame la ministre :

 

Le gros problème au niveau de la localisation téléphonique, c'est que pour les localiser, vous devez avoir un lien évidemment avec l'opérateur national qui est évidemment l'opérateur syrien et par rapport à des personnes en lutte avec le régime, il y a un danger et un problème de collaboration. (...)

La Turquie soutient l'opposition et l'armée libre syrienne (ASL) (...) Il y a aussi parfois ce problème de technologie. Moi, j'avais demandé si, à partir de la Belgique, on pouvait localiser via les numéros belges. Mais ce n'était pas possible parce que nous avions besoin du lien avec l'opérateur syrien (...).

 

Madame Milquet sous-entend que si nous avions eu un lien avec l'opérateur téléphonique syrien donc avec les autorités syriennes, nous aurions pu retrouver les enfants belges. Mais qu'attend-elle donc au nom de la sauvegarde de nos enfants et de leurs victimes syriennes pour rétablir la ligne avec Damas ?

 

Madame Milquet poursuit sur un aveu d'impuissance :

 

On est un peu hélas dépendant (notre compétence s'arrêtant à la sortie de la frontière) des services turcs qui pourtant nous ont assurés, et je pense qu'ils sont sincères sur la manière avec laquelle ils ont mis cela dans leurs banques (de données Ndr) et leurs différents signalements lorsqu'ils sont à la frontière (...) Nous n'avons plus d'ambassade en Syrie. (...) Nous avons un gros problème d'accès au territoire (...).

 

Nous nous passerons de tout commentaire sur la candeur de Madame la ministre concernant la sincérité du gouvernement turc à laquelle elle croit, elle aussi, avec sincérité. Notons juste qu'en ce moment même, des centaines de milliers de manifestants turcs doutent de la sincérité d'un régime qui depuis deux semaines, utilise la matraque, les gaz, les balles en plastique, les menaces, la prison et la torture et affiche un mépris total face aux doléances du peuple.

 

Ceci étant, si l'on suit le raisonnement de Madame la ministre, on arrive à la conclusion que la réouverture de notre ambassade en Syrie nous offrirait une opportunité pour retrouver nos enfants. En voilà une excellente idée ! Pourquoi pas si l'on peut sauver la vie de Belges partis en Syrie et celle des Syriens victimes des Belges.

 

La vice-présidente du groupe socialiste européen, Madame Véronique de Keyser a eu le courage de proposer de reparler avec le président syrien après avoir exigé son départ avec acharnement (Le Vif, 19 avril 2013).

 

Aujourd'hui même, une autre voix lucide du paysage médiatique belge, le journaliste Vincent Braun de La Libre a plaidé en faveur d'une résolution pacifique du conflit syrien. La conclusion de son éditorial est sans appel : "Il faut impliquer l'Iran dans la résolution de ce conflit".

 

La sagesse de ces paroles se situe en parfaite opposition avec le radicalisme et l'extrémisme de notre politique étrangère laquelle n'a d'égal que le radicalisme et l'extrémisme des volontaires belges partis en Syrie.

 

"Oui Madame la Ministre, oeuvrons pour la paix et la réconciliation et nos enfants reviendront peut-être sains et saufs" a-t-on envie de lui dire si la fin du conflit syrien eut été sa réelle intention.

 

 

Pendant ce temps, la fabrique du terrorisme tourne à plein régime

Au début du mois d'avril 2013, le Centre international pour l'étude de la radicalisation (ICSR) du King's College de Londres annonçait que 140 à 600 jeunes ont été recrutés par des cellules djihadistes actives dans des pays européens comme la France, l'Angleterre, la Belgique, le Danemark ou les Pays-Bas.

 

Trois semaines plus tard, le spécialiste européen de l'antiterrorisme Gilles de Kerchove évoquait la présence de 500 djihadistes européens en Syrie (Martine Gozlan, Marianne, 25 avril 2013).

 

Le 21 mai 2013, Georges Malbrunot, le journaliste du Figaro estimait à 800 le nombre de djihadistes européens actifs en Syrie.

 

Aujourd'hui, d'après de nouveaux éléments d'enquête, les Européens seraient entre 1.500 et 2.000, soit deux à trois fois plus que les estimations publiées il y a trois semaines à peine (Pierre Beyleau, Le Point, 14 juin 2013).

 

Ils sont sans doute bien plus nombreux à partir en Syrie.

 

Vu l'ampleur du phénomène, une question s'impose : N'est-il pas pour le moins suspect que des apprentis sorciers rêvant de commettre à Damas des attentats semblables à ceux de Madrid, Londres ou New York puissent se rendre aussi massivement en Syrie sans être inquiétés dès leur départ ?

 

Imagine-t-on un seul instant ce que feraient les polices européennes si des prédicateurs actifs en Europe mobilisaient des légions musulmanes pour aller égorger les Juifs d'Israël ?

 

Que le Mossad se rassure, la Maison des Saoud et l'émir du Qatar, grands sponsors du djihad en Syrie, ne sont pas prêts de trahir leur alliance avec Tel Aviv.

 

Quant aux terroristes européens, conformément aux directives qui leur parviennent de Riyad ou Doha, ils préfèrent de loin verser le sang de musulmans sunnites, chiites ou alaouites que de s'en prendre à l'Etat hébreux.

 

Mais sait-on jamais, si un jour, Al Qaïda se mettait à acheminer des djihadistes en Israël ce qui, à ce jour, n'est jamais arrivé, il est certains que nos gouvernements neutraliseraient les jeunes volontaires européens avec une violence extrême. Le Mossad userait sans détour de son droit d'ouvrir le feu sur des suspects dans les aéroports occidentaux comme il l'a très souvent fait durant les années 70 et 80.

 

Nous sommes dès lors en droit de nous demander pourquoi l'Occident est si laxiste quand nos jeunes partent en Syrie et si ferme quand ils en reviennent.

 

La décision du bourgmestre d'Anvers Bart de Wever de radier de son registre de population les candidats djihadistes de retour de Syrie illustre bien cette stratégie d'accompagnement passif et de confinement du djihadisme en Syrie.

 

Monsieur De Wever, Madame Milquet et nombre de leurs homologues européens espéraient sans doute que la guerre internationale contre la Syrie par djihadistes interposés allait conduire à l'implosion du pays, gage de réussite de la théorie du chaos constructif permettant de remodeler les nations selon nos intérêts à court terme.

 

Mauvais calcul. Etant donné la connectivité complexe du corps politique et social syrien avec les lignes de fracture qui traversent notre monde multipolaire, toute tentative de déstabilisation de ce pays hautement inflammable ne conduit pas à son implosion mais bien à son explosion.

 

Si Madame Milquet nous avait écoutés dès le début du conflit, nous aurions peut-être pu sauver la vie de nombreux Syriens et de nombreux Belges.

 

Aujourd'hui, elle peut encore se rattraper. Mais pour cela, nous pensons qu'elle doit impérativement se concerter avec ses homologues européens et les convaincre à :

 

- promouvoir un message de paix en Syrie, le dialogue intercommunautaire en Europe et lutter contre la désinformation et la propagande sectaire qui contribuent à la radicalisation de nos jeunes

 

- lever toutes les sanctions européennes qui pèsent contre la Syrie et normaliser nos relations avec le gouvernement de Damas

 

- présenter nos excuses au peuple syrien pour avoir laissé les djihadistes européens contribuer à la destruction de leur pays et pour avoir armé les terroristes actifs en Syrie

 

- contraindre nos agents syriens de la Coalition nationale des forces de l'opposition et de la révolution à saisir la chance offerte par la Russie et le gouvernement syrien de résoudre pacifiquement le conflit.

 

- poursuivre légalement les vétérans belges qui ont commis des crimes de guerre, de génocide ou des crimes contre l'humanité en Syrie et assurer un accompagnement psychologique adapté aux volontaires belges non terroristes,

 

Nous cesserons de penser que Madame Milquet roule pour Al Qaïda le jour où elle militera concrètement pour la paix et contre le terrorisme en Syrie.

 

 

Voici l'enregistrement audio de l'émission Face à l'info du jeudi 13 juin 2013 animée par Eddy Caekelberghs

 

http://www.rtbf.be/radio/player/lap...;;e=

 

publié sur http://www.michelcollon.info/Une-ministre-belge-confirme-Al.html

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19 juin 2013 3 19 /06 /juin /2013 10:23

À l’occasion du 70ème anniversaire du Conseil National de la Résistance,
par Comité Valmy

Appel du Comité Valmy :

Construire un front républicain, patriotique, anti-impérialiste et de progrès social !

Alors que tout semblait perdu, que l’ennemi victorieux occupait le territoire national et qu’il mettait en place son appareil d’asservissement et de contrainte, des partisans se sont levés pour combattre la tyrannie. Éparpillés sur tout le territoire et de sensibilités politiques différentes, ils ont su se rassembler pour résister, mais aussi pour penser la fin de la guerre en concevant, au sein du Conseil National de la Résistance (CNR), un programme de gouvernement apte à assurer des Jours heureux pour eux-mêmes et pour leur descendance.

L’esprit de résistance et de rassemblement, les principes du programme du CNR et l’expérience de la Libération, inspirent la vision et la démarche du Comité Valmy créé, il y a plus de 20 ans, dans le contexte du combat contre la ratification du désastreux traité de Maastricht.

À l’occasion du 70ème anniversaire de la création du CNR, le Comité Valmy tient à rappeler la nécessité d’un renouveau de la résistance et du rassemblement dans le contexte actuel. Aujourd’hui la capitulation, le renoncement national et la vassalisation de la France officielle ne se traduisent pas, comme cela fut le cas le 23 juin 1940 par un défilé nazi sur les Champs Elysées. Mais, l’absence de conflit armé et d’occupation militaire du sol national, ne saurait masquer la tyrannie que l’Allemagne continue d’exercer, en fonction de ses intérêts impérialistes propres, et en tant que relais régional, avec Londres, de l’oligarchie financière mondialisée qui impose l’impérialisme des États-Unis sur la France et l’Europe.

Dès l’après-guerre, cette oligarchie similaire à celle qui contrôlait les pétainistes, a progressivement repris les rênes du pouvoir économique, médiatique et politique pour prendre sa revanche et détruire tout l’héritage du CNR et de la Libération. De plus, cette destruction va bien au-delà de cet héritage. Elle touche l’ensemble du pacte républicain et national, élaboré à travers des siècles de luttes internes et externes, mais aussi de sacrifices, de travail, de réflexion et de compromis historiques. Dans ce contexte, le Comité Valmy veut réaliser l’Union du peuple de France autour d’une alternative politique, économique et sociale crédible, dans le cadre d’une nation républicaine où la souveraineté populaire sera rétablie.

Les attaques de la « nouvelle » guerre sont multiples

1) Destruction du droit social, des outils de solidarité, mise en précarité de la plupart des classes sociales du pays ;
2) Abandon, destruction ou vente de pans entiers de notre appareil de production au profit d’une infime minorité de groupes financiers, de citoyens ou de personnes étrangères ;
3) Braderie méthodique du patrimoine national ; 4) Privatisation massives et destructions de biens patrimoniaux, immobiliers, intellectuels, industriels de l’Etat, asservissement de l’Etat aux puissances de l’argent ;
5) Abandon de notre langue, de notre outil de défense, de notre souveraineté monétaire, économique, politique, académique, diplomatique...

Dans un climat délétère de délitement de la démocratie

Ce renoncement national et la régression sociale qu’il induit, s’effectuent dans un climat délétère de scandales et de corruption accompagnés de « réformes éthiques, » de « mesures déontologiques », qui tentent de cacher le développement de la crise politique et morale accompagnant le désarroi et l’extension de la misère et du désespoir. Ceci se fait au nom de la modernité, de la mondialisation, et surtout de l’Europe, déjà évoquée en son temps et mise en œuvre par le troisième Reich. Le suffrage universel et la souveraineté populaire sont bafoués, les mesures les plus graves sont prises par ordonnances ou en « procédures accélérée » au Parlement. La Constitution, autrefois républicaine, est triturée en permanence pour s’adapter aux directives de Bruxelles supérieures à tous les « textes de la République ».

Encouragé par des « élites » complices

Les « élites » financières et politiques formatées au néo-libéralisme 1) ainsi que celles académiques, médiatiques, think tank (laboratoires d’idées à l’américaine), partis et syndicats, collaborent largement pour accompagner le processus.

L’étranger, US, allemand, du Golfe Persique ou autres, intervient en permanence, ouvertement et sans vergogne (Young Leaders, ingérence permanente de l’Allemagne pour imposer une Europe supranationale des Régions, Qatar au PSG et dans les banlieues,)… dans nos affaires intérieures, excitant les haines, rouvrant les plaies, mettant en cause, au moyen de ses relais culturels, intellectuels ou médiatiques, le peuple français lui-même (raciste, xénophobe, arriéré, égalitariste, athée, etc.).

Des dommages « collatéraux » meurtriers

Majoritairement, nos compatriotes, venant de toutes les catégories sociales hors l’oligarchie et cette élite volontairement collaboratrice, sont déjà directement touchés par ces mesures et cette politique :

1) Des millions de nos concitoyens sont déjà totalement exclus des emplois dignes et légaux et vivent de solidarité, de charité ou de trafics ;
2) D’autres millions de Français subsistent dans un monde du travail fait de précarité, de harcèlement, où « évaluation », « compétition » et « gestion moderne des ressources humaines » installent un climat de peur et atomisent les travailleurs ;
3) Des millions de cadres, de techniciens, d’ouvriers qualifiés, d’ingénieurs, de médecins, de professeurs et de fonctionnaires publics, sont écartelés entre leur conscience professionnelle et citoyenne et des « contrats d’objectifs » néo-libéraux ayant pour finalité souvent affichée de détruire le pays (et ses outils de production, d’échange, de santé, de défense, d’administration, etc.) et d’augmenter toujours plus les dividendes ;
4) Des millions d’artisans, de paysans, d’entrepreneurs petits et moyens, sont confrontés aux pressions des banques, d’un Etat normalisateur au service de ces dernières, et à une concurrence forcenée et organisée de l’étranger par cette oligarchie et cette « élite » volontairement soumise qui n’a plus aucun intérêt réel avec le peuple de France.

Comme en 1940, ajuster les structures de la France à la domination et à la prédation

Face à une situation qui se dégrade, les prescriptions de « réforme structurelles », de « plus d’Europe » et « moins d’Etat, de service publics, d’industrie, de droits des travailleurs, d’indépendance nationale, de souveraineté populaire ou d’instruction publique », s’apparentent aux remèdes et aux saignées des médecins de Molière.
Les effets à court et à moyens termes de cette politique sont effrayants : 1) Transformation de la société française en société « bipolaire », l’oligarchie et l’ « élite » mondialisée d’un côté, la masse des travailleurs précarisés oscillant entre l’enfer du travail sous pression permanente et le chômage de masse et de longue durée.
2) Destruction du pays en tant que tel, explosion en régions dont un certain nombre sont censées former des entités « transfrontalières » avec les régions frontalières des Etats voisins (Alsace, Catalogne, Savoie, Pays Basque, Flandres, Nice), et dont d’autres ont pour objectif l’indépendance, bantoustans devant permettre leur totale prise en main par les multinationales, l’oligarchie, voire la mafia (Bretagne, avec le Club de Locarn, Corse).
La disparition du français comme langue administrative, scientifique, industrielle, culturelle au profit de l’anglais (Europe et mondialisation obligent) et des langues régionales (respect de l’ »identité » oblige) est un des ingrédients du programme ;
3) Tensions intérieures et extérieures débouchant sur des conflits hyper violents, accompagnées du développement du grand marché de la « sécurité » (prisons, gardes, armements, privés) et de son corollaire, la violence institutionnelle et privée.
Une telle situation ressemblera alors totalement à celle qui fut mise en place par la défaite, l’occupation nazie et la collaboration vichyste. Elle sera peut-être pire.

La situation actuelle n’est pas la réplique parfaite de 1940

Mais il faut aussi souligner des différences importantes par rapport à cette époque :
1) En premier lieu la technologie dont dispose l’être humain est mille fois plus puissante, en maints domaines, que celle d’il y a près d’un siècle : maîtrise de l’atome, systèmes de traitement, de stockage et de transfert d’informations, conquête de l’espace, nouveaux matériaux, systèmes biologiques et médicaux...
2) Les menaces sont à la hauteur de ces technologies : menaces écologiques, militaires, sur l’intimité et la vie privée, sur le contrôle social et la manipulation des peuples, sur les ressources minières et énergétiques.
3) Les rapports entre les hommes, à l’intérieur de la société, et entre les sociétés différentes, ont changé. Ces technologies, ces menaces, ont amené une réécriture des solidarités, des tensions, des liens et des échanges. L’information circule de façon différente, les structures sociales ancestrales (religions, familles, féodalités...) sont confrontées à de nouvelles structures, de nouveaux modes de pensée. L’instruction publique, l’éducation nationale traditionnelle sont remises en cause.
Des classes sociales disparaissent, en tant que « problème politique » : la masse des petits commerçants, décrite par Marx, a presque disparu en conséquence de la concurrence des hypermarchés et des grandes chaînes de distribution, elles-mêmes menacées à terme par les mastodontes de la vente sur Internet.
Ces tensions nationales et internationales s’accompagnent de guerre, de mesures dictatoriales : Patriot Act aux USA, lois d’urgence et antiterroristes en Europe, censure et généralisation du politiquement correct dans les médias, voire dans les conversations privées...

Face à cette situation, deux questions fusent immédiatement :

1) Pouvons-nous nous en sortir ?
2) Que faire ?

Ces deux questions sont intimement liées. La possibilité de répondre à la seconde, de manière progressiste, nationale et républicaine, philosophique, humaine, démocratique et anti-impérialiste, - donc de manière intrinsèquement française - permet une réponse positive à la première, car " Vingt siècles d’histoire sont là pour attester qu’on a toujours raison d’avoir foi en la France. " [1]

Les propositions

La situation actuelle est donc différente de ce qu’elle était sous l’occupation nazie. L’esprit de la Résistance, les principes et l’exemple du CNR, nous indiquent néanmoins, le chemin et des propositions incontournables pour reconstruire l’espoir :

1) Réaffirmer les principes républicains de liberté, d’égalité et de fraternité. Le rejet de la monnaie unique et de la tyrannie de l’Euro dictature permettra le rétablissement de la souveraineté populaire et ouvrira le chemin au développement des libertés démocratiques.
Concevoir déjà, au sein même de la résistance pluraliste les procédures et des institutions associant tout le peuple aux décisions ;

2) Promouvoir l’égalité des citoyens, en particulier des droits imprescriptibles, droits non seulement virtuels, juridiques, mais aussi réels, à la santé, au travail, au logement, à l’instruction, aux fruits de son travail, ces droits permettant l’exercice effectif des droits, mais aussi d’assurer la construction d’une nation stable, respectée, productrice de richesse et non prédatrice. C’est aussi une nécessité de fraternité pour éviter les poches (ou les océans) de misère, d’obscurantisme et d’insécurité qui déshonorent une société ;

3) Etablir un réel contrôle public, démocratique et national de l’appareil de production et d’échange par la nationalisation des secteurs stratégiques et monopolistiques, en particulier de défense, de télécommunication, de distribution, médiatique, énergétique, de santé, de recherche, minier, la marine marchande, l’aviation civile, le contrôle aérien (rejet du "ciel unique européen") …
L’appropriation sociale et nationale sous maîtrise populaire, de ces secteurs sera étendue au secteur bancaire et à celui des assurances ;
Car seul un tel contrôle peut permettre de définir et de planifier démocratiquement la ré industrialisation de la France, les grandes lignes de production, correspondant aux besoins du peuple et de la nation, respectueuses de la vie et de l’environnement, et la mise à l’abri de nouvelles possibilités de privatisation de ces secteurs représentant la base économique de la souveraineté ;

4) Mettre en œuvre une politique étrangère et de défense rejetant toute vassalisation de la France, toute hégémonie germano-américaine ou autre. L’indépendance nationale sera couplée avec la politique de production et d’échanges, anti-impérialiste, de respect et de solidarité et de coopération avec les autres peuples.
Ceci implique d’une part de sortir de toutes les organisations mettant en place cet impérialisme, militaire, économique, financier (OTAN, Union Européenne, FMI, OMC, BM...) et d’autre part de recouvrer la pleine souveraineté militaire, monétaire, économique et financière, en particulier par la construction d’un outil de défense indépendant et adapté à cette politique extérieure, pacifique et indépendante des alliances dans son armement et sa stratégie (armée, marine, aviation, force de dissuasion, rétablissement de la conscription, arsenaux publics et indépendants) ;

5) Libérer la Presse des puissances de l’argent, des idéologies véhiculées par les hégémonies impérialistes. Pluralisme et indépendance à l’égard de l’Etat.

6) Instauration d’un Ministère de la culture populaire et de la formation permanente comme le proposait dans sa circulaire le 13 novembre 1944, Jean Guéhenno, chargé de mission aux mouvements de jeunesse et à la culture populaire.

Avec le Comité Valmy

Le Comité Valmy propose depuis deux décennies, la construction d’une alternative politique crédible, celle d’un rassemblement républicain, patriotique, progressiste et anti-impérialiste. Cette démarche politique s’inspire de l’exemple de la Résistance, du CNR et se réfère à Jean Moulin.
La constitution de l’Arc Républicain de Progrès en juin 2008, a également appelé à l’actualisation du programme du Conseil National de la Résistance. Collectivement, notre comité a élaboré des propositions qui se fondent sur la logique et les principes de ce programme du CNR qui sont manifestement d’une grande modernité. Ce document de réflexion et de travail se trouve sur notre site Internet. 1)

La Résistance à l’oppression extérieure et à la tyrannie intérieure, le refus de la participation de notre pays à de nouvelles guerres coloniales et la construction d’une société républicaine et de progrès social, supposent le retour à l’indépendance nationale et le rétablissement de la souveraineté populaire.

Cette démarche patriotique en élaboration vise une dynamique conduisant à l’organisation d’un rassemblement populaire, déjà potentiellement majoritaire autour de l’arc républicain, de l’ensemble des forces populaires anti-oligarchiques.

Pour un rassemblement pluraliste « Résistant »

Notre expérience pluraliste indique particulièrement que les patriotes gaullistes authentiques, les socialistes véritables 2) et les communistes qui, tout en étant internationalistes, savent que la question nationale et la question sociale sont liées, sont appelés dans cette démarche historique, à reconstruire leur alliance de la Résistance, pour un nouveau compromis historique de progrès.

L’objectif de rétablir la souveraineté nationale n’est pas le signe d’un nationalisme dangereux pour les autres peuples, européens en particulier. Bien au contraire, elle est un exemple soulignant qu’un autre monde de coopération internationale est possible que celui intrinsèquement pervers que mettent en place les oligopoles et les banques, sous des vocables trompeurs du type « nouvelle gouvernance mondiale » et « communauté internationale ».

La France souveraine rétablie militera pour un monde multipolaire. Elle mènera une politique résolue d’alliances et de coopérations mutuellement profitables entre Etats dans une Europe considérée de l’Atlantique à l’Oural et intégrant l’arc méditerranéen. Notre pays rétablira des liens amicaux avec la Russie. La coopération avec les pays de la Francophonie sera naturellement privilégiée mais dépourvue de toute velléité hégémonique ou néo coloniale. La France pourra se rapprocher des pays du BRICS et de l’ALBA et établir des relations stratégiques avec l’Organisation de Coopération de Shanghai.

Dans le Manifeste du parti communiste Marx et Engels affirmaient déjà que « le prolétariat doit s’ériger en classe dirigeante de la nation, devenir lui-même la nation »… De nos jours le capitalisme financier qui n’a pas de patrie, entend détruire les nations qui sont devenues, dans le monde entier, les centres principaux de la lutte des classes qui a repris, comme pendant la deuxième guerre mondiale, un caractère national.
Dans une France qui de nos jours se tiers-mondialise, le peuple de France tend à se prolétariser tandis que se développe un vaste lumpenprolériat 4). Le peuple est devenu la composante essentielle de la nation. Il est devenu le peuple nation et doit définir un chemin pour conquérir l’appareil d’Etat dans un processus impliquant son contrôle démocratique à chaque étape. Le Comité Valmy estime que ce chemin passe par l’élaboration d’un nouveau compromis historique dans l’esprit de celui qui fut rendu possible après la seconde guerre mondiale grâce à l’application du programme du Conseil National de la Résistance, permis par le rapport des forces créé par la Résistance.

Cette stratégie de rassemblement anti oligarchique est susceptible de rassembler la grande majorité du peuple de France pour une période historique suffisamment importante pour permettre de rétablir la France mise à mal et déstructurée, depuis des décennies, par la politique délétère des partisans de l’Europe supranationale de droite comme de gauche, alternant au pouvoir pour appliquer leur programme commun maastrichtien.

Réaliser l’union du peuple de France

La nation républicaine réaffirmée, son indépendance et la souveraineté populaire rétablies, la démocratie transformée en coquille vide par la trahison européiste sera à nouveau possible et pourra être un objectif de développement permanent.
A l’intérieur cette perspective de rassemblement patriotique, républicain et anti oligarchique ne signifie pas que tous les conflits, les contradictions internes, les confrontations d’idées et de culture, seront éliminées, disparues ou détruites, mais que le forum et les procédures de règlement et de confrontation seront intérieurs et généralement non antagonistes, dans le cadre de la nation souveraine, à l’abri des forces de l’argent et des puissance étrangères, des forces qui ont toujours été hostiles à toute véritable vision républicaine et progressiste.

En ce 70ème anniversaire, le programme du CNR apparaît comme un repère qui indique le chemin à emprunter : celui de l’union du peuple de France.

Comité Valmy , Paris le 18 juin 2013

Notes :

1) Sortant des mêmes grandes écoles et formées au renoncement national et reniant leur mission au service de la France et de son peuple et de « l’exception française ».

2) Voir : Propositions du Comité Valmy : http://www.comite-valmy.org/spip.php ?article12

3) Pour Marx et Engels les mots communiste et socialistes sont synonymes.

4) Lumpenprolériat : « prolétariat en haillons ». Sous prolétariat sans conscience politique, pouvant alimenter la pègre ou être utilisé par les démagogues et les extrémismes notamment fascistes. Aujourd’hui, la théorie néo-libérale veut qu’il n’y ait plus de classes sociales mais la « Multitude » et des sphères communautaires pauvres, ethnicisées, de jeunes au chômage, de vieux, de retraités, etc…, qui elles sont sans conscience de classe. Marx et Engels en inventant le mot lumpenprolétariat étaient bien en avance !

 

Notes

[1] C.de Gaulle à Alger le 3 novembre 1943

 

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article3610

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19 juin 2013 3 19 /06 /juin /2013 10:22

Nous avions élu des députés et des sénateurs. Je pensais qu'ils étaient seuls habilités à élaborer les lois de la République. Que chaque citoyen pouvait utiliser son droit de critique mais que nul n'avait pouvoir d'exercer une pression sur eux afin de les amener à se déjuger. Que nos lois sortaient du champ d'intervention d'un état étranger, quel qu'il soit.

Erreur. Il existe un super-citoyen, un grand législateur ; bref un Guide Suprême de la République. Monsieur François, pape au Vatican, n'aime pas certaines de nos  lois démocratiquement votées, il s'arroge un droit de veto. Recevant des parlementaires français, il les met en demeure de débarrasser notre arsenal juridique de textes impies, tels que le droit  des homosexuels au mariage. Il veut imposer les règles de la morale religieuse à un état  dont  la laïcité est un principe fondateur.

Ce chef d'état  a raison : il défend ses idées.  Il a tort : il piétine les nôtres, en s'immisçant grossièrement dans un domaine qui n'est pas le sien.

Monsieur François, pape au Vatican, inaugure bien mal son pontificat.

 

 

 Jacques FRANCK  17 juin 2013

 

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19 juin 2013 3 19 /06 /juin /2013 10:21

 Par l'UFAL

 

La Commission pour l’avenir des retraites remettra son rapport dans les prochains jours au Gouvernement. Le texte de la Commission présidée par Yannick Moreau servira de base à la nouvelle réforme des retraites menée avant la fin de l’année. L’UFAL est fermement opposée à tout projet qui aggraverait encore les conditions de vie des retraités et des salariés âgés, déjà fortement détériorées par les réformes de 2003 et 2010.

Or, moins de trois ans après la loi Woerth qui avait conduit à un recul de 2 ans de l’âge légal de départ en retraite, de nouvelles mesures de régression sociale sont annoncées, sous prétexte de « rétablir le solde de la branche vieillesse ».

Tout d’abord, les revenus des retraités diminueraient encore via un relèvement de l’assiette de la CSG et la suppression de l’abattement fiscal de 10 % pour frais professionnels. Certes le rapport prévoit une légère augmentation des taux de cotisations patronales déplafonnées (de 1,6 % à 1,9 %). L’UFAL, attachée au principe du financement de la protection sociale par la cotisation sociale, ne conteste pas cette mesure qui rompt avec les logiques antérieures, dictées par le MEDEF, de non-revalorisation des taux de cotisations patronales vieillesse.

Toutefois, cette mesure serait prise en contrepartie d’une sous-indexation des cotisations des salariés (à l’instar du dispositif en vigueur dans les régimes complémentaires par points AGIRC et ARRCO), donc de la baisse de leurs droits-retraite.

Les retraites des fonctionnaires seraient calculées sur les traitements des 10 meilleures années et non sur les 6 derniers mois d’activité. Or, ce n’est en rien une mesure égalitaire, puisque les pensions de fonctionnaires sont calculées hors primes, donc sur une partie seulement de leur rémunération d’activité. Par ailleurs, la « carrière » des fonctionnaires étant fondée sur une évolution progressive de leur rémunération, qui part de plus bas que les salaires du privé, la règle des 10 meilleures années se traduirait par une baisse générale et grave des pensions publiques.

Il est donc faux de prétendre que les fonctionnaires seraient privilégiés en matière de rémunération et de retraite par rapport aux salariés du privé.

Enfin, le rapport proposera sans doute un nouvel allongement de la durée d’assurance pour atteindre 44 annuités. L’UFAL dénonce avec force une mesure qui, dans un contexte de chômage de masse et d’entrée tardive des travailleurs dans la vie active, interdira dans les faits à la plupart des salariés de liquider une retraite à taux plein.

Dans le cadre néo-libéral actuel, les réformes des retraites (chaudement encouragées par Bruxelles) consistent en réalité à diminuer leur montant et poursuivent un objectif d’appauvrissement programmé des retraités. Elles contraignent par ailleurs les salariés qui le peuvent à recourir massivement à l’endettement pour compléter leur retraite avec les revenus du patrimoine qui renforcent l’emprise de la finance sur l’économie réelle : acquisition de logements, épargne retraite par capitalisation et placements en produits financiers.

Dans le même temps, de plus en plus de retraités sont d’ores et déjà obligés de cumuler leur retraite avec un emploi salarié, ce qui constitue une régression sociale inacceptable pour notre mouvement.

L’argument de l’allongement moyen de l’espérance de vie ne tient pas : en effet, l’espérance de vie en bonne santé est en train de baisser, notamment sous l‘effet de la détérioration des conditions de la retraite.

L’UFAL rappelle que les projections démographiques à 40 ans ne reposent sur aucune hypothèse crédible et que les besoins de financement des régimes de retraites peuvent être couverts par l’évolution de la richesse nationale et de la productivité du travail. Selon le Conseil d’Orientation des Retraites, 2 à 5 points du Produit intérieur brut permettraient d’équilibrer les régimes de retraite. À l’horizon 2040, les plus de 60 ans représenteront 26 % de la population, consacrer 18 % de la richesse nationale au financement des retraites constitue un choix de société accessible et équitable.

Pour l’UFAL, l’équilibre des régimes de retraite doit reposer sur deux piliers :

  • le dynamisme de l’emploi et des salaires ;
  • l’augmentation des cotisations sociales.

 
À court terme, l’UFAL réaffirme la nécessité de garantir la pérennité financière des régimes de retraite par répartition. Cela passe par :

  • le déplafonnement intégral des cotisations d’assurance vieillesse ;
  • l’extension de l’assiette des cotisations sociales aux éléments de rémunération qui en sont actuellement exemptés (intéressement, participation, épargne salariale, stock options) ;
  • l’augmentation progressive des cotisations patronales affectées à la branche vieillesse.

 
L’UFAL entend être pleinement partie prenante du devenir de la sécurité sociale et de ses différentes branches, socle fondamental de notre République laïque et sociale, et défendra sa nature à la fois solidaire et intergénérationnelle. L’UFAL prendra toute sa part et toute sa place dans le débat en tant qu’organisation représentative des familles, toutes les familles, quelle que soit leur composition et condition.

 

http://www.ufal.info/sante-protection-sociale/rapport-moreau-lufal-denonce-une-nouvelle-reforme-des-retraites-qui-aggravera-les-conditions-de-vie-des-salaries-et-des-retraites/7558

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19 juin 2013 3 19 /06 /juin /2013 10:20

Merci de faire circuler au mieux dans vos réseaux, ce triple lien, pour aider notre association qui ne demande qu'à remplir sa mission de service public  au moyen de ses 5 entités dont l'une est à Vouzeron dans le Cher au service de la formation qualifiante vers les personnes reconnues en situation de handicap.

 

L'ensemble de la problématique est explicitée dans les liens deux et trois.

Les activités et valeurs de l'association sont décrites dans le premier lien par une vidéo

 

https://www.change.org/fr/p%C3%A9titions/la-sant%C3%A9-et-la-formation-ne-sont-pas-des-marchandises-2?utm_campaign=mailto_link&utm_medium=email&utm_source=share_petition

 

pétition signable en ligne ci-dessus

 

 

http://www.franceculture.fr/emission-le-monde-selon-caroline-fourest-la-maternite-les-bluets-et-la-creche-baby-loup-2013-06-04

 

france culture hier mardi 04 (première partie de la chronique).

 

 

http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=651590

 

lien vers "là-bas si j'y suis" France Inter de ce mercredi 05 juin (répondeur du début, 7iéme intervention)

 

 

Merci de votre solidarité.

 

Les syndicats et les 550 salariés de l' Association Ambroise Croizat.

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Published by Vendémiaire - dans Appels
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